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Cortesse, un pan d'histoire à l'abandon
Publié dans La Nouvelle République le 15 - 01 - 2019

Pour ceux qui ne le savent pas, Cortesse est un symbole de lutte anticoloniale, un lieudit ou des milliers d'Algériens que l'armée française ramenait de partout pour leur faire subir des atrocités, des sévices, des tortures, des humiliations morales et physiques. Pour rappel, le lieu a servi de caserne militaire pour l'armée française et depuis l'indépendance personne ne s'en est soucié, il n'a connu aucun aménagement depuis des années. Bien au contraire, il a été abandonné laissant place à des constructions illicites défigurant totalement l'histoire de ce lieu et la population de Bordj-Ménaiel est désemparé par l'Etat de delabrement dans lequel est laissé ce patrimoine de la guerre.
Inadmissible, intolérable qu'un pan de l'histoire soit abandonné de la sorte, les habitants de la ville des Coquelicots exhortent les autorités concernées à inscrire une opération de restauration de ce site chargé d'histoire, un site dont les Algériens se souviendront toujours, un lieu lugubre qui faisait peur et les torturés toujours en vie ont la chair de poule lorsqu'ils évoquent le camp de concentration, de tri, de transit et de torturesn selon les témoignages des seniors de la région de Bordj-Ménaiel toujours vivants malgré le poids de l'âge. Cortesse est l'un des repères de la guerre de Libération est sa réhabilitation est plus que primordiale, c'est la moindre des choses pour une région ayant payé un lourd tribut à la guerre, le désir d'en faire un musée reste donc le souhait des citoyens de la localité qui pour le moment font de leur mieux pour préserver ce qu'il en reste.
D'ailleurs, il ne reste plus rien : Cortesse est une ancienne ferme coloniale, une cave coopérative où l'on triturait les raisins pour en faire du vin. Il faut rappeler que ce lieu sinistre a vu de grandes personnalités, qui ne sont actuellement plus de ce monde à l'image des Djouab Ali, Bouhamadouche dit Zmimi, des Badis Ahmed, des Bourahla Laid, des Naili Amar, des Benmansour mustapha, des Takdjerad Boualem, des Amrous Said et autres) subir les pires tortures, les pires atrocités allant de la baignoire, de l'électricité, l'humilation physique et morale, c'est dire que la population de la région de Bordj-Ménaiel a fait preuve d'un engagement infaillible pour le recouvrement de la souveraineté nationale : Bordj-Ménaiel a sacrifié plus de 480 chahids, si ce n'est plus de ses meilleurs enfants au champ de bataille et aussi pour réhabiliter la mémoire de tous ceux qui se sont justement sacrifiés pour libérer le pays, la population a versé un lourd tribut.
La réparation de la ferme Cortesse, un des symboles de l'identité ménailie, nous demandons toujours la réhabilitation de ce lieu qui est l'un des repères de la guerre de Libération et c'est la moindre des choses pour une localité, pour une ville, pour une région qui a vu beaucoup de ses enfants mourir s'exprime un citoyen. Le Désir d'en faire un musée reste donc le souhait des citoyens qui pour le moment font de leur mieux pour attirer l'organisation des moudjahidine et à sa tete le ministre des Moudjahidinne : Cortesse témoigne d'une période cruciale de l'histoire de l'Algérie : sa réhabilitation s'impose si on veut réellement lutter contre la culture de l'oubli, les jeunes générations sont en droit de connaître l'histoire de leur pays, ce qui pousse pour la restauration de ces lieux lugubres tels la ferme Germain, des lieux qui ont joué un rôle prépondérant dans la révolution tels que le fort turc dont Bordj-Menaiel tire le nom et dont l'armée coloniale française en avait fait un hopital militaire. Qu'a fait la kasma des moudjahidine de Bordj-Ménaiel pour rememorer ce lieu ? Rien du tout.


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