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Quand le rock rêvait de sauver le monde
« Live Aid »
Publié dans La Nouvelle République le 22 - 07 - 2025

Il y a 40 ans, le spectacle caritatif Live Aid, consacré à la famine en Ethiopie, en Afrique, allait passer à l'histoire, notamment en raison de son ampleur et des performances marquantes de groupes comme Queen. Retour sur l'événement qui s'est tenu simultanément aux Etats-Unis et en Angleterre et qui a constitué l'apogée du rock engagé pour les causes humanitaires.
En 1984, une famine en Ethiopie résultant de la sécheresse et aggravée par la guerre civile fait des milliers de morts chaque jour.
Devant cette tragédie, le rocker et militant irlandais Bob Geldof décide d'agir. Durant l'automne de cette année-là, il enregistre avec plusieurs artistes britanniques et irlandais la chanson Do They Know It's Christmas ?, dont les profits sont destinés à l'aide humanitaire de ce pays de la corne de l'Afrique.
L'année suivante, Bob Geldof voit encore plus grand. Le 13 juillet 1985, il organise un spectacle-bénéfice se déroulant simultanément dans deux pays.
Du côté des Etats-Unis, à Philadelphie, des artistes comme Madonna, Mick Jagger ou Neil Young montent sur scène. À Londres, en Angleterre, David Bowie, Queen et U2 sont notamment de la partie.
En tout, le spectacle permettra de récolter des millions de dollars. L'événement sera également diffusé à la télévision et vu par environ 1,9 milliard de téléspectateurs à travers le monde.
Une « utopie »
Selon Danick Trottier, professeur de musicologie à l'Université du Québec à Montréal (UQAM), Live Aid s'inscrit dans la tradition des musiciens rock des années 1960 et 1970 qui croyaient que la musique avait le pouvoir, à elle seule, « d'engendrer une révolution culturelle, sociale et spirituelle ».
En 1971, l'ancien Beatle George Harrison et le musicien indien Ravi Shankar avaient d'ailleurs organisé à New York The Concert for Bangladesh, en soutien aux réfugiés qui avaient fui la guerre civile qui faisait rage dans ce pays d'Asie.
Quatorze ans plus tard, en 1985, Live Aid témoigne d'une certaine « utopie » présente à l'époque, estime M. Trottier. « Les gens pensaient encore qu'il était possible de sauver le monde et de nourrir la planète avec un concert. » Or, l'argent ne règle pas tout, poursuit-il. « Il y a aussi des problèmes sociaux et politiques derrière. »
Live Aid va toutefois marquer la fin d'une époque, selon Danick Trottier. « Après, je dirais que toutes les grandes réunions du genre qu'on va tenter en musique ne connaîtront pas le même succès. »
Des performances et des duos « incroyables »
Même 40 ans après le spectacle, les images et les vidéos de l'événement continuent d'être visionnées, fait remarquer M. Trottier. « Plusieurs artistes présents étaient d'ailleurs au sommet de leur art à cette période, avec 10 à 15 ans d'expérience sur scène. »
C'est notamment le cas du chanteur britannique de Queen, Freddie Mercury, lors de sa performance à Live Aid. « Il a tout éclipsé parce qu'il s'est donné à fond et est allé au-delà de ce qu'il donnait d'habitude en spectacle, surtout lorsqu'il fait chanter la foule en écho. On va d'ailleurs dire de ce moment qu'il a «résonné mondialement». »
Le concert a aussi donné lieu à des « moments magiques », en créant des collaborations d'artistes uniques, affirme M. Trottier. L'un des temps forts de l'événement, selon lui, est le duo formé à Philadelphie par la chanteuse américaine Tina Turner et le chanteur britannique Mick Jagger.
Des bémols
Malgré sa portée historique, Live Aid a essuyé plusieurs critiques. Du lot, on retrouve notamment le peu de place accordée aux musiciens de la relève, mis à part Madonna ou Run DMC, dit le professeur de musicologie. « Puis, le rock est très présent, mais des genres comme le métal, le hip-hop, la soul ou le funk étaient peu représentés. » Autre bémol : aucun musicien africain n'était à l'affiche de ce double concert, souligne Danick Trottier.
Les spectacles de ce type prennent souvent une « posture très coloniale », soutient François Audet, directeur général de l'Observatoire canadien sur les crises et l'action humanitaires de l'UQAM. « Ce sont des concerts qui se tiennent dans les pays du Nord pour aider ceux du Sud. Comme si les pays du Nord avaient une autorité pour faire ce type de démarche. »
Les concerts comme Live Aid permettent toutefois de sensibiliser le public à des causes qu'il ne connaîtrait peut-être pas autrement, ajoute M. Audet.
Et maintenant ?
Malgré les critiques, Live Aid a tracé la voie pour plusieurs autres événements, selon Danick Trottier.
Du lot, on compte entre autres Live 8, en 2005, une série de concerts à nouveau organisé par Bob Geldof, cette fois pour faire pression sur les dirigeants du G8, soit les leaders des huit pays les plus industrialisés, pour qu'ils s'engagent à mettre fin à la pauvreté dans le monde.
De nos jours, de nombreux artistes se réunissent pour récolter de l'argent pour diverses causes, comme l'aide aux victimes d'ouragans ou de séismes, fait remarquer François Audet. « L'héritage de Live Aid, c'est donc qu'encore aujourd'hui, on utilise le même mécanisme de collecte de fonds et de sensibilisation avec des artistes pour des causes. Et on va voir cela dans le futur », dit-il.


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