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Des scientifiques auraient extrait l'ADN de Léonard de Vinci d'un de ses dessins
Insolite
Publié dans La Nouvelle République le 25 - 01 - 2026

Des fragments génétiques retrouvés sur un croquis de la Renaissance correspondent à ceux d'un membre de la famille du peintre. Une découverte prometteuse, mais encore loin de constituer une preuve définitive.
C'est une découverte biologique qui pourrait bien bousculer l'histoire de la peinture italienne. Des traces d'ADN ont été prélevées par frottement sur un croquis dessiné à la craie rouge intitulé L'Enfant saint, une œuvre de la Renaissance attribuée à Léonard de Vinci. Le génome correspond aux fragments génétiques récupérés sur une lettre écrite dans les années 1400 par Frosino di ser Giovanni da Vinci, un cousin du grand-père du génie italien qui a marqué le XVe siècle.
En laboratoire, les chercheurs ont constaté que le dessin et la correspondance contiennent des séquences du chromosome Y appartenant à une ligne génétique spécifique, dont l'ancêtre commun serait originaire de Vinci, en Toscane, la ville natale du célèbre peintre. Ces résultats viennent d'être publiés dans la base de données bioRxiv, une plateforme de prépublication scientifique dans le domaine des sciences de la vie. Ils seront analysés prochainement par des confrères, étape nécessaire dans le processus de validation de toute recherche.
Selon Charlie Lee, généticien responsable du Jackson Laboratory for Genomic Medicine dans le Connecticut, aux Etats-Unis, la récupération de ces séquences est «un excellent point de départ» pour la reconstitution de l'ADN du polymathe italien. D'autres experts appellent toutefois à la prudence: L'Enfant saint pourrait bien avoir été réalisé par un des élèves de Léonard de Vinci, faussant toute reconstitution génomique. «C'est pile ou face», tempère le spécialiste, qui admet que toute personne ayant manipulé le dessin au fil des ans –un élève, un conservateur– peut être à l'origine des fragments retrouvés. En clair, prouver que cet ADN est bien celui du maître reste, pour l'instant, une hypothèse plus qu'une certitude. Reconstituer le patrimoine génétique de Léonard de Vinci profiterait à l'art et à la science, avec à la clé l'authentification de nouvelles œuvres. Les biologistes y voient également un moyen de déceler des pistes expliquant les capacités artistiques et intellectuelles du génie, ainsi que sa longévité, peut-on lire dans les colonnes de Live Science.
De nombreuses difficultés
Mais de nombreux obstacles se sont dressés sur le chemin de la reconstitution génomique. Pour comparer les échantillons prélevés, les scientifiques doivent obtenir d'autres sources d'ADN du célèbre peintre ou de sa famille. Problème: sa tombe a été partiellement détruite pendant la Révolution française, et sa dépouille perdue, ou mélangée à d'autres, lors d'un transfert vers la chapelle Saint-Hubert à Amboise, en Indre-et-Loire. Impossible également de situer la mère de Léonard de Vinci, Caterina di Meo Lippi, qui repose dans un lieu à ce jour inconnu. De surcroît, les scientifiques se sont vu refuser l'accès à la sépulture du père, à Florence.
Reste une option: retrouver d'autres membres de la famille. Les chercheurs analysent actuellement trois ossements récupérés dans le caveau où est enterré le grand-père de l'artiste, en Italie. Des échantillons d'ADN sont également prélevés sur ses descendants vivants. À cela s'ajoute une enquête presque romanesque autour d'une mèche de cheveux découverte en 1863 à Amboise, présentée comme ayant appartenu au peintre, toujours en cours d'analyse.
En parallèle, la chasse aux lettres et œuvres ayant conservé de l'ADN du peintre ou de son ascendance est ouverte. À ce jour, les scientifiques ont comparé le génome de la première missive retrouvée avec environ 90.000 marqueurs connus. Chaque nouvelle correspondance ou dessin susceptible d'avoir été manipulé par Léonard de Vinci devient ainsi un indice précieux.
Pour S. Blair Hedges, biologiste à l'Université Temple en Pennsylvanie, la prépublication «est un excellent article» qui utilise «des techniques de pointe» pour tirer ses conclusions. Avec cette étude, les chercheurs espèrent obtenir un coup de pouce des autorités et des archivistes, qui les autoriseraient à prélever davantage d'échantillons sur les œuvres de Léonard de Vinci. Car c'est seulement en multipliant les prélèvements qu'ils pourront trancher cette question: avons-nous entre les mains, cinq siècles plus tard, un morceau d'ADN du génie de la Renaissance ?


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