,La Coupe du monde continue de se jouer serrée. Elle ne choisit pas ses partenaires : seules les nations capables d'imposer leur style de jeu parviennent à décrocher le fameux ticket d'entrée. Pour y parvenir, les pays n'hésitent pas à investir massivement afin de voir leur équipe nationale se frayer une place dans cette grande réunion du football mondial. Il s'agit là de sa première Coupe du monde pour le Cap-Vert ! Après avoir découvert la Coupe d'Afrique des Nations en 2013, le Cap-Vert va vivre, treize ans plus tard, le tout premier Mondial de son histoire. Les « Requins Bleus » déjouent tous les pronostics en s'offrant le scalp du Cameroun en septembre (1-0). Un nul spectaculaire en Libye (3-3) avait retardé leur qualification, mais la bande à Bubista a ensuite parfaitement terminé le travail en écrasant l'Eswatini (3-0) lors de la dernière journée. Les buts de Dailon Rocha Livramento (48e), Willy Semedo (54e) et Stopira (90e+1) ont validé ce billet historique pour le Cap-Vert. Cameroun : un nul amer à Yaoundé De son côté, le Cameroun a été tenu en échec (0-0) par l'Angola au stade Ahmadou Ahidjo de Yaoundé. Un résultat qui prive les Lions Indomptables d'une qualification directe pour la Coupe du monde 2026. Le Cameroun, pourtant dominateur dès les premières secondes avec un corner obtenu après 40 secondes de jeu, n'a jamais réussi à briser la solidité défensive des Palancas Negras. Malgré la possession, les hommes d'André Onana se sont heurtés à un bloc angolais discipliné. À la 27e minute, Nouhou Tolo, bien placé à la retombée d'un long coup franc, aurait pu ouvrir le score, mais sa tentative fut aisément captée par Hugo Marques. Les Lions encore sous pression Au terme d'un match sans éclat, le Cameroun termine sa campagne éliminatoire sur un nul décevant (0-0), tandis que le Cap-Vert célèbre une qualification historique. Virtuellement barragistes en tant que deuxièmes du groupe D, les Camerounais restent menacés par la RDC, le Nigeria et l'Ouganda, qui peuvent encore les doubler dans la course aux quatre meilleures deuxièmes places. Un scénario improbable, il faudrait par exemple une victoire de six buts d'écart de l'Ouganda en Algérie, mais pas totalement exclu. Les Lions Indomptables devront donc patienter 24 heures dans l'incertitude avant le verdict final. Marc Brys, amer et accusateur En conférence de presse d'avant-match, le sélectionneur Marc Brys n'a pas mâché ses mots : «Moi, je sais qui je veux. Je donne toujours les noms sur le banc. D'après la FIFA, c'est le coach principal qui décide en priorité. Dans certains groupes, ce n'est pas clair. Ils préfèrent que le Cameroun soit en difficulté. L'organisation autour de nous fait tout pour perturber, saboter notre travail. Si tout était normal dans notre parcours, on serait déjà qualifiés». Une accusation qui aura des répercussions sur la stabilité de l'équipe nationale.