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Le coup de pied de l'âne
Publié dans Le Quotidien d'Oran le 21 - 03 - 2019

Seddik Chihab, le fidèle bras droit d'Ahmed Ouyahia dont les Algériens n'oublient pas qu'il a été un chantre zélé de la candidature de Bouteflika pour un cinquième mandat, a fait un renversant mea culpa en reconnaissant que ce choix qu'il a défendu lui et son parti a été une erreur. Cet aveu qui est déjà en lui-même sidérant de la part du porte-parole d'un parti ayant soutenu sans état d'âme une candidature dont il savait le postulant absolument dans l'incapacité physique et intellectuelle de la briguer, a été éclipsé par un autre fait par le même personnage décidément en veine de parler vrai.
Chihab a en effet brisé de manière fracassante la loi du silence sur ce qui s'est passé au sommet de l'Etat depuis que Bouteflika a été handicapé par sa maladie en confirmant que le pays depuis lors est «dirigé depuis des années par des forces extraconstitutionnelles partout et sans vision». En faisant état de cela, le porte-parole du RND n'a pas révélé aux Algériens quelque chose qu'ils ont ignoré. La confiscation du pouvoir par des forces extraconstitutionnelles a été perçue par eux comme étant réalité tangible à travers la conduite chaotique du char de l'Etat.
Dans le contexte qu'a choisi Seddik Chihab de parler « vrai » et d'enfreindre la loi du silence à laquelle ont été soumises les parties prenantes de l'alliance présidentielle, l'on ne peut lui reconnaître ni courage d'avoir osé ni sincérité dans la « repentance» qu'il a semblé faire. En fait comme tous les perdants qui savent n'avoir rien à attendre des temps à venir dont ils seront les exclus, Chihab a donné le «coup de pied de l'âne» à ceux que son parti et lui ont soutenus. Ses aveux tardifs ne sont qu'une écœurante tentative de disculpation du RND et de sa direction avec à sa tête Ahmed Ouyahia.
Prétexter qu'il était difficile à son parti et à son chef de ne pas appuyer la candidature de Bouteflika ne les absout nullement d'avoir pour cela participé à une mascarade qui a pour résultat que le pays a été plongé dans la plus grave crise politique qu'il ait connue depuis l'indépendance.
Ouyahia, Seddik Chihab et tous leurs compères de la direction du RND ont en fait commis la plus grande forfaiture qui se puisse, celle d'avoir mis leurs intérêts personnels mesquins au-dessus de celui de l'Algérie et du peuple. S'il leur reste un tant soit peu de dignité, ils devraient s'effacer, se taire et ne plus se rappeler à leurs concitoyens en tirant lâchement sur l'ambulance.


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