Les participants au ''Global Africa Tech 2026'', dont les travaux ont débuté samedi passé à Alger, ont appelé à asseoir une souveraineté numérique africaine qui permette au continent de s'imposer comme un partenaire et un acteur clé du numérique mondial. S'exprimant à l'occasion, la vice-présidente de la Commission de l'Union africaine (UA), Mme Selma Malika Haddadi, a exprimé la reconnaissance de l'organisation continentale envers le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, pour l'organisation de haut niveau de cet important événement, soulignant que les aspects liés au domaine des télécommunications «ne sont plus de simples questions techniques, mais des enjeux stratégiques qui concernent l'avenir de l'Afrique». Lors de son intervention, la même responsable a passé en revue l'expérience de l'Algérie en la matière, en soulignant sa contribution majeure au projet de dorsale transsaharienne à fibre optique ainsi que ses avancées dans le domaine spatial. Elle a rappelé que la souveraineté numérique demeure une condition indispensable à la concrétisation de l'Agenda 2063 de l'Union africaine. De son côté, l'Envoyé spécial du Secrétaire général des Nations unies pour les technologies numériques et émergentes, M. Amandeep Singh Gill, a mis en garde contre le risque de dépendance technologique de l'Afrique vis-à-vis des systèmes d'intelligence artificielle (IA) étrangers, souvent inadaptés aux spécificités culturelles et linguistiques du continent. Il a insisté sur l'urgence des prochaines années : pour que l'Afrique soit actrice de son développement dans les domaines de la santé, de l'agriculture et du climat, elle doit impérativement renforcer ses capacités propres d'innovation numérique d'ici deux à cinq ans. Dans ce contexte, M. Gill a salué la stratégie ''Algérie numérique 2030'', ainsi que la création du Conseil scientifique de l'intelligence artificielle, estimant que de telles décisions sont de nature à permettre à l'Afrique de «prendre son destin en main». Lors d'une session consacrée à la protection des réseaux internet africains, l'accent a été mis sur la sécurisation des câbles sous-marins, le développement de plate-formes stratégiques de télécommunications et le renforcement de la résilience des flux internationaux de données. Les participants ont, en outre, évoqué la création de corridors intégrés, destinés à soutenir le développement transfrontalier et à consolider le positionnement de l'Algérie en tant que hub majeur pour l'interconnexion maritime et le transit des données vers l'intérieur du continent. Organisé sous le haut patronage du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, le ''Global Africa Tech 2026'' constitue une plate-forme de réflexion stratégique sur la concrétisation d'une vision africaine ambitieuse, tendant à instaurer une souveraineté réelle dans le domaine des télécommunications.