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Une ville au passé révolutionnaire
Publié dans La Nouvelle République le 13 - 12 - 2018

Comment se fait-il qu'une région qui a versé un lourd tribut durant la guerre de Libération nationale soit aussi marginalisée par les hautes instances gouvernementales ? Des familles ont sacrifié leur progéniture afin de libérer le pays du joug colonial, jamais une ville n'a aussi souffert durant la guerre de libération nationale comme l'a fait Bordj-Ménaiel. Pourquoi ? La réponse est simple.
Une question de dignité et de patriotisme, nombre de ceux qui ont fait la révolution dans la Wilaya III ne sont plus de ce monde, ils ont combattu l'injustice, le colonialisme, la hogra, la misère, l'oppression. Bordj-Menaiel a payé le prix suprême pour lequel beaucoup de ses enfants ont offert leurs vies, elle a été depuis le déclenchement de la guerre de libération nationale, l'un des PC de la Wilaya III où séjournaient régulièrement les colonels Ouamrane, Krim Belkacem, entre autres, une région qui a connu des hauts faits d'armes et où sont encore visibles les traces de terribles et sanglantes batailles inoubliables comme celle de Boumissra. C'est dans les montagnes avoisinantes de Ghoumrassa, Timezrit, Aïn Skhouna, Chracher, Sid Ali Bounab, le PC de Boughiller que sont tombés au champ d'honneur des centaines de moudjahidine.
Parmi eux, Bouhamadouche Djelloul, Achour, Abdelkader Abbas, Takdjerad Salah, Bouiri Boualem, Aït-Amar Saïd (dit Saïd Chabane) et des milliers d'autres qui non sans avoir causé d'énormes pertes aux troupes de l'armée coloniale qui elle se rabattait à chaque fois sur les populations civiles en emprisonnant et torturant des personnes acquises à la cause nationale. Ils sont des milliers à avoir connu les affres de la torture telle la gégène, l'électricité. Bordj-Menaiel a vécu l'horreur et les batailles d'envergure qui ont marqué à jamais les esprits qui sont très nombreux. Pour certaines, elles ont duré plus de quatre jours comme celle de Boumissra, vu que l'armée française s'est retrouvée confrontée à une véritable armée bien organisée et bien équipée et qui lui a fait subir de cuisantes défaites.
Le PC de la région de Bordj-Menaiel avait l'avantage d'être dans une position stratégique imprenable et qui offrait plusieurs issues de repli. Il est à mi-chemin entre le PC de l'Akfadou, de Haizer et autres, ce qui rendait possibles des liaisons permanentes et rapides ainsi qu'une entraide facile en matière de renseignements. Malheureusement, aucun livre d'histoire n'a accordé de l'importance ni un quelconque intérêt à cette région historique, riche en événements révolutionnaires, mis à part quelques ruelles baptisées par-ci par-là ni, encore moins des organismes tels que l'ONM ou l'ONEC de la wilaya de Boumerdès n'ont accordé de l'importance à vouloir pérenniser les noms de nos valeureux martyrs par la baptisation de nos institutions étatiques, nos centres de santé, nos ruelles, les espaces verts.
Pourquoi ne pas faire des journées exceptionnelles afin d'offrir le moindre repère concernant la farouche résistance opposée par les moudjahidine à une force d'occupation qui n'a pas lésiné ni sur le napalm, ni sur les obus 120, ni sur les exécutions sommaires et massives en passant par la torture et la persécution dans une tentative désespérée d'isoler les moudjahidine. Faute de pouvoir les déloger, l'armée coloniale a procédé à la destruction systématique des villages et à l'évacuation des habitants qu'ils ont regroupés dans des camps de concentration comme celui de Cortesse et de la ferme Germain confiée aux sinistres SAS (Services administratifs spéciaux) dont chacun était équipé d'un centre de torture et de détention. Des citoyens qui ont transité par ces centres gardent encore des séquelles visibles qui ne diffèrent en rien de celles ou ceux qui ont séjourné dans la sinistre villa Suzini et du palais Clin sur les hauteurs d'Alger.
La majorité sont morts, emportant avec eux chacun une tranche d'histoire de la longue page de la Révolution. Alors, de grâce, respectez nos vaillants chouhada, ils sont notre passé, notre présent et notre futur. Aussi, il est inconcevable qu'une clinique située à Boumerdès baptisée du nom du chahid Akroum, plus connu par le surnom de Toubib (c'est lui qui s'occupait des moudjahidine blessés lors des combats) fasse l'objet d'une débaptisation pour une autre appellation d'un autre chahid Bouyahiaoui. Il paraîtrait également que l'on veut baptiser des institutions étatiques du nom de moudjahidine décédés récemment alors que la liste des chahids est énorme tels les Aï-Amar Saïd, dit Saïd Chabane, Guaouaoui Mohamed.


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