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Tous les excès
Publié dans Le Quotidien d'Oran le 08 - 10 - 2014

« Tout ce qui est excessif devient insignifiant », disait Charles Maurice Talleyrand de Périgord, surnommé le « diable boiteux » par les historiens et ses contemporains français pour les intrigues auxquelles il a participé et son pied bot. Il fut révolutionnaire, opportuniste, corrompu et traître à Napoléon. De tout un système en place dont il fut, en définitive, la représentation parfaite. Les historiens me jugeront pour cet avis qui n'engage que moi. Mais il me semble être approprié pour cet homme, au demeurant illustre, qui ne servit que lui même.
Des excès de langage, d'attitudes, nous en sommes les témoins en cette phase importante de la vie de la Nation. Nous assenons nos vérités comme allant de soi, chacun défendant sa mosquée, si je puis dire, avec une hargne égale comme s'il était question de vie ou de mort d'un peuple. C'est un feu d'artifice dont on n'entend que les sifflements des fusées, attendant désespérément leur explosion en gerbes de toutes les couleurs pour éclairer le ciel sombre. Ce ciel qui demeure sombre. Il s'agit là d'une lutte, d'une bagarre dans un tunnel au cours de laquelle on ne reconnaît ni les siens ni ses ennemis. On lance son sabre tous azimuts, on le fait tournoyer au dessus de la tête en espérant atteindre le corps d'une personne pour l'étêter.
Je ne parle pas ici des contributions de mes confrères. Celles qui concluent. Qui font du syllogisme une vertu. Je parle de la critique pour la critique, pour le plaisir de sortir du rang, pour se distinguer aux yeux des aigris. Ceux qui, assis sur leur derrière, comme dit le chanteur, se contentent d'exciter tous les schizophrènes pour leur crier : « Allez-y, nous sommes derrière vous ». Derrière quoi ? Que proposent-ils ? Crier ? Crier quoi ? Au nom de qui ? Et pourquoi, d'abord ?
Mêmes les manifestations dites spontanées en Europe, en Libye et en Egypte furent organisées par des officines et leurs auteurs entraînés, conseillés. Cela se sait aujourd'hui. Les réseaux sociaux en sont les vecteurs. Parfois à raison. Parfois à tort. Mais quand on sait qui tire les ficelles, force est de croire que c'est toujours à tort. Le peuple hurle sa colère, répète les mots d'ordre ciblés, préparés de longue date, puis se retire dans ses chaumières pour connaître une autre dictature. Des Bentley, des Mercedes dans les rues. Ça change, me direz vous, le look de la circulation en ville, mais le paysage est le même. A peine maquillé.
« Quand, pour plaire à César, on nous renierait tous », écrivait Victor Hugo -que je ne porte pas sur mon cœur pour sa vision de la colonisation de l'Algérie-. Nous en sommes là. On renierait la religion qui libéra l'homme et la femme, qui porta une civilisation hors du commun, pour s'aligner sur des affirmations approximatives quant à la contribution dérisoire -ils vont jusqu'à dire, inexistante- d'un mouvement civilisationel qui a produit, à son apogée, comme tout les mouvements, des valeurs et des avancées scientifiques et technologiques considérables.
Bien sûr, aucun engin téléguidé n'a atterri sur la Lune ni contourné Mars. Est-ce pour cela qu'il faille mépriser tous les peuples de la terre qui n'ont pas réussi ces prouesses ?Et les condamner à la stagnation ? Pourquoi insulter l'avenir ? Qui aurait misé sur cette poignée d'hommes qui a permis aux auteurs de ces textes d'écrire en toute liberté, ce qu'ils « pensent », de réussir leur pari fou ? Ils l'ont réussi parce qu'ils ont abandonné leur chaise et leur bureau pour « en être ».
On parlera d'un million et demi de Chouhada. Dans le film « Le Président », le dialoguiste met dans la bouche de Jean Gabin, au cours d'un débat au Parlement français, des mots que je paraphrase ici : Vous parlez de milliers de morts au combat, je ne vous parlerai que de ces deux compagnons tombés à mes côtés. Je parlerai donc de Ould Kara et de Belahcène, brillants élèves de 1ère moderne du Collège Ardaillon qui décidèrent, un jour, de ne pas répondre à la sonnerie de 8 heures pour répondre à un autre appel. Jusqu'à perdre leur vie.
A 18 ans. Comme la pléiade d'autres enfants de cet âge dont les photos sur les murs de nos musées témoignent de leur engagement total. En leur nom -si je puis me le permettre- je ne peux pas souscrire à tout ce qui se dit et s'écrit si, à la critique, n'intervient pas une idée, une proposition pour faire avancer les choses. Par respect pour ceux-là, justement.
Les hyènes qui dévorent leurs entrailles, on en a connu.
Un peu emphatique ce que j'écris là ? Peut-être.
Le monde est rempli d'hommes qui ont appris qu'il faut être durs et entiers pour grimper l'échelle de la considération. Et qu'il faut être prêts à tout compromis, plus tard, au sommet de l'échelle, pour y demeurer. Je ne parle pas de Talleyrand, dont les talents sont reconnus dans cette catégorie. Je veux parler de ceux qui nous côtoient.
Et qui, eux aussi, un jour, seront au premier rang des dévots.


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