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Les Amours d'un journaliste de A. Zakad

Mon libraire me raconte l'histoire de ce livre incroyable, il commence son histoire comme il suit.
Le théâtre est baptisé Mohamed Touri, elle est assise à ses côtés, lui s'appelle Réda, ils sont mari et femme. Le livre commence comme cela dans un théâtre post-apocalyptique. La suite est tout simplement un ensemble tonitruant d'actions les plus inattendues. Nous sommes en effet en 2022, le soleil envahit l'Algérie, le pays est en plein essor. Autoroutes, tramways et métros font la fierté d'un pays se voulant moderne. Mais voilà, le roman de Abderahmane Zakad, urbaniste de son état, écrivain aussi laisse la part belle à une remuante fable moderne sur une Algérie qui possède une identité propre injustement liée à l'exclusivité de la manne pétrolière. Et si cette manne par une quelconque mauvaise blague du sort venait à disparaître !? Zakad, puisque c'est comme ça qu'on aime à l'appeler, fait le pas dans ce livre publié à compte d'auteur pour s'en aller comme ce célèbre Don Quichotte raconter le monde et l'expliciter dans une course effrénée dans laquelle sur 341 pages il met en scène le journaliste Réda, pauvre hère célibataire vivant avec sa grand-mère dans cette ville blanche qui subit le cataclysme d'une mauvaise chute, allégorie d'une punition céleste et donc forcément divine dans les contrées miraculeuses du Sahara algérien. Cette mésaventure céleste va donc éliminer par une superbe entourloupe du destin bien cousue par l'auteur la manne pétrolière et influer d'une manière bien concrète sur le cours de cette aventure palpitante dont le héros, un peu à la manière de Forrest Gump, va courir, courir, courir et entrer de plain-pied dans cette histoire bien originale à vrai dire. Abderahmane Zakad se pose en trublion révolté, il inscrit son histoire dans la contemporanéité mais son œuvre rassemble une galerie complète de personnages avec comme fil conducteur les éléments d'un quotidien national appelé «les Echos». L'écrivain va tisser une intrigue bien touffue, monter en épingle une série de mystères et décortiquer au fil de la fiction toute une histoire contemporaine qu'a subie l'Algérie au cours de ces dernières années avec des incursions imaginaires dans les années qui suivent. La politique, la société, l'économie et les sourdes histoires de corruption et autres se trouveront mêlées dans une curieuse mayonnaise dramatique. Elevé à l'école de la Casbah, ancienne Bahdja devenue triste aujourd'hui, Zakad la fait repeupler d'un juif de retour au bercail, d'un Palestinien réfugié, défaisant le monde tel qu'il est pour le refaire dans le mode qu'il veut, l'auteur de ce livre montre une Algérie aujourd'hui clochardisée, redevenue aux caravanes et bédouinisme de bas aloi par la nécessité des choses, une ville dépossédée de sa beauté et de son statut capital, le reste du pays sera pour Zakad traité avec plus d'indulgence. Ce sera ensuite des étapes dans plusieurs retournements de situation et investigations, de temps à autre nous avons droit à des leçons de choses qui frisent la leçon donnée, ce qui gêne un peu le lecteur pris ainsi par la main souvent d'une manière brutale, de la poésie aurait mieux joué l'apprentissage dans ce livre qui prend le pied de nez et l'ironie créée par les nombreuses contrepèteries usées dans ce livre jusqu'à la corde. Nous sommes alors en face d'un auteur qui touche du doigt une situation immense, mais il semble que le sujet soit trop grand pour Zakad qui se perd de temps à autre dans son propos, il est certain qu'il nous montre son talent d'écrivain et de raconteur, mais les grandes leçons sur les Almoravides et autres merci, on peut les trouver ailleurs...Les noms tels que Benkouchir, Grima, et autres laissent entrevoir des personnages bien connus du paysage médiatique algérien, « l'Hommage semble bien évident et bien dérisoire si l'on connaît le fond des personnes « honorées ». Au-delà de l'évidente qualité de conter, Abderahmane Zakad fait beaucoup de coquilles et laisse le lecteur se casser les dents sur des scories itératives. Pourtant son livre nous mène bien loin dans l'histoire contemporaine, mais aussi dans l'histoire tout court vécue par ce sensationnel pays. Dans son récit, l'auteur en potache averti s'est livré malgré tout avec toute la sincérité qui le caractérise, nous sommes assez loin des « mille et une années de la nostalgie » de Marquez, mais l'esthétique et la démarche stylistique avec un choix de narration adapté au thème nous laissent lire une belle histoire d'amour sur fond agité et vaseux d'une Algérie qui est perdue à jamais !? La dernière partie du livre laissera la réponse au lecteur. «Les amours d'un journaliste» interpellent, la vie, la mort, la passion pour une ville qui se meurt à petit feu, Abderahmane Zakad a mis son talent au service d'une saga très intéressante dans sa richesse qu'il a pris à bras-le- corps, éditant, corrigeant, et vendant lui-même son bébé qui grandira assurément avec les années futures. On peut évidemment ne pas aimer ce livre un peu brouillon sur les concepts, mais peut-on reprocher à Zakad d'avoir voulu tout dire, de ne pas avoir de temps !? Nul ne le saura, il nous reste alors le soin en tant que lecteurs d'avoir le temps et le plaisir de démêler cet écheveau littéraire juste pour le plaisir de voir et de lire une intrigue surréaliste bien construite malgré les maladresses toutes innocentes de ce roman agité. A lire pour le plaisir du voyage, Abderahmane Zakad qui connaît le sujet de son livre par cœur et avec cœur a toute notre indulgence.

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