La Coupe d'Afrique des nations de football 2025 est la 35e édition du tournoi biennal de football des associations africaines organisé par la Confédération africaines de football (CAF), du 21 décembre 2025 au 18 janvier 2026. Le sport comme la musique et la culture d'une manière générale, sont des facteurs déterminants pour le rapprochement des peuples, loin de tout esprit de haine. Nous avons assisté à des matchs fair-play et, à travers certaines images, à un respect mutuel des joueurs des équipes, ce qui donne espoir d'un rapprochement inévitable entre les peuples. Rendons hommage aux équipes africaines pour ce renouveau d'espoir qu'elle a suscité au profit exclusif d'une Afrique prospère qui permet à l'Afrique de se réconcilier avec elle-même les différents matchs s'étant se déroulés dans la sérénité et l'esprit sportif. Il est tout à fait normal que chaque équipe brandisse avec fierté son drapeau , ce qui n'empêche pas l'esprit de tolérance et du respect envers autrui. Les équipes africaines ont permis de se réconcilier également avec leur communauté émigrée, montrant qu'un Africain sportif, intellectuel, ou opérateurs économiques, évoluant dans un autre environnement, loin des tracasseries bureaucratiques, s'épanouit. On ne peut faire revenir les génies africains exilés dans toutes les disciplines ne devant pas se tromper de cibles que si d'abord on améliore le sort de ceux qui sont sur place pour éviter leur départ, une véritable hémorragie pour l'Afrique qui se vide de sa substance, par leur revalorisation et surtout par la considération. Et oui, qui a dit que les Africains n'aimaient pas leur pays puisque la leçon vient de jeunes qui donnent des leçons aux adultes. La leçon que l'on peut tirer de cette jeunesse est que ce serait une grave erreur politique de certaines personnes en mal de publicité de faire de cette mobilisation spontanée africaine une adhésion à leur politique et s'il y a eu cette immense mobilisation, c'est que le politique est souvent hors-jeu. Dans ce cadre, devant raisonner à moyen et long terme, loin des actions conjoncturelles, pour bénéficier véritablement de son intégration au marché international, le football africain doit absolument construire un modèle dont la professionnalisation lui permettra de conserver ses meilleurs joueurs plus longtemps supposant des mécanismes de régulation qui arbitrent de manière plus équilibrée entre recherche du profit et les aléas des compétitions. Car, selon l'adage l'espoir fait vivre, la majorité des africains s'attache, faute de mieux, avec la détérioration de leur niveau de vie sur le plan socio-économique, à des signes d'espoir, donc au football, et que la leçon des harragas africains témoigne d'une situation de désespoir que certains responsables malveillants tentent de banaliser alors qu'ils constituent un mal social profond. Aussi, comment ne pas penser donc à l'avenir de cette jeunesse ayant une exigence comme tout citoyen à un emploi, un logement, à se marier , avoir des enfants, donc une demande sociale croissante, donc une obligation pour les gouvernants de préparer un développement durable pour les générations futures tenant compte du profond bouleversement de notre monde. Car l'Afrique pour plus de 1,4 milliard d'habitants en 2025 habritera 2040/2050 un quart de la population mondiale avec des richesses colossales et ayant toutes les potentialités pour devenir la locomotive de l'économie mondiale, sous réserve d'une bonne gouvernance et la valorisation du savoir . L'urgence est donc la refonte de l'Etat de la majorité des pays d'Afrique afin de réaliser la symbiose Etat-citoyens, facteurs de mobilisation La leçon principale que l'on peut tirer est que la jeunesse africaine d'une manière particulière (plus de 70% de la population) est capable de miracles pour peu qu'on lui tienne un discours de vérité grâce à une nouvelle communication et une gouvernance rénovée, permettant une mobilisation citoyenne, condition son développement, richesse bien plus importante que toutes les ressources minières de l'Afrique. Le véritable patriotisme de l'Afrique se mesurera à l'avenir par la contribution de chaque africain à l'accroissement de sa participation à la valeur ajoutée nationale et aux gouvernants une moralité sans faille. En fait, la population africaine demande plus de liberté, plus de justice sociale récompensant le travail et l'intelligence et non les rentes en contrepartie de soumissions de clientèles, en un mot un Etat de droit et la démocratie sans renier ses valeurs culturelles. En conclusion, quel que soit le résultat à la finale, la Can 2025 aura permis de réconcilier les Africains avec eux-mêmes. L'Afrique a besoin qu'un regard critique et juste soit posé sur sa situation, sur ce qui a déjà été accompli et de ce qu'il s'agit d'accomplir encore au profit exclusif de sa population ,en respectant les différentes sensibilités, autour d'un même projet, d'une même ambition et d'une même espérance ; le développement économique et social de l'Afrique. Professeur des universités