L'Algérie et la Belgique vont élever leur coopération à la hauteur de leurs ambitions communes. C'est ce qui ressort des entretiens qu'a eus le ministre d'Etat, ministre des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l'étranger et des Affaires africaines, Ahmed Attaf, en visite officielle en Belgique, chargé par le Président Abdelmadjid Tebboune, avec le vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères de Belgique, Maxime Prévot. Dans ce sens, plusieurs axes d'action ont été identifiés. En premier lieu : accroître davantage le volume de nos échanges commerciaux, qui s'établissent actuellement à environ 1,5 milliard de dollars. Dans ce cadre, Ahmed Attaf a indiqué avoir plaidé pour «une meilleure facilitation de l'accès des produits algériens aux marchés belge et européen, notamment les produits agricoles et agro-alimentaires, les produits sidérurgiques, le ciment et ses dérivés, ainsi que les produits pharmaceutiques». En deuxième lieu : réactiver les mécanismes de coopération bilatérale, en particulier la Commission mixte de coopération économique et le Conseil d'affaires conjoint. En troisième et dernier lieu : nécessité de poursuivre la modernisation du cadre juridique régissant notre coopération, en actualisant les instruments existants et en concluant de nouveaux accords à même d'ouvrir la voie à des domaines de coopération encore plus prometteurs. Ahmed Attaf s'est, en outre, «réjoui vivement de cette visite qui intervient à un moment particulièrement opportun pour appuyer la nouvelle dynamique qui caractérise les relations entre nos deux pays. Une dynamique qui se manifeste avec force à trois niveaux essentiels : le niveau politique, celui de la coopération sectorielle et, enfin, celui des échanges économiques». «Je suis convaincu que la conjugaison de ces trois niveaux nous permettra de franchir ensemble un nouveau cap vers un partenariat renforcé entre l'Algérie et la Belgique», a dit Ahmed Attaf. Au niveau politique, il s'est félicité que cette visite «intervienne seulement quelques mois après celle effectuée par mon ami Maxime Prévot en Algérie en juillet dernier, elle-même précédée de la tenue de la cinquième session des consultations politiques entre nos deux pays amis. Cette régularité dans le dialogue est un signe d'intérêt, de vitalité et de confiance mutuelle. Nous sommes d'ailleurs convenus aujourd'hui de poursuivre sur cette lancée, en convoquant la sixième session des consultations politiques à Bruxelles dès le mois de septembre prochain». Ahmed Attaf a noté que «des résultats tangibles sont enregistrés dans plusieurs domaines, notamment le transport aérien et maritime, la maintenance et la construction navale, la santé avec une coopération hospitalière renforcée, la justice avec une bonne coopération en matière d'entraide judiciaire, l'environnement, ainsi que la gestion des questions migratoires». «Au troisième niveau, celui des échanges économiques, nous saluons le regain d'intérêt des entreprises belges pour le marché algérien, qui s'est manifesté notamment par l'ouverture d'une représentation économique belge à Alger en octobre dernier», a-t-il soutenu. Il a invité les opérateurs économiques belges à accroître leur présence en Algérie et à saisir les nombreuses opportunités d'investissement qui ne cessent d'émerger, notamment dans les secteurs de l'énergie, tant conventionnelle que renouvelable, des mines, de l'agriculture saharienne, de l'industrie, des transports et de l'innovation. Les deux ministres ont évoqué, d'autre part, les principales questions de l'heure, tant à l'échelle régionale qu'internationale. Ahmed Attaf s'est félicité, par la même occasion, «des convergences entre nos deux pays sur toutes ces questions et tant d'autres» et a tenue à «réaffirmer notre volonté de hisser le partenariat algéro-belge à des niveaux toujours plus élevés». Concernant la situation au Moyen-Orient, «notre vœu commun est que la raison l'emporte enfin et que les parties concernées retrouvent le chemin du dialogue et de la diplomatie, qui demeurent, le seul moyen viable pour résoudre durablement les conflits», a-t-il expliqué. Dans ce contexte, l'Algérie appelle la communauté internationale à «ne pas perdre de vue la question palestinienne, dont le règlement définitif, juste et durable demeure essentiel pour la paix, la sécurité et la stabilité au Moyen-Orient». Autre question évoquée : le partenariat entre l'Algérie et l'Union européenne.