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Scènes de «guerre urbaine» aux Champs-Elysées
Publié dans La Nouvelle République le 26 - 11 - 2018

Comme on s'y attendait la manifestation organisée samedi à Paris à l'appel desdits «Gilets jaunes» a dérapé. Malgré la mise en garde des autorités françaises, la violence a pris la place de la manifestation pacifique dès les premières heures de la matinée avant de se poursuivre jusqu'à une heure tardive de la nuit. Des magasins ont été vandalisés, des véhicules brûlés, plusieurs arrestations, une centaine de manifestants en garde à vue et une vingtaine de blessés, tel est le premier bilan de cette journée émaillée de violence.
Des casseurs ont profité de cet événement pour transformer cette manifestation en des véritables scènes de guerre au niveau de la plus belle avenue de monde à savoir : Les Champs- Elysées. Alors que la manifestation est prévue à 14h, des milliers de personnes ont tenté de rejoindre la place de la concorde des 10 h du matin. Une marrée humaine voulait investir les Champs- Elysées par n'importe quel moyen alors que l'avenue a été interdite à la manifestation. Les forces de sécurité qui étaient sur place ont réussi à repousser les manifestants qui se sont éparpillés sur les rues adjacentes. Ce n'est que partie remise, plusieurs groupes sont revenus déterminés à envahir par la force les Champs-Elysées.
Les forces de police ont été contraintes d'utiliser des canons à eau et de lancer des bombes lacrymogènes. Cet état de fait a profité à ceux qui sont venus spécialement pour en découdre avec les forces de l'ordre. Des pierres et des projectiles divers ont été jetés sur la police par les agresseurs avant de saccager et de brûler tout ce qui se trouve sur leur chemin. Tour au long de la journée, les forces de sécurité ont été la cible des casseurs et d'individus qui n'ont rien à voir avec la contestation sociale. Le ministre de l'Intérieur et le préfet de police de Paris ont organisé en milieu de journée un point de presse. M Christophe Castaner a fait savoir que 130 individus avaient été interpellés en France, dont 42 Paris.
Le Préfet de Police de Paris, Michel Delpuech, n'a pas exclu que d'autres interpellations se produisent dans la soirée. Des arrestations devraient se faire dans la semaine, les services de police profiteront des images et des vidéos de surveillance pour interpeller les auteurs des violences sur les Champs-Elysées. Les violences se sont poursuivies durant la tombée de la nuit ou des dizaines d'individus ont mis le feu au matériel de chantier dont une grue. Des magasins également ont fait l'objet de vandalisme et de pillage par des groupes à visages cachés.
Ce n'est que vers minuit que les forces de l'ordre ont réussi à prendre le contrôle de la situation. En dehors de Paris, la situation a été calme avec certains débordements. Des conducteurs ont été bloqués par les «Gilets jaunes» chose qui a contrains à chaque fois, l'intervention des forces de police et de gendarmerie. En plus des éléments des forces de l'ordre, des journalistes ont été également pris à partie par des «voyous» qui n'ont rien à voir avec les manifestants pacifiques.
Ambiance «Bon Enfant» et service d'ordre impeccable en Haute Loire
Contrairement à Paris et dans certaines villes françaises, les manifestations dans le département de la haute Loire se sont déroulées dans le calme. Malgré quelques incidents, les forces de police et de gendarmerie ont réussi à contrôler la situation que soit au Puy en Velay à l'extérieur de la ville. Quelques blocages de routes ont été signalés ici et là mais sans graviter. Les gendarmes ont été appelés à intervenir pour déloger les manifestants qui avaient empêché le départ de la corrida du Puy-en-Velay. Certains habitants ont dénoncé le recours aux acte de violence qui a eu lieu au niveau du magasin Auchamp situé à Brives-Charensac.
Si la majorité des dits «Gilets jaunes» ont manifesté pacifiquement, ce n'est pas le cas de certains. Ils avaient bloqué la station d'essence du magasin et avaient renversé des Caddies. Après une heure du temps, les manifestants se sont donné le mot pour rejoindre l'autre grand magasin «Géant» situé au Val-vert. Alertés par la police, les responsables ce magasin ont pris les devant tout en prenant des mesures avant l'arrivée des manifestants. Finalement, les «Gilets jaunes» ont décidé de ne pas s y rendre à ce magasin. Le lendemain, des dizaines de manifestants se sont rendus au niveau du rond point situé au Val-vert. Les policiers étaient sur place, aucun incident n'a été signalé.
Le couvre-feu a été levé à l'île de la réunion
Les autorités françaises ont indiqué que les services de la préfecture de la Réunion ont décidé de lever le couvre- feu qui a été décrété Mardi dernier à la suite des violences dont a fait l'objet l'île lors des contestations desdits «Gilets jaunes». Les mêmes services ont ajouté que plusieurs barrages des forces de sécurité seront maintenus. Selon la presse locale citant un communiqué de la préfecture, la nuit de samedi à dimanche a été calme tout en précisant que 143 personnes au total avaient été interpellées depuis le 17 novembre. Pour rappel, des violences ont éclaté plusieurs jours ou des bandes de jeunes ont saccagés des édifices publics. Le taux de chômage a atteint 22,8% et celui de pauvreté 40%. selon des organisations non gouvernementales.
Compte tenu du calme qui revient à l'IIe, le préfet a décidé de ne pas reconduire l'interdiction de circulation, a ajouté le communiqué de la Préfecture. Les transports en commun de l'île n'ont pas été rétablis, a-t-on appris auprès des mêmes sources. L'aéroport fermera une nouvelle fois à 16H00. Des vols ont été reportés et les avions doivent faire escale à Maurice ou Nairobi pour s'approvisionner en kérosène, ont fait savoir des médias. Fermés depuis une semaine, les établissements scolaires, les crèches et l'université pourraient rouvrir lundi si les conditions sont réunies, selon la préfecture qui a ajouté devoir encore examiner, avec le rectorat et les communes, «la reprise échelonnée de l'accueil des élèves».
Dans toutes les communes, les stations-service sont confrontées à un manque de carburants et les files d'attente s'allongent pour les automobilistes avec des pleins limités à un maximum de 20 euros. «Cette nuit, 30 stations-service ont pu être livrées en carburant», a souligné la préfecture, conseillant néanmoins aux usagers de limiter les déplacements aux seuls besoins essentiels. En somme, le président de la République s'est exprimé sur sa page Tweeter dénonçant l'utilisation des violences contre les forces de l'ordre, les élus, les citoyens et les journalistes. Sur son message inséré sur sa page Emmanuel Macron a écrit, je cite : «Merci à nos forces de l'ordre pour leur courage et leur professionnalisme. Honte à ceux qui les ont agressées. Honte à ceux qui ont violenté d'autres citoyens et des journalistes. Honte à ceux qui ont tenté d'intimider des élus. Pas de place pour ces violences dans la République», a-t-il conclu.


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