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FMI : "Les perspectives restent difficiles"
RAPPORT DU FMI SUR L'ECONOMIE ALGERIENNE
Publié dans Liberté le 04 - 12 - 2021

La crise a exacerbé les vulnérabilités de l'économie algérienne, rendant encore plus urgente la nécessité d'un nouveau modèle de croissance, plus inclusif et durable.
La pandémie de Covid-19 et le choc des cours du pétrole ont impacté lourdement l'économie algérienne en 2020. Les données officielles montrent que le nombre de demandeurs d'emploi a augmenté de 673 000, tandis que les offres d'emploi ont diminué de 130 000 (Agence nationale de l'emploi).
C'est ce que relève le Fonds monétaire international (FMI) dans son rapport publié avant-hier. La réponse des autorités, indique l'institution financière internationale, a contribué à atténuer l'impact social et économique de la crise. Néanmoins, la crise a exacerbé les vulnérabilités de l'économie algérienne, rendant encore plus urgente la nécessité d'un nouveau modèle de croissance, plus inclusif et durable.
"Une reprise est en cours en 2021, mais les perspectives restent difficiles", fait remarquer le FMI. Alors que le récent rebond des prix des hydrocarbures devrait soutenir la reprise et alléger les contraintes de financement, "relever les défis structurels de longue date aidera à réaliser le vaste potentiel de croissance de l'Algérie au profit de sa population", estime l'institution financière internationale, qui évoque des perspectives "incertaines".
Selon le FMI, la croissance réelle devrait atteindre 3,2% cette année et le redressement des exportations devrait permettre une forte réduction du déficit du compte des transactions courantes de la balance des paiements.
Cependant, prévoit le rapport, la croissance devrait s'essouffler à moyen terme du fait de l'érosion probable de la capacité de production dans le secteur des hydrocarbures et de la transition mondiale vers une énergie plus verte.
Le FMI table sur un taux de croissance de 2,4% en 2022 et 1,8% en 2023. L'institution financière internationale fait état de la baisse des réserves de changes de 48,2 milliards de dollars à la fin de 2020 (12,5 mois d'importations) à 46,2 milliards de dollars (11,8 mois d'importations) à fin août 2021.
L'utilisation par l'Algérie de l'allocation de DTS du FMI de 2,67 milliards de dollars, cette année, pour soutenir les réserves, a contribué à ralentir leur déclin, indique le rapport. Cependant, l'institution de Bretton Woods prévoit la poursuite de l'érosion des réserves de changes, qui devraient atteindre 38,5 milliards de dollars en 2022 et 33,3 milliards de dollars en 2023.
La dette publique pourrait, selon le rapport, augmenter à 65,4% du produit intérieur brut (PIB) en 2022 contre 59,2% en 2021. Un assainissement budgétaire est nécessaire pour stabiliser la dette publique et préserver les réserves internationales, recommande le FMI.
Une politique monétaire plus stricte, associée à une plus grande flexibilité du taux de change pourrait contribuer à la stabilisation de l'économie, soutient l'institution financière internationale.
Selon cette dernière, le dinar a reculé par rapport au dollar américain et à l'euro d'environ 13% et 16% respectivement, entre décembre 2019 et septembre 2021. Le FMI constate, également, que le niveau des créances non performantes, qui a fortement augmenté en 2019, s'est aggravé à cause de la pandémie.
Selon Mahmoud Harb, du département Moyen-Orient et Asie centrale au FMI, l'Algérie est "à la croisée des chemins". Avec le rebond de la production et des prix des hydrocarbures, a-t-il constaté, "la croissance a repris, mais les perspectives sont très incertaines".
Le plan d'action du gouvernement, indique-t-il, "intègre des réformes de grande envergure pour soutenir la reprise, libérer de nouveaux moteurs de croissance et renforcer la gouvernance et la cohésion sociale". La progression de ces réformes, souligne Mahmoud Harb, "est cruciale pour la transition vers un modèle de croissance plus stable, diversifié et inclusif".
Selon lui, "L'Algérie possède de nombreuses sources de croissance et d'emploi inexploitées", néanmoins, leur développement nécessite une transformation profonde de l'économie. "La reprise après la pandémie offre une occasion unique à l'Algérie de reconstruire sa résilience et d'exploiter le potentiel de sa jeunesse dynamique", conclut Mahmoud Harb.

Meziane RABHI


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