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TLEMCEN: Avant-première du film sur Ibn Khaldoun
Publié dans Le Quotidien d'Oran le 25 - 02 - 2012

« Mon but, ce n'est pas de donner un cours, mais l'envie de faire connaître ce personnage multiple chez les enfants, les jeunes…Moi, je découvre, j'apprends, je communique… Moi-même, tout ce que je savais sur Ibn Khaldoun, c'est qu'il était le précurseur de la sociologie. Concernant Sidi Boumediène, je pensais que c'était un simple marabout, jusqu'au moment où j'ai assisté au tournage du film sur sa vie». avouera Chergui Kharroubi, cinéaste algérien installé actuellement à Bruxelles, lors du débat qui suivra la projection en avant-première de son film documentaire «Ibn Khaldoun» dans la soirée de mercredi dernier à la maison de la culture Abdelkader Alloula.
Ce film de 70 mn est produit par Yacine Lalaouit (Laïth Médias) dans le cadre de la manifestation de 2011. Le scénario est cosigné par Chergui Kharroubi et Helène Victor (sa femme, ndlr). Le tournage a pris une année et demie, selon le réalisateur. Au casting, les deux frères Oussama et Akram Djeghim, âgés respectivement de 16 et 25 ans, ainsi que l'acteur Dahmane Aidrous, incarnent tour à tour les diverses tranches de vie de cet illustre homme de science et historien, depuis son enfance jusqu'à sa vieillesse et sa mort, en passant par son adolescence et sa jeunesse. Quant à la femme d'Ibn Khaldoun, son personnage est incarné par l'actrice montante native de Constantine, Mouni Boualem. En voix off, le duo Abdenour Chellouche (Ibn Khaldoun) et Hadjila Khelladi (narratrice).
Le film documentaire est ponctué par des interviews, des commentaires et des témoignages apportés par un panel d'historiens, d'anthropologues, de politologues et de sociologues, à l'exemple de Mohammed Negadi, Ghaouti Bensenouci, Abdelhamid Hadjiat, Malek Chebel, Réda Malek, Ives Locoste, Xavier Ballestin Navarro…
«Si on fait l'impasse sur Ibn Khaldoun, on fait l'impasse sur notre identité», soulignera Malek Chebel. Quant à Réda Malek, il ne manquera pas d'évoquer l'ubuesque épisode du «laser du FIS» qui aurait fait retourner Ibn Khaldoun dans sa tombe. «S'il venait à ressusciter, «nadab hnakou» (il se lacèrerait les joues) devant cette décadence». Mohammed Negadi comparera la «açabiya» au lobby (groupes de pression), avant de lever une équivoque paronymique par rapport à la prétendue position darwiniste d'Ibn Khaldoun. «Il s'agit d'une erreur commise par Vincent Monteuil qui a confondu qoudra (capacité) avec qirada (singes)», précisera-t-il. Indiquons au passage qu'Yves Locoste, qui parle du makhzen de l'époque, est l'auteur d'un livre sur Ibn Khaldoun intitulé «Ibn Khaldoun, naissance de l'histoire passée du tiers-monde» (2009).
Rappelons dans ce contexte que c'est à l'initiative de Mohammed Baghli, chercheur en legs universel, que se tenait au sein de la médersa Khaldouniya d'El-Eubbad (où enseigna Ibn Khaldoun) , actuellement musée des manuscrits islamiques, noyau de ce qui est aujourd'hui le campus universitaire, tous les 17 juillet (à partir de 2001 et jusqu'en 2003), une réunion académique, dite de restitution d'un cours à la double mémoire d'Ibn Khaldoun et du regretté Dr Abdelmadjid Meziane (titulaire d'un doctorat sur le célèbre auteur des Prolégomènes) Avec comme prélude des statues, des billets de banque et des timbres postes à l'effigie d'Ibn Khaldoun, le film débute (et se termine) par une séquence sur la mort du personnage avant un flash-back remontant le temps jusqu'à sa naissance et racontant sa vie (Tunis, Bejaïa, Gharnata, Fès, Frenda, Le Caire, Damas avec Tamerlan…), ses œuvres, ses principes, ses positions et sa vie sociale. Le tournage s'est déroulé en grande partie à Constantine (palais du Bey) ainsi qu'à Frenda (grottes), Bejaïa (El-Qaçaba), Biskra (El-Kantara), Alger (la Casbah), Tlemcen (mosquée de Sidi Boumediène, médersa El-Khaldouniya) ), outre Gharnata (Espagne).
«Je reconnais les erreurs, mais la question est : fallait-il ou non faire ce film ?», se justifiera Chergui Kherroubi quant au décalage chronologique (âge de Ibn Khaldoun), défaut de matérialisation sur la carte (itinéraire maritime) et autres anachronismes (décor ottoman à Gharnata, dont la cour est «abritée» par le palais du Bey de Constantine).
Il convient de souligner qu'à l'occasion du 6e centenaire de la mort d'Ibn Khaldoun (mars 2007), la Tunisie, sa terre natale, a célébré sa mémoire avec la réalisation d'un film documentaire réalisé par Lahbib Meslimani. Le Maroc a lui aussi rendu hommage à cet illustre personnage à travers la série télévisée docu-fiction(2008) : «Ibn Khaldoun ou Le Désir de sens» de Ahmed El-Maânouni. Comme repères toponymiques et patronymiques à Tlemcen, outre la médersa El-Khaldouniya, citons la rue Kaldoun, le CEM Ibn Khaldoun en face duquel se trouve une librairie éponyme, la maison d'édition Ibn Khaldoun, la famille Khaldoun… Ibn Khaldoun a eu un frère, Yahya Ibn Khaldoun, qui vécut sous le règne du souverain zianide de Tlemcen Abou Hammou Moussa II. Il rédigea un ouvrage qui décrit la dynastie de ce dernier.
Ibn Khaldoun, de son nom complet Abou Zeid Abd ur-Rahman bin Mohamad bin Khaldoun al-Hadrami (issu d'une famille noble originaire du Yémen, avant d'émigrer à Séville, Ceuta puis Tunis), vit le jour à Tunis le 27 mai 1332. Il mourut au Caire le mercredi 19 mars 1406. Il est l'auteur de la célèbre Muqaddima, du Kitab el-Ibar, entre autres…


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