Abdelmadjid Tebboune installe la Commission nationale chargée du projet de révision du code électoral    Pôle universitaire de Laghouat : Benziane inaugure plusieurs infrastructures scientifiques    Installation du nouveau président du tribunal administratif    Plus de 747 000 dossiers régularisés    Tebboune bannit les lettres de dénonciation anonymes    L'Ansej en mission de sensibilisation    L'ONU salue la décision de Fayez al-Sarraj de démissionner    Genèse d'un rebondissement des contaminations    Belatoui nommé adjoint de Casoni    Seuls 13 joueurs maintenus    Oukal (MCA) 12e recrue estivale    «L'algérianisation», priorité de Belhimer    Sauvetage de 19 harragas près des îles Habibas    Plus de 80 ha de chêne vert consumés près de Tikjda    Benbouzid s'engage à y remédier    Abdelmadjid Merdaci n'est plus    3 animateurs des cafés littéraires interpellés puis relâchés    Epidémie : annulation de la Fiac 2020, principal rendez-vous du monde de l'art à Paris    Office national des droits d'auteur (ONDA) : Transparence dans la gestion    La tension monte au sein de l'Opep+    Fin de calvaire pour les souscripteurs AADL    Les préinscriptions électroniques débutent demain    Ce que prévoit le projet de rénovation    Le recrutement d'Abdelhafid fait jaser    "Je suis soulagé !"    CRB : Aïboud contrôlé positif à la Covid-19    Egypte : Belaïli en route vers Al Ahly du Caire    Salon de l'agriculture et des industries agroalimentaires : La Safex reprend ses activités    Marches à Djaâfra et à Ras El-Oued    Abdelaziz Medjahed installé à la tête de l'Inesg    Sept morts dans deux attaques    Les protestataires décident de bloquer les RN9 et 12    3300 habitations démolies en six ans par Israël    Erdogan prêt à rencontrer le Premier ministre grec    Niger : L'EI revendique l'assassinat de 8 personnes    Somalie : Accord pour des élections en 2021    Pour la solidarité avec le peuple algérien et la libération des détenus du Hirak    L'auteur Youcef Laichi Mimoun grand lauréat    "Confilmés", la résistance par l'image    Evénement musical. La rentrée en Nouba : Lila Borsali se digitalise    Agression et trouble à l'ordre public, les auteurs sous mandat de dépôt    Une stratégie de promotion du recyclage en cours de développement: Près de 2 tonnes de déchets en plastique collectées par jour par les CET    Tlemcen: L'APW au cœur d'une polémique    L'INFORMEL    Bouira: Examens de rattrapage: plus de 600 étudiants concernés    Décès de l'historien Abdelmadjid Merdaci: Goudjil présente ses condoléances    Les 4 samedis    Israël : le «pacte d'Abraham» et la trahison des émirs    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Emotion et recueillement des anciens élèves de l'école Sarrouy à Alger
Publié dans La Nouvelle République le 20 - 05 - 2014

Il y avait beaucoup d'émotion ce lundi 19 mai à l'ex-école Sarrouy à Soustara, collé à la vieille médina d'Alger, au cours de la commémoration de la journée nationale de l'étudiant organisée par une poignée d'anciens élèves de cette école, transformée par l'armée coloniale en centre de détention et de torture.
Les «anciens», comme ils aiment à s'appeler étaient là, connus ou inconnus du grand public, mais fiers d'avoir fait leurs études dans cette école, qui a vu 147 de ses élèves mourir pour la patrie. Les retrouvailles étaient émouvantes: il y avait les Haddadj Hamid, Mustapha Larfaoui, Abderrahmane Mekhlef, Adjali ou Ali Mebtouche, président de l'association des anciens élèves du collège Sarrouy, et d'autres camarades de classe et compagnons de la lutte de libération nationale. Transformée par les paras de Bigeard en centre de détention et de torture en 1957 lors de la Bataille d'Alger', le collège Sarrouy va devenir «un des symboles de la Question» en Algérie, commente un ancien de l'établissement. Abderahmane-Mekhlef, ancien journaliste à l'APS et auteur notamment d'«un brin de menthe à l'oreille'», un récit épique sur la vie trépidante de La Casbah entre 1942, au moment du débarquement américain à Alger et le début de la guerre de libération nationale, lance, un peu à lui-même : «Ourida Medad, à 16 ans, a été défenestrée par les paras dans ce collège.» Ali Mebtouche, réplique dans un léger discours de circonstance : «Sarrouy, c'était une école du courage. Elle a fabriqué les moudjahidine de la révolution, ici Krim Belkacem avait obtenu son certificat d'études.» Il poursuit : «La date du 19 mai doit figurer comme une des dates symboles de la révolution», avant de préciser que «un jour, il faudrait bien qu'on écrive vraiment l'histoire du 19 mai 1956, et non pas seulement la symboliser par des films». Car ce collège où les pires sévices, le summum de la bestialité humaine a été pratiqué par les tortionnaires et autres nervis du colonialisme décadent, a vu fleurir une belle jeunesse algérienne. «Il y avait les Aissat Idir, Hoffman, Mohamed Lamari, Taleb Abderrahmane, Mustapha Haddadj, Krim Belkacem, les frères Bouchouchi ou Bellili, Ahmed Bouzrina dit H'didouche, Abane Ramdane, Mohamed Boudia, le jeune Rahal Boualem, guillotiné, Omar Yacef, Yacef Saadi, et tant d'autres martyrs de la révolution», se souvient Mekhlef. Et puis, «le collège Sarrouy a formé les grands hommes politiques de l'Algérie indépendante, comme Slimane Hoffman. Il y avait également des artistes comme les chanteurs Mohamed Lamari ou Rachid Souki, des journalistes, des sportifs, des diplomates», rappelle encore Ali Mebtouche.

Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.