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Lorsque les problèmes deviennent sensibles
Sidi Bel-Abbès
Publié dans La Nouvelle République le 18 - 12 - 2025

C'est étrange, les problèmes ne peuvent plus vivre dans leur propre milieu. Pourtant, tout laisse admettre de pouvoir vivre dans un même milieu et que l'espèce demeure une assurance même étant un problème parmi tant d'autres.
Les problèmes s'aggravent. Sous la pression, surtout lorsqu'elle devient incessante et normalisée, tout devient soudainement sensible et éprouve le désir de réclamer de l'attention et de manifester de la colère. Les problèmes, après avoir frappé à toutes les portes, sans réponse, toucher à toutes les bouches, après toutes les transformations en cri par les messagers, en marches, en différents moyens de prouver son existence comme problèmes avec une identité problématique reconnue, ils décident de changer de stratégie et de réclamer leur droit à être entendus, reconnus au sein de la société problématique pour prétendre à une résolution. Ils n'ont pas été reconnus sur terre, ont été par dessus cela négligés, piétinés et délaissés par une prise en charge qui ne veut décider de sortir du ventre de l'ignorance et de l'irresponsabilité, d'une résilience meurtrie et de toute vision salvatrice, comme si l'urgence n'est pas d'urgence. Le messager a abandonné le combat. Son soutien patriotique, confronté à une problématique administrative maladive, l'a rendu apraxique et anoxique. La bataille s'est alors empirée. Les problèmes ne comprennent pas et ne surmontent pas cette indifférence, pourtant, ils croyaient s'en sortir bien en exhibant leurs messagers, ce citoyen qui se trouve victime d'un problème persistant et de promesses mensongères qui trahissent des lois en vigueur censé libérer les problèmes d'un crime collé par défaut. Les rassemblements, les démarches, les accidents, les dénonciations, tout cela s'est évaporé et tant d'autres moyens de citoyenneté. Les problèmes ne comprennent pas pourquoi, malgré tous ces efforts, leurs messagers restent sans force ni reconnaissance, deviennent fragiles et acceptent une sentence tout en maintenant une révolte silencieuse qui délivre d'une image problématique imposée. Les problèmes réagissent, deviennent sensibles et décident de dénoncer la situation problématique souvent imposée soit par un simple citoyen, un groupe issu d'une entreprise de travaux publics ou d'une administration. Un couvercle amoché en plein milieu d'une rue sensible, sur la route menant au centre culturel Kateb Yacine, à la vue de tous, dérangeant quotidiennement ce messager et des milliers d'autres, causant des dégâts corporels et matériels, reste des années sans être rétabli. Tout près, juste devant, une route coupée, l'asphalte arraché, et non remis en état. Résultat : un problème. Des logements CNEP, une soixantaine à la daïra de Sidi Lahcen, en attente de distribution depuis 1989. Plus de 35 longues années. Un temps qui classifie ce problème par sa longue expérience au rang des «problemes sages» : position sociale due à une «patience infinie». La moindre des solutions, on pouvait juste louer ces logements, à n'importe quel prix, et deviner les recettes. Les problèmes ont en marre d'être indexé comme source d'incompatibilité paysagiste, sociale ou autres dans la sphère problématique, alors, ils décident de se soulever pour parler d'eux mêmes à travers des ondes télépathiques dans l'espoir de trouver des réactions et une ouïe qui comprend ce langage ultime. La société problématique se réunit : celle des terrasses des immeubles dans le ciel qui crient des fuites d'eaux causées par une surcharge de citernes posées et souvent abandonnées. Par des jets d'eau ménagers qui coulent des balcons dans certaines cités, à même sur les têtes des usagers qui font la queue devant des boulangeries ou devant des établissements postaux. Les problèmes crient de toutes les façons, c'est leur langage pour être entendus par le «grand messager», dans l'espoir d'être libéré d'une fameuse problématique. Mais rien ne change, alors que faire ? Se posent les problèmes. Faut-il comprendre que les problèmes ne savent pas ce qu'ils font, l'être humain est-il le mauvais messager ? Tout laisse à croire que les problèmes n'ont pas trouvé de solution à leur lutte incessante. Terre, mer, ciel… Y a-t-il une solution à cette confusion qui déchire toute tentative de bonne action ? Trop de questions, mais aucune réponse. Les problèmes n'en peuvent plus, le messager est saturé. Seule une prise en charge rigoureuse des problèmes les sortira de cette lenteur et délivrera l'être humain de ce fardeau épuisant.

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