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59ème anniversaire des essais nucléaires français en Algérie
Publié dans La Nouvelle République le 16 - 02 - 2019

A l'occasion du 59ème anniversaire des essais nucléaires français en Algérie, la France a été appelée à assumer ses responsabilités par des participants à une conférence organisée, mercredi à Alger, et ce, en ce qui concerne la collecte des déchets issus de ses essais nucléaires dans le Sahara algérien en 1960.
A l'occasion de cette rencontre organisée par le Forum du quotidien El-Moudjahid, en coordination avec l'Association «Machaâl Echahid», le président de l'association du 13 février 1960, El-Hamel Bounaama a appelé à la nécessaire «prise en charge immédiate et sérieuse des déchets résultant de ces essais nucléaires», imputant cette responsabilité «à la France qui garde toujours les cartes de ces essais» qualifiés de «tragédie humaine qui perdure». Dans ce contexte, El-Hamel Bounaama a demandé d'effectuer «des études scientifiques» pour déterminer la liste des pathologies induites par ces explosions, en vue de permettre aux médecins de chercher les thérapies appropriées, notamment avec l'enregistrement d' «un cas d'atteinte de plusieurs types de cancers», outre «la difficulté de diagnostic d'autres types de maladies dues à ces essais».
Pour sa part, et après avoir présenté un exposé sur les tentatives du colonisateur français à travers ces essais nucléaires qu'il a qualifiés des «plus importantes qu'a connues le monde», l'historien Zeghidi Mohamed Lahcene a souligné la nécessité d'exploiter les résultats de la recherche scientifique qui a été réalisée au niveau des établissements universitaires, tant celle à caractère médicale que socio-psychologique, et ce, en vue d'assurer un accompagnement «incluant toute la population des régions touchées par ces explosions». S'exprimant à son tour, l'avocate Fatma Zohra Benbraham a axé son intervention sur l'aspect juridique des explosions nucléaires, tout en les qualifiant de «crime contre l'humanité qui demeure imprescriptible», appelant dans ce sens, à «demander des comptes à la France suivant les cadres juridiques et les us internationaux».
Dans ce registre, l'intervenante a notamment appelé à l'assainissement des régions qui ont été le théâtre de ces explosions, soulignant l'importance de la coordination avec les autorités françaises qui doivent fournir à l'Algérie les données relatives à ce dossier qu'elle a qualifié de «complexe et central». Par ailleurs, en cette circonstance du 59ème anniversaire des essais nucléaires français en Algérie, a également donné lieu à un séminaire national de doctorant tenu mercredi dernier à Reggane (Sud d'Adrar). A cette occasion, les participants ont condamné la France coloniale pour ses crimes nucléaires perpétrés dans le Sahara algérien. Dans ce cadre, les intervenants, universitaires et juristes, ont estimé que «la dissimulation des informations liées aux explosions nucléaires perpétrées dans le Sahara algérien par les autorités coloniales françaises appellent les chercheurs et hommes de sciences algériens à prendre l'initiative pour dévoiler la vérité sur ces crimes odieux et leurs effets sur l'homme et l'environnement, afin de condamner la France coloniale pour sa responsabilité juridique dans ces explosions».
A commencer par le spécialiste en Droit, Abdelkader Mehdaoui (université d'Adrar), qui a indiqué que la communauté internationale a été solidaire avec l'Algérie contre le colonialisme français, - avant même que ce dernier ne mène ces explosions sur le sol algérien -, à la lumière de la résolution onusienne de 1959 appelant à l'arrêt des essais nucléaires français dans le Sahara algérien du fait de ses effets dévastateurs sur l'homme. Un appel onusien qui n'a ni inquiété ni embarrassé les autorités coloniales. Aussi, le conférencier a-t-il appelé l'Algérie et les organisations internationales à «assumer leur responsabilité et à trouver les voies permettant de confirmer ces crimes nucléaires commis contre l'homme et l'environnement et leur impact qui perdure, pour interpeller la France sur ses crimes et arracher sa reconnaissance de ces crimes.»
Pour sa part, Djamel Belferdi, du centre universitaire de Barika (Batna), il a évoqué les différentes recherches et études scientifiques ayant traité les crimes nucléaires de la France coloniale en Algérie, ces études ont donné lieu à des réactions et réponses scientifiques du Gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA) ainsi que du Centre d'études et de recherches liés au mouvement national et à la révolution du 1er Novembre 1954 qui a organisé moult conférences, dont les travaux ont été imprimés en 2003 pour servir de documents scientifiques sur le thème pour les spécialistes, les chercheurs et les juristes. Cela dit, faut-il notamment rappeler que la première explosion a été réalisée dans la région de Reggane le 13 février 1960, avec une puissance variant entre 60.000 et 70.000 tonnes de T.N.T. Cette bombe est cinq fois plus puissante que celle lancée sur Hiroshima, selon les experts.


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