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USM Bel-Abbès: Une situation créancière ambiguë
Publié dans Le Quotidien d'Oran le 25 - 05 - 2019


  Suite aux blocages des divers comptes bancaires de l'USMBA par des saisies arrêts, la gestion financière du club est devenue un véritable calvaire. Le ministère de la Jeunesse et des Sports a récemment viré dans un compte bancaire domicilié au niveau de la Badr, la somme de 5 milliards de centimes dont l'administration du club n'a pu disposer pour régler les primes et salaires des joueurs qui ont entamé une grève alors que le club joue sa survie en Ligue 1 professionnelle. Le wali, en sa qualité de premier responsable de l'ordre et de la sécurité, est intervenu pour désamorcer la crise en invitant l'huissier de justice à la wilaya pour tenter de trouver une solution pour une éventuelle mainlevée. L'huissier aurait exigé 70% de la somme pour la remettre aux créanciers, qui doivent attendre une autre source de financement du club pour qu'ils soient régularisés. Ce que le wali n'est pas arrivé à comprendre dans toute cette histoire a-t-on appris, c'est pourquoi l'administration du club ne dispose pas d'une situation créancière précise pour négocier avec l'huissier un échéancier de règlement de la dette ? La réponse à cette question réside dans la lettre adressée par la direction du club à l'huissier de justice, le sommant de dévoiler l'identité des créanciers et les sommes réclamées par chacun avec la nature du travail effectué ou du service accompli. Ce que le wali n'est pas arrivé à décrypter selon des indiscrétions, c'est le fait que les comptes soient bloqués par un seul huissier de justice, alors qu'on parle de plus d'une quarantaine de créanciers. Cela ressemble à un réseau qui s'est occupé de produire des salariés n'ayant pas perçu leurs salaires. A titre indicatif, des personnes en possession de contrats de travail de directeurs administratifs et managers réclament des sommes allant de 500 millions à 1 milliard 200 millions pour un travail effectué entre 3 et 6 mois. Ceci n'est que la partie visible de l'iceberg, a-t-on commenté.

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