La loi de Finances pour 2026, publiée mercredi 31 décembre au Journal officiel et entrée en vigueur le jeudi 1er janvier, n'a pas instauré de nouvelles taxes susceptibles d'affecter le pouvoir d'achat et maintient le caractère social de l'Etat grâce aux transferts sociaux et aux subventions des produits alimentaires de première nécessité et de l'énergie.Définissant les orientations budgétaires, fiscales et économiques de l'Etat pour l'année, la LF 2026 prévoit des recettes globales de 8.009 milliards de dinars, dont 2.697 milliards DA provenant de la fiscalité pétrolière tandis que les dépenses sont fixées à 17.636 milliards DA (131 milliards de dollars) en crédits de paiement. Avec un déficit budgétaire prévisionnel de 9.627 milliards DA et un solde global du Trésor, basé sur une consommation du budget de 70%, devant atteindre un déficit de 5.186 milliards DA. . La loi table sur un taux de croissance du PIB de 4,1 % en 2026 et sur une croissance du secteur industriel de 6,3 %. Avec des prévisions à moyen terme de 4,4 % en 2027 et 4,5 % en 2028. Précisant l'objectif de diversification de l'économie en réduisant la dépendance aux hydrocarbures et en renforçant d'autres secteurs. La loi comporte plusieurs mesures fiscales et économiques. Prévoyant des dispositifs pour soutenir l'investissement, simplifier les procédures et encourager les Start-ups, avec la possibilité d'extension des exonérations fiscales jusqu'à deux ans sous conditions. Mais aussi des réformes du Code des impôts directs et assimilés visant à élargir la base fiscale et réduire certaines pressions.. S'agissant des entreprises étrangères, le texte précise que celles-ci devront désormais calculer et payer l'impôt sur les bénéfices (IBS) comme si elles étaient soumises au régime algérien normal, et non plus sous régime optionnel, notamment pour les contrats de construction clé en main, EPC. Un dispositif exceptionnel de régularisation fiscale volontaire est également prévu avant le 31 décembre 2026. Les remboursements des trop-perçus sur l'IRG ou l'IBS sont simplifiés, avec réduction des délais et procédures. Des exonérations et réductions ciblées sont prévues pour certains secteurs : importations d'équipements pour panneaux solaires (taux réduit à 5 %), électrolyseurs pour hydrogène (exonération), matières premières pour pêche et aquaculture (exonération + TVA 9 %). Les micro-importations sont soumises à une imposition forfaitaire de 0,5 % par transaction. La loi introduit aussi des mesures pour l'énergie verte, avec exonération des droits de douane et déductibilité fiscale pour les investissements dans l'hydrogène vert et les énergies renouvelables. Pour le soutien social, la LF 2026 prévoit des allègements fiscaux pour les produits de base, le logement social, des incitations pour les transports publics et une orientation budgétaire qui protège le pouvoir d'achat. Elle prolonge les exonérations fiscales et douanières pour les huiles brutes de soja, le café, les légumes secs et les viandes. Le taux de douane est réduit à 5 % pour les bovins et ovins destinés à l'abattage et les viandes fraîches réfrigérées. La loi étend ou crée plusieurs cas d'application du taux réduit de TVA à 9 %, notamment pour la réhabilitation de logements anciens, certains services de santé, la formation professionnelle et les transports de voyageurs par bus. «Ces mesures visent à réduire le coût des services essentiels pour les citoyens et encourager certains secteurs économiques ».