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Le projet de réalisation d'un nouveau marché de gros des produits alimentaires à Alger relancé Alors que le lancement de sa concrétisation a été entravé par l'absence d'accord pour le déclassement du terrain
La ministre du Commerce intérieur et de la Régulation du marché national, Mme Amel Abdellatif, est revenue, avant-hier jeudi, sur le projet de réalisation d'un nouveau marché de gros des produits alimentaires à Alger, assurant que le secteur poursuit, en concertation avec les différents acteurs concernés, la recherche d'alternatives foncières et techniques appropriées. «Le secteur œuvre, dans le cadre d'une approche participative et coordonnée, à la recherche d'alternatives foncières et techniques adéquates permettant la concrétisation de ce projet dans les meilleurs délais, de manière à assurer le transfert de l'activité vers un espace organisé répondant aux normes juridiques, techniques, sanitaires et sécuritaires et soumis à un système de facturation et de suivi financier», a-t-elle indiqué. Intervenant lors d'une plénière du Conseil de la nation consacrée aux questions orales, et présidée par Omar Khemayas, vice-président du Conseil, en présence de la ministre des Relations avec le Parlement, Mme Nadjiba Djilali, la ministre a fait savoir qu'une assiette foncière avait été proposée dans la commune de Birtouta pour la réalisation dudit projet. «Une assiette foncière avait été proposée au niveau de la commune de Birtouta, où des études techniques ont été menées et un accord de principe accordé pour la réalisation du projet. Cependant, ce terrain étant classé comme agricole stratégique, toute modification de sa vocation a été refusée, empêchant ainsi le lancement du chantier», a-t-elle dit. Faisant remarquer que l'organisation des marchés de gros ne constitue pas une simple mesure administrative, mais un choix stratégique lié à la restructuration du système national de distribution, à la lutte contre l'économie informelle et au renforcement de la sécurité alimentaire du pays, Mme Amel Abdelatif a affirmé que l'objectif est de transférer l'activité commerciale vers un espace organisé, conforme aux normes juridiques, sanitaires et sécuritaires, tout en instaurant un système de facturation et de suivi financier. «Une telle organisation permettrait également de renforcer les recettes du Trésor public et de mieux protéger les consommateurs». Evoquant l'approvisionnement du marché, la ministre a assuré qu'une stabilité remarquable est enregistrée dans l'approvisionnement en produits de base au niveau des wilayas du Sud, grâce aux programmes de suivi assurés par les directions locales du commerce. «Le secteur œuvre à développer un système de compensation des coûts dans le cadre d'une vision réformatrice intégrée alliant efficacité économique et transparence dans la gestion, conformément aux orientations des hautes autorités du pays», a observé la ministre, faisant savoir que la nouvelle formule proposée pour le calcul des coûts est le résultat d'une étude technique prenant en considération les distances effectives, les spécificités des infrastructures, ainsi que le vrai coût du transport. Pour ce qui est de la protection du consommateur et la qualité des produits nationaux, la ministre du Commerce intérieur et de la Régulation du marché national a assuré que le secteur poursuit le développement d'un système de contrôle moderne, reposant sur la compétence scientifique, l'opérationnalité et la complémentarité institutionnelle, renforçant ainsi la sécurité sanitaire et alimentaire, préservant les droits du consommateur et consacrant les fondements d'un marché national organisé et transparent. «Ce dispositif accompagne les mutations que connaît l'activité commerciale, notamment avec l'essor des transactions électroniques et le développement du commerce via les plate-formes numériques, soulignant que les efforts sont orientés vers l'élargissement du champ de contrôle pour inclure le suivi des offres en ligne et la détection des pratiques illégales dans l'espace virtuel», a ajouté Mme Amel Abdellatif. Rabah Mokhtari