L'improbable défaite (2-0) subie par le MC Alger, ce samedi au Loftus Versfeld Stadium de Pretoria, face aux Mamelodi Sundowns, a scellé le sort des Algérois en Ligue des champions de la CAF. Une élimination prématurée qui met en lumière les lacunes persistantes d'un collectif incapable de franchir le cap des quarts de finale. Une défense toujours en chantier Dès les premières minutes, le ton était donné. À la 7e minute, une perte de balle de Larbi Tabti aux abords de la surface profitait à Brayan Léon Muñiz, qui ne se faisait pas prier pour faire trembler les filets algérois. Cueilli à froid, le MCA voyait ses espoirs vacillés d'entrée. Ce but précoce a mis en évidence un chantier défensif loin d'être achevé. Manque de coordination, absence de communication et fébrilité dans les duels ont pesé lourd face à une formation sud-africaine disciplinée et bien organisée. Une stratégie trop prudente L'entraîneur algérois a semblé préparer son équipe pour préserver le nul, à défaut d'oser jouer la victoire. Une approche prudente qui s'est retournée contre ses hommes, incapables de reprendre la maîtrise du jeu. La domination des Sundowns s'est installée progressivement, confisquant le ballon et empêchant les Algérois d'occuper durablement le camp adverse. Malgré quelques tentatives offensives, l'excès de précipitation et les initiatives individuelles ont pris le pas sur le jeu collectif. Certains joueurs, emportés par l'envie d'inscrire le but salvateur, ont oublié les fondamentaux d'un football structuré et solidaire. Le coup de grâce Au retour des vestiaires, l'intensité montait d'un cran. Les Sud-Africains contrôlaient le tempo et rendaient la circulation du ballon difficile aux visiteurs. Les occasions d'égaliser existaient, mais le manque de lucidité et de régularité dans l'effort annihilait les espoirs algérois. Le K.-O. intervenait à la 63e minute. Profitant de l'apathie défensive, Brayan Léon Muñiz devançait Ayoub Abdellaoui au premier poteau avant de conclure dans un angle fermé sur un centre venu de la gauche. Un doublé synonyme d'élimination. Dans l'autre rencontre du groupe, Al Hilal Omdurman s'est imposé face à Saint-Eloi Lupopo (1-0), confirmant le classement final et reléguant le MCA à la troisième place. Coupe de la CAF : l'USMA confirme Au terme d'un duel intense mais fermé, USM Alger et OC Safi se sont neutralisés (0-0) lors de la dernière journée du groupe A de la Coupe de la Confédération de la CAF. Déjà qualifiées avant le coup d'envoi, les deux formations jouaient la suprématie du groupe au stade 5-Juillet 1962. Au terme d'une rencontre fermée et pauvre en occasions franches, l'USM Alger a assuré l'essentiel en concédant un match nul (0-0) face à l'OC Safi. Un résultat suffisant pour permettre aux Algérois de conserver la tête du groupe A en Coupe de la confédération de la CAF et d'aborder les quarts de finale avec le statut de leader. Déjà qualifiés avant cette ultime journée de la phase de groupes, les deux formations se disputaient la suprématie du groupe. Forts de leur succès acquis au match aller au Maroc (1-0), les Usmistes abordent cette confrontation avec un léger ascendant psychologique. Sur le plan du jeu, la prestation des Rouge et Noir n'a toutefois pas pleinement convaincu. Peu inspirés offensivement, manquant de fluidité dans les transitions et d'efficacité dans le dernier geste, les coéquipiers de Chetti ont éprouvé des difficultés à imposer leur rythme. L'initiative a souvent été laissée aux visiteurs marocains, plus entreprenants et désireux de bousculer la hiérarchie. L'OC Safi s'est montré dangereux à plusieurs reprises, notamment par des tentatives lointaines et des incursions rapides sur les côtés. La défense algéroise a dû rester vigilante, multipliant les interventions décisives pour préserver sa cage inviolée. Malgré quelques frayeurs et une pression marocaine par séquences, l'arrière-garde usmiste a tenu bon, affichant solidité et discipline. En seconde période, le scénario est resté similaire : un engagement physique marqué, mais peu d'occasions nettes de part et d'autre.