Au regard de sa position géographique importante et stratégique, l'Algérie est apte à devenir un pôle régional d'arbitrage commercial international et de règlement des différends liés à l'investissement et au commerce international. C'est ce qu'a souligné avant-hier le ministre de la Justice, garde des Sceaux, M. Lotfi Boudjemaâ, à l'ouverture du Séminaire international sur le thème ''Arbitrage international, souveraineté et modes alternatifs de règlement des différends''. Dans ce cadre, le ministre a précisé que la proposition lors de cette rencontre d'une recommandation visant à «créer le Centre algérien de règlement des différends est à même de contribuer activement à la réalisation de plusieurs objectifs d'intérêt commun». Une telle initiative «est à même de renforcer l'attractivité des investissements directs étrangers, compte tenu de son rôle pivot dans le soutien au développement économique global», a-t-il ajouté, soulignant que «l'existence d'un Centre national d'arbitrage agréé constitue l'une des garanties essentielles rassurant les investisseurs étrangers». Dans le même sillage, M. Boudjemaâ a insisté sur le fait que cette démarche «contribuera à consolider la sécurité juridique et judiciaire, en garantissant la neutralité, l'intégrité et l'indépendance du futur centre», relevant que «l'arbitrage international est un instrument juridique efficace, fondé sur la volonté des parties, l'indépendance de la décision et le respect des spécificités juridiques et culturelles. Ce qui explique l'intérêt croissant que lui portent les Etats et les institutions internationales en tant que levier d'amélioration du climat des affaires, d'attraction des investissements et de renforcement de la sécurité juridique». Ce processus, a-t-il expliqué, représente une véritable opportunité pour contribuer à la formation d'arbitres et d'avocats spécialisés et au renforcement de leurs compétences dans le domaine de l'arbitrage international. Etant donné que l'arbitrage international et les modes alternatifs de règlement des différends sont des piliers fondamentaux pour établir la justice, le ministre a rappelé que «le législateur algérien a réglementé l'arbitrage commercial international au titre des modes alternatifs de règlement des différends dans le Code de procédure civile et administrative, et dans la loi 18-22 relative à l'investissement, notamment son article 12 qui accorde aux investisseurs, qu'ils soient étrangers ou nationaux, le droit de recourir à l'arbitrage».