Le chargé du dossier des nouvelles wilayas au Cabinet du ministère de l'Intérieur, des Collectivités locales et des transports, Mohamed Ferrari, a évoqué, hier mercredi, la nouvelle organisation territoriale en 69 wilayas. Affirmant que le prochain rendez-vous électoral, les législatives du 2 juillet, sera maintenu dans des conditions normales grâce à une mobilisation logistique importante. « La réussite de cette réforme territoriale passe également par une organisation rigoureuse des échéances électorales », a-t-il indiqué, faisant savoir que les nouvelles wilayas ont engagé l'aménagement des sièges destinés aux délégués de l'Autorité nationale indépendante des élections (ANIE), tout en préparant les centres et bureaux de vote, notamment dans les écoles primaires. S'exprimant sur les ondes de la Chaîne III de la Radio nationale à l'émission ''L'invité du jour'', Mohamed Ferrari a fait état de la mobilisation des moyens informatiques, de transport et de restauration pour les encadreurs, conformément, a-t-il dit, à l'article 7 du code électoral qui confie à l'administration la prise en charge de ces aspects. « Les wilayas mères continuent d'assurer un rôle d'accompagnement jusqu'au 31 décembre 2026 afin de garantir une continuité sans perturbation », a-t-il poursuivi. Faisant remarquer que la phase de transition vers les 69 wilayas est déjà en cours et s'appuie sur une feuille de route précise. Cette transition, a-t-il précisé, est déjà mise en place à travers le déploiement de cette feuille de route sous la supervision du ministère de l'Intérieur. « Cette période, qui ne dépasse pas sept mois, doit s'achever avant la date butoir du 31 décembre 2026. Elle prévoit une coordination quotidienne entre les différents acteurs afin d'assurer une progression graduelle sans porter atteinte aux intérêts des citoyens », a-t-il observé. Relevant que sur le plan budgétaire, les wilayas-mères continuent temporairement de gérer les finances, mais les nouvelles wilayas disposeront ensuite de leur propre budget de fonctionnement et d'équipement. « Après le 31 décembre, les nouvelles wilayas seront autonomes avec leur budget et leurs projets d'investissement », a encore fait savoir Mohamed Ferrari, révélant qu'un Décret est en préparation pour organiser le transfert des actifs et passifs, ainsi que le partage des recettes fiscales. Rappelant que le nouveau découpage territorial, officialisé le 4 avril dans le Journal officiel, constitue une réforme majeure visant à améliorer la gouvernance locale, l'invité de la Chaîne III de la radio nationale a précisé que c'est un engagement du président de la République visant à réduire les disparités et à rapprocher l'administration du citoyen », indiquant que cette réforme repose sur quatre axes principaux. « D'abord, le passage de 58 à 69 wilayas grâce à la promotion de 11 circonscriptions administratives. Ensuite, le renforcement de la décentralisation avec la création d'assemblées populaires de wilaya favorisant une gestion participative. Troisièmement, une meilleure répartition des ressources pour une gestion plus efficace des territoires. Enfin, la mobilisation de moyens humains et matériels importants pour accompagner la transition », a-t-il dit encore. Faisant remarquer que cette réorganisation touche plus de 2,5 millions d'habitants et concerne 40 daïras et 108 communes, sans modification du nombre total de communes. La nouvelle organisation territoriale en 69 wilayas, a-t-il ajouté encore, s'appuie sur des critères scientifiques et techniques afin d'assurer une meilleure efficacité administrative, faisant observer que pour accompagner cette transformation, une vaste opération de recrutement a été lancée dont la première des 1.800 postes budgétaires finalisée. « Nous avons prévu 1.800 postes budgétaires sur deux phases. La première phase, déjà finalisée, a permis le recrutement de 1.200 cadres pour encadrer 7 des 11 nouvelles wilayas, tandis qu'une seconde phase de 600 postes doit débuter prochainement. Une éventuelle troisième phase reste envisageable selon les besoins », a-t-il expliqué. Relevant que ce processus se distingue par sa dématérialisation complète via une plate-forme numérique permettant le dépôt et le suivi des candidatures en ligne, garantissant transparence et rapidité.