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Les dernières illusions
Publié dans Le Quotidien d'Oran le 11 - 06 - 2017

En Algérie, comme un peu partout là où est encore appliqué le système éducatif français, le phénomène de la fraude aux examens de fin de cycles scolaires (6ème, BEM et bac) n'est pas marginal. C'est devenu une tare autant sociale qu'éducative. Mais, la triche, ou la fraude, comme la fuite des sujets via les réseaux sociaux, est beaucoup plus visible pour le bac. Après le scandale de 2016, le ministère de l'Education nationale a donc cette année mis en place, tout naturellement, un dispositif pour sécuriser cet examen et éviter la fraude, qui est en train de devenir, à travers les outils numériques, un phénomène social enraciné dans les milieux estudiantins et scolaires. Le péril est bien là et la menace sur l'école algérienne encore plus vraie, d'autant que cette médiocrité rampante qui mange d'année en année des pans entiers du système éducatif algérien, est devenue enfant de la fraude, de la triche et du délitement de la société algérienne.
Que l'école soit l'objet de surenchères syndicales, l'objet de guerres pédagogiques larvées ou de batailles de jacobins où les coups de Jarnac sont légion, ou même instrumentalisée par le pouvoir dominant, est explicatif des abandons tonitruants de vastes territoires de notre système éducatif, basé sur la connaissance, l'équité et l'égalité des chances de tous devant l'école. C'est ainsi que l'école algérienne est arrivée, d'année en année, à cette déplorable situation de terreur à chaque fois que l'on va passer le baccalauréat. C'est comme programmer une bataille à stylos tirés sur un champ miné par un délit d'initiés, les guerriers étant chacun au courant de la tactique de son adversaire. Dès lors, le génie de chacun va se diluer et se ratatiner dans cet état vaporeux de facilité d'ingestion de données transmises par des outils numériques au départ utilisés à des fins ludiques ou de communication.
Il est dès lors patent que l'école algérienne, à force de fuites en avant depuis au moins une trentaine d'années, est devenue le sanctuaire de la médiocrité, et que les examens de fin de cycle ne soient plus une épreuve honorable à passer, mais une corvée à liquider par tous les moyens, dont la triche n'est pas le moindre mal. Faut-il alors en vouloir ou blâmer la ministre de l'Education nationale quand elle parle de médiocrité au sein de l'école algérienne ? Son appel pathétique aux candidats, à leurs parents et aux personnels d'encadrement pour que le bac, cette année, ne soit pas entaché d'irrégularités, pour qu'il se déroule dans l'équité et la bonne moralité pédagogique, est symptomatique de la profonde cassure du système éducatif national. De cette désillusion que demain l'école algérienne va produire une main-d'œuvre pour les usines, des cadres pour les gérer et une intelligentsia pour diriger le pays. Faut-il en pleurer quand une ministre en vient à supplier les parents d'élèves de dire à leurs enfants de ne pas «voler» au bac, à ceux-ci de ne pas frauder, et aux personnels d'encadrement des salles d'examen de jouer le jeu ?
L'école algérienne est à bout. A genoux. Usée. Il est grand temps que des réformes radicales, profondes, dont l'abandon progressif mais définitif du système éducatif français soient menées. Pour sauver les générations futures d'écoliers. Et, surtout, pour qu'il n'y ait plus un système d'examens souvent injuste, dépassé et décadent. L'alternative avec le modèle anglo-saxon est là, à portée de main, pour en finir avec un système scolaire méritocratique et un accès à l'enseignement supérieur moralement injuste, socialement humiliant.


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