Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.
«Les interventions étrangères illégitimes sont parmi les principaux facteurs qui exacerbent l'instabilité en Afrique» Session de la Conférence des chefs d'Etat et de gouvernement de l'UA
Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a insisté, avant-hier samedi, à Addis-Abeba, sur la nécessité de contrer les ingérences étrangères illégitimes, identifiées comme un facteur majeur d'instabilité et d'obstacles à la résolution des conflits et au renforcement de la démocratie en Afrique. «Les interventions étrangères illégitimes sont parmi les principaux facteurs qui exacerbent l'instabilité et compromettent les processus de règlement des conflits et de consolidation démocratique en Afrique», a-t-il indiqué, appelant à la pleine mise en œuvre de l'architecture africaine de paix et de sécurité, transformant le principe de solutions africaines aux problèmes africains en réalité concrète. Dans son allocution au Sommet du Comité des Dix (C-10) de l'Union africaine (UA) sur la réforme du Conseil de sécurité des Nations unies, tenu en marge de la 39ème session ordinaire du Sommet de l'UA, lue par le Premier ministre, Sifi Ghrieb, le chef de l'Etat a évoqué les multiples crises, imbriquées, auxquelles fait face l'Afrique. «L'Afrique fait face à de multiples crises imbriquées, allant de l'extension des fléaux du terrorisme et de la criminalité transfrontalière organisée et de la prolifération des foyers de tension et des conflits, jusqu'au phénomène des changements anticonstitutionnels de gouvernement, avec leur cortège d'instabilité et de défis en matière de gouvernance», a-t-il dit. Dans cette perspective, a poursuivi le chef de l'Etat, tout en mesurant pleinement la profondeur et la gravité de ces défis, nous nous attachons à faire de cette conjoncture un levier pour renouveler notre détermination et unir nos volontés. «Nos démarches coïncident avec un soutien international inédit à la position africaine unifiée, ce qui nous engage collectivement à œuvrer résolument pour traduire cet appui en une volonté internationale agissante nous permettant d'atteindre les objectifs tracés», a-t-il poursuivi. . Il va de soi, a encore indiqué Abdelmadjid Tebboune, que le continent africain puisse occuper la place qui lui revient au Conseil de sécurité, compte tenu de son poids géopolitique, de son importance économique et de son apport civilisationnel. Estimant que la réalisation de cet objectif ne relève ni d'une faveur ni d'un don, mais constitue un droit historique dont la reconnaissance a tardé et une injustice qu'il convient de réparer. «Nos pays sont aujourd'hui, plus que jamais, en mesure de proposer des solutions efficaces et d'assumer pleinement leurs responsabilités dans l'instauration de la paix, d'autant que la majorité des questions à l'ordre du jour du Conseil de sécurité concernent la sécurité et la stabilité de l'Afrique» a ajouté le chef de l'Etat. Dans son message, le Président Tebboune a réitéré l'engagement indéfectible de l'Algérie à œuvrer collectivement dans le cadre du Comité des Dix et à défendre la position africaine unifiée, telle qu'exprimée dans la Déclaration de Syrte et confirmée dans le cadre du Consensus d'Ezulwini, nous nous engageons à poursuivre sans relâche nos efforts pour porter la voix de l'Afrique, répondre à ses revendications légitimes et mettre fin à l'injustice historique dont elle a été victime. «Nous sommes convaincus que notre sommet contribuera à renforcer l'unité africaine, à construire une vision globale et à trouver des solutions collectives à même de consolider la sécurité et la paix sur notre continent et de rétablir la confiance dans le multilatéralisme efficace et équilibré au niveau international», a conclu le chef de l'Etat.