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Rehausser le débat
Publié dans Le Quotidien d'Oran le 26 - 03 - 2019

Comme par enchantement, l'Algérie, qui pousse comme un seul homme pour reprendre son destin en main, est brutalement poussée entre les mains des adeptes de la théorie du complot. Les déclarations, gravissimes sur certains points, de l'ex-secrétaire général du FLN Amar Saadani, si elles n'engagent que leur auteur, n'en sont pas moins troublantes. Car elles s'attaquent directement à certaines institutions souveraines du pays, comme elles accusent ouvertement un ancien Premier ministre et chef de cabinet du président d'avoir outrepassé ses fonctions. Si cela s'avère vrai, le peuple a le droit de demander des explications, à défaut des clarifications officielles.
Pour autant, il est tout à fait logique de s'interroger sur les objectifs, même si le peuple n'est pas dupe, de la guerre de tranchées que se livrent en ce moment critique pour les Algériens en quête de renouveau démocratique les deux frères ennemis, le FLN et le RND. L'ex-patron du FLN en défendant le chef de l'Etat, objet de toutes les critiques pour avoir voulu peut-être à son corps défendant briguer, puis renoncer à un 5ème mandat, a certes montré qu'il reste reconnaissant à un président qui lui a fait gravir les plus hautes marches du pouvoir en étant même le 3ème personnage de l'Etat lorsqu'il présidait aux destinées du Parlement, mais il a également dérapé sur des sujets jusque-là oubliés. A-t-il voulu lui également régler de vieux comptes avec les castes qui dirigeraient le pays à un moment où tous les courages politiques, longtemps remis au placard, sont aujourd'hui d'actualité et sont brandis en bandoulière comme les manifestants le font chaque vendredi en portant les banderoles de leur ras-le-bol d'un système politique qui a ignoré le peuple, y compris le parti que défend Saadani soudain atteint d'angélisme ? Pourquoi sinon s'attaquer de cette manière à un adversaire politique, objet, durant ces temps de renouveau citoyen, de toutes les critiques, de tous les quolibets ?
Même au sein des partis les plus farouchement opposés, il y a cependant une certaine éthique à respecter et à ne pas «ruer de la sorte dans les brancards». Ni Ouyahia ni le RND ne sont défendables dans le stade actuel du «Hirak» algérien, ils ont eux aussi leur part de responsabilité dans la situation actuelle pour avoir poussé le peuple, excédé par les injustices, le chômage, des horizons bouchés, à sortir le plus légitimement du monde réclamer justice et la fin d'une gouvernance catastrophique. Le FLN est lui aussi, et surtout lui, responsable de la gabegie politique qui a gangrené le pays. Maintenant, il aurait été vraiment bienséant qu'un ex-chef du FLN, de surcroît ancien président de la première chambre du Parlement algérien, explique aux Algériens sa stratégie de sortie de crise. Rien de plus et sortir de la dialectique inutile des dénonciations. Et rehausser le débat sur les voies et moyens à dépasser rapidement la période de transition, inéluctable pour élire un nouveau président.


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