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Emotion et recueillement des anciens élèves de l'école Sarrouy à Alger
Publié dans La Nouvelle République le 20 - 05 - 2014

Il y avait beaucoup d'émotion ce lundi 19 mai à l'ex-école Sarrouy à Soustara, collé à la vieille médina d'Alger, au cours de la commémoration de la journée nationale de l'étudiant organisée par une poignée d'anciens élèves de cette école, transformée par l'armée coloniale en centre de détention et de torture.
Les «anciens», comme ils aiment à s'appeler étaient là, connus ou inconnus du grand public, mais fiers d'avoir fait leurs études dans cette école, qui a vu 147 de ses élèves mourir pour la patrie. Les retrouvailles étaient émouvantes: il y avait les Haddadj Hamid, Mustapha Larfaoui, Abderrahmane Mekhlef, Adjali ou Ali Mebtouche, président de l'association des anciens élèves du collège Sarrouy, et d'autres camarades de classe et compagnons de la lutte de libération nationale. Transformée par les paras de Bigeard en centre de détention et de torture en 1957 lors de la Bataille d'Alger', le collège Sarrouy va devenir «un des symboles de la Question» en Algérie, commente un ancien de l'établissement. Abderahmane-Mekhlef, ancien journaliste à l'APS et auteur notamment d'«un brin de menthe à l'oreille'», un récit épique sur la vie trépidante de La Casbah entre 1942, au moment du débarquement américain à Alger et le début de la guerre de libération nationale, lance, un peu à lui-même : «Ourida Medad, à 16 ans, a été défenestrée par les paras dans ce collège.» Ali Mebtouche, réplique dans un léger discours de circonstance : «Sarrouy, c'était une école du courage. Elle a fabriqué les moudjahidine de la révolution, ici Krim Belkacem avait obtenu son certificat d'études.» Il poursuit : «La date du 19 mai doit figurer comme une des dates symboles de la révolution», avant de préciser que «un jour, il faudrait bien qu'on écrive vraiment l'histoire du 19 mai 1956, et non pas seulement la symboliser par des films». Car ce collège où les pires sévices, le summum de la bestialité humaine a été pratiqué par les tortionnaires et autres nervis du colonialisme décadent, a vu fleurir une belle jeunesse algérienne. «Il y avait les Aissat Idir, Hoffman, Mohamed Lamari, Taleb Abderrahmane, Mustapha Haddadj, Krim Belkacem, les frères Bouchouchi ou Bellili, Ahmed Bouzrina dit H'didouche, Abane Ramdane, Mohamed Boudia, le jeune Rahal Boualem, guillotiné, Omar Yacef, Yacef Saadi, et tant d'autres martyrs de la révolution», se souvient Mekhlef. Et puis, «le collège Sarrouy a formé les grands hommes politiques de l'Algérie indépendante, comme Slimane Hoffman. Il y avait également des artistes comme les chanteurs Mohamed Lamari ou Rachid Souki, des journalistes, des sportifs, des diplomates», rappelle encore Ali Mebtouche.

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