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La rue proteste
Publié dans La Nouvelle République le 02 - 11 - 2011

La vulnérabilité de l'Europe accentue la crise. La situation est jugée grave par plusieurs commentateurs face aux perspectives négatives de l'économie européenne.
Face à cette dégradation de la situation socioéconomique, les populations protestent pendant que les gouvernements taillent sur les revenus de la classe moyenne, et sur ceux vivant dans la précarité. L'avenir dira si l'accord obtenu à Bruxelles pour sauver la Grèce est pertinent dans la durée, et si les peuples européens accepteront de voir leur pouvoir d'achat se faire laminer de la sorte par l'inconsidération des décideurs qui ont bâti des économies virtuelles. Les pays supposés riches sont en fait presque tous en faillite depuis longtemps, et là où le bât blesse, c'est qu'ils continuent à s'imposer comme des puissances financières indéboulonnables. L'accord de Bruxelles destiné à sauver la Grèce, pays possédant une dette minime de 305 milliards de dollars par rapport aux autres membres de la communauté économique n'aura pas fait l'unanimité. Avec un montant de près de 180% de son PIB, la Grèce est présentée comme le principal pays responsable de la crise, alors que le reste du peloton redevable aux divers créanciers est lui aussi au bord du précipice. La dette de l'Europe est astronomique avec plus de 16 500 milliards de dollars. Les membres de la zone Euro, à eux seuls, comptent plus de 10 490 milliards. L'accord conclu à Bruxelles, la semaine passée, avait prévu que les banques privées acceptent une décote de 50% de la dette grecque, pour la ramener de 160% à 120% du PIB en 2020. Dans le même temps, les gouvernements de la zone Euro accorderont 130 milliards d'euros sous forme de prêt, et les banques effaceront 100 des 210 milliards de dollars qu'elles détiennent. Dans une deuxième étape, il fallait parvenir à consolider en liquidités le Fonds européen de stabilité financière pour le porter de 220 milliards d'euros à 1000 milliards d'euros, afin de rassurer les marchés financiers pour éviter qu'ils n'attaquent l'Espagne et l'Italie, deux pays qui connaissent de sérieuses difficultés avec les investisseurs. Parallèlement à ces mesures, un Fonds spécial adossé au FMI serait alimenté par les pays émergeants disposant de surliquidités à placer dans les marchés financiers, comme la Russie et la Chine. Enfin, le sommet de Bruxelles a retenu la recapitalisation des banques pour soutenir les chocs grâce à des fonds cossus avant juillet 2012 ; les fonds propres durs des banques seraient relevés à 9% soit 106 milliards d'euros. Les banques sont tenues de faire appel pour se renflouer à des capitaux privés en priorité, puis, si nécessaire faire appel aux capitaux publics, et à la Banque centrale européenne. Plus insoutenable que la crise grecque, la situation de l'Italie, qui a été préoccupante tout au long des négociations, à un point tel que des pressions importantes ont été exercées sur le gouvernement de Berlusconi pour faire serrer la ceinture aux Italiens. Il a été demandé aux Italiens de présenter un plan de réformes avant le 15 novembre dans un contexte social explosif. Tout le monde redoute un défaut de paiement généralisé à commencer par les différents créanciers, ainsi que les petits épargnants qui commencent à chercher des méthodes alternatives de placement de leur argent. Comme décision contenue dans les réformes, il faut noter que Bruxelles demande à la Grèce d'accélérer les privatisations, ce qui consacre la puissance des milieux financiers sur le politique.  L'Allemagne, première puissance économique de la zone Euro, a assis son hégémonie pour tous les règlements concernant la monnaie unique. Sarkozy s'efface de plus en plus devant la chancelière allemande paraissant sérieusement handicapé par les sondages le donnant perdant à la prochaine présidentielle. Les différents plans de relance économique dans l'Eurozone n'ont, en fait, pas du tout contribué à rehausser la croissance. Le chômage grimpe à des niveaux alarmants à la faveur des facilités qu'ont les entreprises soit à délocaliser, soit à licencier. La vulnérabilité de l'Europe accentue la crise. La situation est jugée grave par plusieurs commentateurs face aux perspectives négatives de l'économie européenne. Face à cette dégradation de la situation socioéconomique, les populations protestent pendant que les gouvernements taillent sur les revenus de la classe moyenne, et sur ceux vivant dans la précarité.

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