Le prix du gaz sur les marchés européens a atteint jusqu'à 785 dollars pour 1.000 m3, pour la première fois depuis janvier 2023, à la bourse ICE de Londres dans le contexte des déclarations du Corps des gardiens de la révolution islamique annonçant la fermeture du détroit d'Ormuz. Le prix du contrat à terme d'avril sur le hub TTF aux Pays-Bas a atteint environ 785 dollars pour 1.000 m3, soit 65,5 euros par MWh (sur la base du taux de change euro/dollar actuel, les prix de l'ICE étant libellés en euros par MWh). La hausse des cours depuis le début de la journée a atteint jusqu'à 45%. À l'heure actuelle, le prix du gaz a ralenti sa progression pour se situer autour de 700 dollars. Auparavant, le conseiller du commandant des pasdarans, le général Ebrahim Jabbari, avait menacé de «brûler» tout tanker qui tenterait de traverser le détroit d'Ormuz. Dans le même temps, le Commandement central des Etats-Unis (Centcom) affirme que le détroit d'Ormuz reste ouvert à la navigation civile. Par ailleurs, la compagnie publique pétrolière et gazière Qatar Energy a annoncé la suspension de la production de gaz naturel liquéfié (GNL) et de produits associés en raison des frappes aériennes iraniennes. Le Qatar est le troisième exportateur mondial de GNL après les Etats-Unis et l'Australie. Sa capacité de production de GNL s'élève à 77 millions de tonnes par an. Le pays avait précédemment annoncé son intention d'augmenter cette capacité à 142 millions de tonnes. Dans le même temps, le prix du pétrole Brent a dépassé 85 dollars le baril pour la première fois depuis le 19 juillet 2024. Vers 11h20 (UTC), le Brent progressait de 9,49% à 85,12 dollars le baril, avant de ralentir autour de 84,15 dollars (+8,25%) vers 11h30. Le pétrole WTI avec livraison en avril 2026 s'établissait alors à 76,66 dollars le baril (+7,62%).