C'est avec soulagement que les médias italiens ont accueilli la qualification de l'Atalanta Bergame en Ligue des champions, après sa victoire 4-1 contre le Borussia Dortmund mercredi soir (défaite 2-0 à l'aller en Allemagne), évitant que le football italien ne soit rayé de la carte dès la fin février et n'expédie aucun club en huitièmes de finale. «Il faut admettre que nous y pensions fortement après les trois nettes défaites de la première manche de ces barrages, peut-on lire dans l'éditorial de La Gazzetta dello sport. Et que le revers de l'Inter Milan face à Bodo/Glimt à San Siro, mardi (1-2, 1-3 à l'aller), nous a confortés dans nos craintes. Mais l'Atalanta a réussi à renverser la vapeur, assurant notre présence parmi les seize meilleurs clubs de C1, alors que la Juventus est passée tout près du miracle». Mais pas de quoi pavoiser, comme le laisse entendre l'ancien entraîneur Arrigo Sacchi dans cette même Gazzetta : «Au-delà des épisodes plus ou moins favorables, si l'équipe la plus forte d'Italie est battue deux fois et éliminée par un club norvégien, il faudrait commencer à se poser des questions». «Tout ça n'est pas très rassurant pour le football italien à un mois du premier barrage de la Nazionale de Rino Gattuso sur la route du Mondial 2026», estime Il Corriere della Sera. L'échec de l'Inter, finaliste de la Ligue des champions en 2023 et 2025, aujourd'hui confortable leader de la Serie A, oblige les Transalpins à un constat douloureux. «Les barrages sont devenus une espèce de triangle des Bermudes qui nous afflige. L'an dernier, ils avaient été fatals à trois de nos clubs, cette saison seule l'Atalanta a survécu. Ce qui nous pousse à une réflexion sur le déclin de notre football. Nous manquons clairement de l'intensité nécessaire pour être compétitifs en Europe», ajoute le quotidien italien.