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Une dette du FMI contraignante
Publié dans La Nouvelle République le 11 - 01 - 2018

Les Tunisiens n'ont pas eu la patience d'attendre les élections municipales prévues dans quelques mois, et les présidentielles l'année prochaine, pour manifester leurs colères à la suite des hausses de prix, de diverses taxes dont la TVA rendant la cherté de la vie insupportable.
Des échauffourées brutales ont éclaté entre les membres des forces de l'ordre, et les manifestants accusés par les autorités de pillages, sous couvert de protestations sociales. Les heurts parfois violents ont conduit à des jets de cocktails Molotov et à une quarantaine d'arrestations. Une synagogue à Djerba-Houmet Souk a subi une attaque incendiaire par deux motards qui ont lancé deux cocktails Molotov dans le hall du lieu de culte juif, sans faire de dégâts autres que matériel. Cette flambée de violence contre le programme d'austérité du gouvernement tunisien a touché plusieurs villes et petites bourgades du pays et où des routes ont été coupées. Des jeunes ont jeté des pierres sur les policiers et sur l'armée dépêchés en renforts qui ont répliqué par des jets de gaz lacrymogènes indiquent les agences de presse, précisant que d'importants cordons de sécurité assurent la protection des institutions républicaines. Le puissant syndicat UGTT, tout en reconnaissant la légitimité des revendications de nombreux jeunes sans emploi, ont condamné «la violence et le pillage», appelant à «protester de manière pacifique pour ne pas être utilisés par des parties qui ne veulent pas le bien de notre expérience démocratique naissante», a souligné la Centrale espérant voir le calme se réinstaurer dans le pays, car, ces soulèvements remémorent la contestation sociale qui a conduit en 2011 à la fuite de Ben Ali vers l'Arabie Saoudite. Ces soulèvements populaires qui ont des accointances avec «le printemps arabe», et les évènements qui se sont passés en Egypte, à la suite de la hausse du prix du pain, ayant précipité la chute du régime pharaonique de Hosni Moubarak inquiètent au plus haut point les dirigeants tunisiens qui, depuis plusieurs années, n'arrivent pas à faire redécoller l'économie ni à faire baisser la courbe du chômage. Les lignes de crédits s'accumulent. En 2016, le Fonds monétaire international a débloqué en 2016 2,4 milliards d'euro, remboursable sur 4 ans, en échange d'un programme visant à réduire les déficits. Excédés par les difficultés pécuniaires, non pas à joindre les deux bouts de mois, mais à le commencer, les hausses contenues dans la loi de Finances 2018, ont été la goutte qui a fait déborder le vase. Le mouvement «Fech Nestannew» dans ses revendications appelle à ce que la loi de Finances 2018 soit révisée, en réclamant une meilleure couverture sociale, pour les plus fragilisés des Tunisiens et un plan de lutte contre la corruption. Pour l'instant, l'Agence tunisienne de presse n'a annoncé que le limogeage du directeur des impôts, quant au président de la République Caïd Essebsi dans un message à la nation s'est dit «pleinement conscient des mesures douloureuses contenues dans la loi de Fnances, reconnaissant que le gouvernement n'a d'autres alternatives que de prendre de telles mesures pour rétablir les équilibres financiers», rapporte l'ATP. Equilibres financiers, cela va de soi qu'impose le FMI en contre-partie des 2,4 milliards d'euros de ligne de crédits remboursables sur 4 ans.

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