Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a ordonné, lors de la réunion du Conseil des ministres qu'il a présidée dimanche, la présentation dans les plus brefs délais d'un plan d'exploration minière détaillé, marquant ainsi une nouvelle étape dans la stratégie nationale de valorisation des ressources naturelles et de diversification économique. Selon le communiqué du Conseil des ministres, ce plan devra « définir avec précision et en détail » les filières minières prioritaires pour la prochaine phase de développement, tout en fixant de manière rigoureuse les échéances d'exploitation et de production. L'objectif est d'inscrire l'action publique dans une logique d'efficacité, de visibilité et de résultats concrets sur le terrain. À travers cette instruction, le Chef de l'Etat a insisté sur la nécessité d'aligner le développement du secteur minier avec les ambitions économiques de l'Algérie. Il a souligné que la prochaine étape devait être « à la hauteur de l'ambition de l'Algérie », laquelle repose sur une vision de puissance économique sûre, fondée sur la diversification comme pilier central d'un Etat véritablement émergent. Dans cette perspective, le Président Tebboune a appelé à s'appuyer sur des indicateurs fiables et des réalisations mesurables, rompant avec toute approche approximative. Il a également insisté sur l'impératif d'accélérer la cadence d'exécution des projets et des orientations arrêtées, affirmant que seule une dynamique soutenue sera désormais acceptée pour les filières minières retenues. Le recours à la technologie constitue un autre axe majeur des orientations présidentielles. Le Président a ainsi ordonné de privilégier les outils technologiques avancés dans les opérations d'exploration, tout en valorisant les ressources humaines locales. Il a également encouragé la mobilisation des compétences algériennes établies à l'étranger, ainsi que le développement de partenariats avec des pays amis et alliés, afin de renforcer les capacités nationales dans ce secteur stratégique. Parallèlement à ces orientations dans le domaine minier, des avancées ont été enregistrées dans le secteur des hydrocarbures, avec le lancement d'une initiative visant à structurer la coopération africaine en matière de régulation énergétique. L'initiative, portée par l'Autorité de régulation des hydrocarbures (ARH) et l'Organisation des producteurs de pétrole africains, prévoit la création d'un forum africain des régulateurs du secteur des hydrocarbures. Ce projet a été au cœur des échanges entre le président de l'ARH, Amine Remini, et le secrétaire général de l'APPO, Farid Ghezali, lors d'une rencontre tenue début avril. Les discussions ont porté sur les enjeux actuels des marchés énergétiques, tant au niveau international qu'à l'échelle du continent africain. Le futur forum vise principalement à harmoniser les cadres réglementaires et à promouvoir les meilleures pratiques en matière de régulation des hydrocarbures. Il devrait également permettre de renforcer la coordination entre les pays africains producteurs, dans un contexte marqué par des mutations profondes du secteur énergétique mondial. Les deux parties ont exprimé une convergence de vues sur la pertinence de cette initiative et sur la nécessité de l'inscrire dans une feuille de route claire, structurée autour d'objectifs précis, d'étapes définies et de priorités partagées. Cette démarche traduit une volonté commune de renforcer l'intégration énergétique africaine et d'optimiser la gouvernance du secteur. Ainsi, entre la relance stratégique du secteur minier et le renforcement de la coopération africaine dans les hydrocarbures, l'Algérie confirme son ambition de consolider sa position en tant qu'acteur énergétique et minier majeur, tout en diversifiant les leviers de sa croissance économique.