L'audience s'est tenue en présence de la secrétaire d'Etat auprès du ministre chargé des Mines, Karima Bakir Tafer, de l'ambassadeur de Namibie en Algérie, Samuel Kaveto Mbambo, ainsi que de cadres des deux parties. Cette rencontre a constitué une plateforme d'échanges approfondis sur les voies et moyens de renforcer les relations de coopération bilatérale, notamment dans les secteurs des hydrocarbures et de l'industrie pétrolière et gazière, couvrant toutes les étapes de la chaîne de valeur : exploration, production, raffinage, transformation, liquéfaction et transport du gaz. Au cours des discussions, les deux parties ont salué la qualité des relations entre Alger et Windhoek et réaffirmé leur volonté de les hisser à un niveau de partenariat concret, fondé sur des projets tangibles et des programmes d'action exécutifs, capables de consolider l'intégration économique et le développement durable à l'échelle africaine. Les échanges ont également porté sur l'élargissement des domaines de coopération, incluant l'échange d'expertises en matière de régulation, de gestion, de législation, de formation et de réalisation d'études spécialisées liées à l'industrie pétrolière et gazière. Dans ce cadre, Mohamed Arkab a souligné la nouvelle dynamique des relations de l'Algérie avec les pays africains, réaffirmant l'engagement du pays pour une politique énergétique basée sur le renforcement des partenariats Sud-Sud et l'expansion de la présence du groupe Sonatrach sur le continent. Cette démarche s'inscrit dans les engagements régionaux et nationaux de l'Algérie, conformément aux instructions du président de la République, Abdelmadjid Tebboune. La rencontre a également permis de mettre en avant les contributions de l'Algérie dans la formation des compétences africaines via ses instituts spécialisés, notamment l'Institut algérien du pétrole (IAP), ainsi que son expertise dans la recherche et l'exploration, le développement des gisements, le raffinage, la production et le transport du gaz et du gaz naturel liquéfié (GNL). Les aspects réglementaires et fiscaux ont été abordés, avec pour objectif de parachever les mécanismes d'assistance technique, d'analyser les modèles économiques adoptés et de revoir les régimes fiscaux pour optimiser les recettes publiques. Il a été convenu d'instaurer des mécanismes opérationnels pour concrétiser les axes de coopération et d'organiser des visites de terrain sur les sites énergétiques. Pour sa part, Kornelia Shilunga a exprimé la reconnaissance de son pays envers l'Algérie pour son soutien, saluant l'expérience algérienne dans la gestion du secteur des hydrocarbures, qu'elle a qualifiée d'exemplaire. Elle a réitéré la volonté de la Namibie de s'appuyer sur cette expertise pour développer son industrie pétrolière et gazière et élargir l'utilisation de l'énergie et de ses produits au service de l'économie nationale. La responsable namibienne a également manifesté l'intérêt de son pays pour le renforcement des partenariats avec les entreprises algériennes, notamment Sonatrach, afin de développer l'ensemble de la chaîne de valeur dans le domaine des hydrocarbures. Cette rencontre traduit une nouvelle étape dans le renforcement des liens énergétiques entre l'Algérie et ses partenaires africains, plaçant la coopération Sud-Sud au cœur de la stratégie régionale et du développement durable du continent. Les discussions ont également mis en lumière l'importance de promouvoir l'innovation technologique et la transition énergétique dans le secteur des hydrocarbures. Les deux parties ont convenu d'explorer des initiatives conjointes en matière de recherche sur les énergies renouvelables, l'efficacité énergétique et la réduction des émissions de gaz à effet de serre, afin d'inscrire la coopération bilatérale dans une perspective durable et respectueuse de l'environnement, en phase avec les ambitions continentales et internationales en matière d'énergie propre.