Dans un entretien accordé à Ouest France, le gardien de but, l'international algérien Anthony Mandrea a indiqué que le limogeage de l'ex sélectionneur l'a touché profondément. «Ça fait mal», confia-t-il, reconnaissant l'importance du sélectionneur dans sa carrière internationale. «Djamel et l'entraîneur des gardiens m'ont ouvert les portes de la sélection. Des liens fraternels se sont créés entre nous. Pour moi, ce sera la première fois, si je suis sélectionné le mois prochain, que je vais connaître un nouveau sélectionneur, une nouvelle façon de travailler en sélection. Il y a du flou à venir», a-t-il déclaré. «On est rentré plus tôt que prévu» L'élimination précoce de la CAN reste une «déception». Le gardien reconnaît la nécessité de tirer des leçons de cette expérience et de se concentrer sur les objectifs à venir. Il déclare : «Malheureusement, on est rentré plus tôt que prévu. Dans ces moments-là, il faut essayer de switcher rapidement et de revenir à la réalité. La réalité, c'est mon club aujourd'hui. C'est cette marche en avant qu'on doit effectuer pour aller accrocher quelque chose». Le peuple algérien m'a souvent soutenu pendant un an et demi L'élimination a déclenché une vague de critiques de la part de la presse algérienne, une première pour Anthony Mandrea. «C'est facile de taper sur le gardien», relativise-t-il. Puis pointe du doigt le manque de réalisme offensif et la fébrilité défensive comme les principales causes de l'échec en Côte d'Ivoire. «Il aurait fallu être plus décisifs», affirme-t-il, soulignant la difficulté de revenir au score face à des équipes regroupées en défense. Touché par le soutien constant des supporters algériens, Mandrea a tenu à leur exprimer sa gratitude. «Le peuple algérien m'a souvent soutenu pendant un an et demi. Jusqu'à la CAN, j'ai rarement été critiqué», souligne-t-il.