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Les hôpitaux en état d'alerte
Face à l'Explosion des contaminations
Publié dans Liberté le 23 - 01 - 2022

Comme redouté, les contaminations par le nouveau variant Omicron progressent de façon exponentielle depuis quelques jours. Alors que le taux de vaccination demeure relativement faible, cette situation risque de mettre à rude épreuve les hôpitaux.
Le variant Omicron a-t-il sonné la fin de la pandémie en Algérie où le taux de vaccination n'arrive pas à décoller ? Ce n'est pas l'avis des spécialistes qui alertent sur le risque de saturation des hôpitaux à cause de ce variant du coronavirus qui se propage à grande vitesse à travers le pays. Interrogé sur le sujet, le chercheur en virologie Mohamed Melhag estime que la fin de la pandémie de la Covid-19 interviendra, ici ou ailleurs, avec la vaccination. "Selon des experts, la pandémie de Covid-19 tend à sa fin, à condition qu'il n'y ait pas d'autres variants qui se propageraient rapidement et seraient plus virulents", explique-t-il à Liberté. soulignant qu'"on atteindra cela avec une vaccination tous azimuts et une infection artificielle, à savoir une contagiosité par le virus lui-même". Se montrant prudent, le Dr Melhag ajoute que "le virus pourra ainsi devenir une épidémie et non une pandémie d'ici à la fin de l'année en cours".
Cependant, "cela reste une hypothèse", car, dit-il encore, "l'immunité de troupeau, qui est un concept vétérinaire, doit être prise avec des pincettes à cause de la libre circulation du virus qui mute continuellement et risque de nous surprendre". Pour sa part, le professeur Ryad Mehyaoui, membre du comité scientifique de suivi de l'évolution de la pandémie et chef du service réanimation au CNMS, ne mâche pas ses mots pour dire que "les meilleurs prédicateurs dans le monde de l'épidémiologie ont été mis à mal, car c'est une maladie et un virus inconnus". Une manière de dire que nous n'en avons pas encore fini avec la Covid-19 qui, en Algérie, connaît, avec le variant Omicron, une forte progression depuis quelques jours, poussant les autorités à instaurer de nouvelles mesures et à suspendre la scolarité dans le secteur de l'éducation nationale pour une période de dix jours, depuis mercredi soir. "Ceux qui ont prédit une fin de la pandémie au mois de décembre 2021 se sont trompés", dit-il sur un ton tranchant, expliquant qu'"aujourd'hui, l'on assiste à l'apparition d'un sous-variant de l'Omicron qui est plus contagieux", mais dont on ignore encore l'impact sur la population mondiale, les premiers cas ayant été détectés en Europe, où ce sous-variant est déjà dominant au Danemark.
"En attendant l'inflexion de la courbe des contaminations, les praticiens sont sur le qui-vive pour affronter le nouveau variant et ce qu'il reste de son prédécesseur", note le Dr Mehyaoui. Actuellement, le risque est dans la saturation des hôpitaux face à cette déferlante Omicron, qui domine face au variant Delta. "En tant que chercheur en virologie et c'est d'ailleurs l'avis de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), on risque d'avoir une saturation des hôpitaux, ce qui pourrait mener à un effondrement du système de santé", alerte le Dr Melhag, expliquant que "les autorités, à travers la politique d'aplanissement de la courbe, visent essentiellement la maîtrise de la situation épidémiologique pour ne pas être dépassées, surtout que bon nombre des personnels de santé sont contaminés". Et la décision de suspendre les cours dans les écoles contribuera à casser la chaîne de transmission du virus et du nouveau variant Omicron, pense le Dr Mehyaoui.
"Prise par le président de la République, en concertation avec le comité scientifique, la suspension des cours est une décision salvatrice, qui est secondaire à une hausse des contaminations chez les élèves", dit-il, estimant qu'il s'agit d'"une décision qui ne va pas perturber la scolarisation des enfants d'autant plus que le ministre de l'Education a annoncé que le programme est bien avancé et qu'il n'y aura pas besoin de rattrapage". Cet avis est partagé par le Dr Melhag, qui considère comme une "sage décision" la fermeture des écoles à travers le pays et des espaces de loisirs à Alger, ainsi que la suspension des cours dans certaines universités. Car, selon lui, pour faire face à la pandémie, il ne faut pas se contenter de dire que le virus n'est pas virulent cliniquement.

Faouzi Senoussaoui


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