traduisent la volonté politique de faire du secteur de l'Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, en Algérie, un instrument privilégié pour le développement de l'économie nationale et pour la souveraineté nationale. Ils sont perceptibles dans nombre de projets liés, par exemple, à la sécurité alimentaire et qui n'attendent que l'exploitation des thèses comme celles soutenues à l'Institut national d'agronomie (INA). On peut citer la recherche dans l'optimisation des techniques de drainage ou dans la conception de système d'irrigation performant, ou concernant la mécanisation dans l'agriculture ainsi que la recherche en biotechnologie. Ainsi, le réseau filière blé dur a pour finalité d'améliorer et sécuriser la production, augmenter les rendements et créer de grandes exploitations, notamment dans le Sud du pays. Dans le même sens, il est à relever que l'Ecole nationale supérieure de mathématiques (ENSM) de Sidi Abdallah (Alger) a obtenu le « Label d'excellence », en tant que centre d'excellence en mathématiques, décerné par la Société européenne de mathématiques (EMS). C'est le ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Kamal Baddari, qui l'a annoncé en présidant, ce jeudi à l'ENSM, le lancement de la 2ème promotion du master international de mathématiques. Cette distinction ainsi que les réalisations accomplies dans le domaine de la recherche scientifique, ont permis de «donner une visibilité internationale à l'Université algérienne», a expliqué Kamal Baddari, qui a rappelé les récents résultats du classement international « Times Higher Education » (T.H.E), l'un des plus prestigieux au monde, dans lequel l'Algérie s'est classée première au niveau maghrébin et deuxième en Afrique, grâce à 28 établissements universitaires. Autre performance notable : les Universités de Sidi Bel-Abbès et d'El Oued se sont partagées, pour la troisième année consécutive, la première place au niveau national dans le classement mondial des universités « Times Higher Education World University Rankings », dans la catégorie des 1.200 à 1.500 établissements d'Enseignement supérieur à l'échelle mondiale. Le directeur de l'Université Djillali-Liabès de Sidi Bel-Abbès, Pr. Bouziani Merahi, a affirmé que c'est le «le résultat d'une vision stratégique claire, axée sur le développement de la recherche scientifique, l'amélioration de la qualité de l'enseignement et le renforcement de la gouvernance universitaire». Le directeur de l'Université de Sidi Bel-Abbès a souligné que le maintien à la première place nationale «ne constitue pas une finalité en soi, mais une motivation pour poursuivre les efforts afin d'atteindre de meilleurs rangs aux niveaux continental et mondial».