À l'approche des élections législatives prévues le 2 juillet prochain, le parti Jil Jadid intensifie sa mobilisation en direction de la diaspora algérienne. Dans un communiqué publié le 24 avril, sa branche internationale, ''Jil Jadid Monde'', insiste sur le rôle central des Algériens établis à l'étranger dans ce scrutin. Le mouvement pose d'emblée une question qu'il juge fondamentale : la décision politique à venir peut-elle se faire sans la participation de la diaspora ? Tout en reconnaissant un climat de doute et une confiance fragilisée chez une partie des citoyens expatriés, Jil Jadid appelle à ne pas céder au désengagement. «Renoncer, c'est laisser d'autres décider à notre place», souligne le communiqué, qui considère la participation comme un levier essentiel pour peser sur l'avenir du pays. Dans cette perspective, le parti confirme sa participation aux législatives et annonce la mise en place d'une organisation dédiée à l'international. L'objectif est d'encadrer la mobilisation, de structurer la campagne et d'ouvrir ses listes électorales aux militants comme aux acteurs de la société civile issus de la diaspora. Plusieurs responsables ont ainsi été désignés pour piloter les opérations électorales dans différentes circonscriptions à l'étranger. En France, Imad Bouloudene couvrira l'Île-de-France, Heythem Gaba le Sud et Yassine Mami le Nord. Samir Cherifi sera en charge de la circonscription Europe–Amérique, tandis que Fatah Bendali supervisera la zone Maghreb et monde arabe. Sur le plan administratif, ''Jil Jadid Monde'' indique avoir déjà entamé le retrait des dossiers de candidature dans certaines circonscriptions. Toutefois, des zones d'ombre persistent. Le parti attend notamment l'installation effective des coordinateurs de l'Autorité nationale indépendante des élections (ANIE) auprès des consulats, condition jugée nécessaire pour clarifier plusieurs aspects pratiques. Parmi les points soulevés figurent le découpage électoral à l'étranger, certaines formalités administratives – comme l'extrait de rôle – difficiles à accomplir hors du lieu de résidence, ainsi que les facilités que pourraient accorder les consulats afin de permettre aux candidats de finaliser leurs dossiers dans les délais impartis.