La Banque d'Algérie a rendu publique mercredi une nouvelle note adressée aux banques et établissements financiers, fixant les plafonds des taux d'intérêts appliqués aux crédits, valables pour le premier semestre 2026.Les taux d'intérêt des crédits à la consommation sont ainsi plafonnés à 10,36 % (-0,21 point par rapport au semestre précédent), 7,56 % pour les crédits à court terme (-0,12 point), 6,93 % pour les crédits à moyen terme (-0,06 point) et 6,40 % pour les crédits à long terme (+0,08 point). Pour les crédits destinés au financement de l'habitat, le seuil des taux jugés excessifs a été fixé à 7,55 % (+0,01 point), tandis que celui du leasing s'établit à 11,01 % (-0,38 point), selon la même note. Le plafond des découverts bancaires a été arrêté à 8,26 %, soit une baisse de 0,40 point par rapport au deuxième semestre 2025, précise la Banque d'Algérie. Renouvelables chaque semestre, ces plafonds sont calculés sur la base du taux effectif moyen pratiqué au semestre précédent par les banques et établissements financiers pour des opérations de même nature, majoré de 10 %, conformément à l'instruction de la Banque d'Algérie, publiée en 2016 et modifiée en 2021.La Banque d'Algérie, vient, en effet, d'accorder un délai d'un mois aux clients disposant de comptes commerciaux pour s'adapter aux nouvelles règles encadrant les dépôts en espèces. Aux fins de réduire les risques liés à l'utilisation de l'argent liquide, les paiements en espèces étant plus difficiles à tracer, ce qui complique la détection des activités suspectes. Dès le début de la période, les clients devront commencer à utiliser des paiements par chèque en parallèle des versements en espèces. L'objectif est de faire passer progressivement les comptes commerciaux vers des moyens de paiement plus sécurisés et traçables. Ces précisions ont été apportées à l'issue d'une réunion de clarification tenue mardi 30 décembre 2025 au siège de la Banque d'Algérie, en présence des banques de la place. Elles s'inscrivent dans le cadre de l'application de la note n° 02/DGIG/2025 du 22 décembre 2025, relative aux mesures de vigilance à l'égard de la clientèle. . Un délai d'un mois est accordé aux clients, durant lequel, il leur est possible de faire des versements en espèces qui correspondent à leurs recettes, selon les orientations communiquées. Ces versements doivent, obligatoirement, prendre une courbe descendante de manière continue, et, commencer dès le premier jour à utiliser les paiements par chèques en parallèle des versements en espèces. «A la fin du mois de janvier 2026, les versements en espèces seront, de nouveau, interdits, sauf pour des cas exceptionnels et rares dûment justifiés et étroitement liés à l'activité du client». Dans sa note adressée aux banques le 22 décembre, la Banque d'Algérie a rappelé l'obligation d'appliquer strictement le devoir de vigilance, fondé sur une approche par les risques. Insistant sur la limitation des dépôts en espèces dans les comptes commerciaux, tout en appelant à ne pas pénaliser l'inclusion financière des clients présentant un faible niveau de risque. La Banque d'Algérie rappelle également que les opérations effectuées par les clients doivent être cohérentes avec leur profil et les informations détenues par les établissements bancaires. Elle appelle, dans ce cadre, à l'application rigoureuse des textes réglementaires relatifs à la prévention et à la lutte contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme, ainsi qu'aux instructions et lignes directrices émises par les autorités compétentes. Enfin, la banque centrale réaffirme que ces mesures de vigilance ne doivent pas constituer un obstacle à l'inclusion financière des clients dont les activités présentent des risques limités Conformément aux textes en vigueur, la Banque centrale souligne que les mesures de vigilance doivent être renforcées pour les clients et les opérations considérés comme plus exposés. Elle précise que les dépôts en espèces présentent un niveau de risque élevé et que l'alimentation des comptes commerciaux doit se faire, en principe, par des moyens de paiement scripturaux. Les versements en espèces ne doivent être autorisés que de manière exceptionnelle. Rabah Mokhtari