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Faut-il surveiller les plages interdites à la baignade ?
Publié dans La Nouvelle République le 30 - 08 - 2015

Tout un dispositif est mis en place pour surveiller les baigneurs, au niveau des 33 plages autorisées à la baignade, mais on déplore toujours des noyades.
Des noyés qui, nous dit-on, ne s'astreignent pas au respect des simples conditions de baignade, mais ceux-là sont souvent secourus et sauvés d'une mort certaine. Ceux qui périssent sont ceux qui s'aventurent et sont nombreux à camper sur les plages non surveillées. Des plages non surveillées, car elles ne répondent pas aux normes de baignade et présente une dangerosité certaine. On y compte de nombreux campeurs issus souvent du sud ou de l'est du pays. Dès l'ouverture de la saison estivale, ils y passent des mois entiers, dormant sous des tentes de fortune et s'y baignent y compris de nuit ou lorsque les conditions ne s'y prêtent pas. Jusqu'à la mi-août, 17 noyés ont été enregistrés. Certes, c'est beaucoup moins que la saison passée, mais le chiffre est tout de même macabre. Les jeunes en quête de tranquillité absolue ne veulent pas se mêler à la foule car souvent ils sont adolescents, dans papiers, sans argent et aventuriers. Le résultat est là, ils arrivent incognito. Leur mort est justifiée au regard de la loi. Faut-il surveiller les plages interdites à la baignade ? Car si la plage est interdite à la baignade, l'entrée est donc également interdite. Ne faut-il pas pour cela fermer cette plage et mettre en place un gardiennage qui interdirait l'accès et qui pourrait être en contact avec les services de sécurité pour intervenir à tout moment. Nos jeunes bravent l'interdit et cherchent leur plaisir. Si Adam a été chassé du paradis, ces jeunes l'ont été de la vie et ils en sont responsables. Qui seront les prochaines victimes et à qui la faute ?

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