L'accord d'association avec l'UE, entré en vigueur depuis le 1er septembre 2005, a déjà livré un premier aperçu sur les opérations de commerce extérieur menées à partir du port d'Oran. En effet, les services des douanes du port d'Oran nous ont livré une première évaluation de l'application de cet accord. Ainsi, pour le seul mois de septembre, le port d'Oran a enregistré 62 déclarations d'importations dont seulement 43 ont pu bénéficier d'exonérations de droits de douane. Les 19 restantes n'ont pu bénéficier d'exonérations partielles, d'autant plus que pour beaucoup de ces importations le quota de contingent était déjà épuisé. Les produits concernés par le cas des 43 déclarations sont essentiellement des produits alimentaires tels que la margarine, le lait, le sucre et des génisses pour la reproduction. Pour ces dernières, il faut savoir que le quota, à l'image de la bière et du sucre, est déjà épuisé. Sur plus de 967 000 kg (pour les génisses) seulement 858 684 kg se sont vu accordé l'exonération des droits de douane. Autre exemple, celui de sucre, 33 955 t ont été importées durant le mois de septembre dernier ; le quota ayant été épuisé rapidement là aussi, seulement 28 695 t ont profité des dispositions de l'accord d'association. De façon globale, les services de la douane nous signalent encore que les quantités d'importations demandées en provenance de la Communauté européenne s'élèvent à plus de 48 millions de kg toujours pour la même période. Seulement 751 457 kg ont été acceptés dans le cadre de l'accord d'association. Cette différence importante s'explique par le fait que parmi ces produits importés figurent des céréales pour lesquels également les quotas sont épuisés. Dans le même temps et pour la même période, les douanes du port d'Oran ont enregistré 51 déclarations d'exportations. Mais, là, il s'agit de produits issus de l'agriculture et pour lesquels l'application du démantèlement tarifaire n'est pas encore entrée en vigueur. Ce qui fait que ces exportations algériennes vers la Communauté européenne n'ont pu bénéficier des avantages d'exonérations. Ainsi, en dépit d'une courte période pour permettre une analyse de l'impact de l'entrée en vigueur de l'accord d'association, il est quand même permis de pressentir les niveaux d'échanges qui ne feront que s'accentuer dans le temps et au fur et à mesure que l'on ira vers un démantèlement tarifaire total. Les projections sur les implications économiques se dessinent donc déjà. F. BoumEdiene