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La démocratie est la solution
Publié dans Le Quotidien d'Oran le 26 - 06 - 2019


«La connerie, quand elle commence à pleuvoir, il faut un sacré parapluie ! » Il n'y a rien de mieux que cette réplique amusante, tirée du film « Cinq jours en juin », réalisé en 1989 par Michel Legrand, pour décrire l'incohérence, voire la stérilité de la stratégie gouvernementale de Noureddine Bedoui pour résorber les effets de la crise provoquée par le clan Bouteflika. Illégitime, chahuté par la population à chaque déplacement de l'un de ses membres sur le terrain, critiqué par les médias et la blogosphère, tourné en dérision sur les réseaux sociaux, l'exécutif est à plaindre. Même les élèves des écoles primaires se mettent à chanter des slogans hostiles à ce qui reste d'un système grabataire. Du jamais vu dans l'histoire de l'Algérie indépendante ! Le comble, c'est que ce dernier parle encore de projets et de programmes, dans un climat « crisogène » dont il est en grande partie responsable, de par son attitude à camper au pouvoir. Jusqu'à quand cette attitude va-t-elle durer ? Jusqu'à quand continuera-t-on à voiler le soleil par un tamis ? Est-il concevable de fouler au pied la volonté populaire, tout en prétendant servir l'intérêt général ? Jouer à saute-mouton avec le peuple, dans une période aussi critique que celle-ci n'est-il pas porteur de gros risques d'instabilité ? Si, à chaque ouverture du J.T., le chef d'état-major fait sa démonstration de muscles, en passant en revue les forces militaires, dans l'intention de prouver que la grande muette est toujours là pour protéger les frontières du pays de tout danger extérieur, il serait peut-être plus pragmatique de prouver que celle-ci servira de rempart contre toute atteinte aux vœux démocratiques de ce peuple, en lutte pour le recouvrement de ses droits confisqués, depuis cinq mois. L'enjeu étant de préparer le terrain à l'Algérie de demain, de soulager les esprits par des décisions historiques courageuses, de faire des efforts pour démocratiser la patrie et passer dans les meilleurs délais le flambeau à la jeunesse. Seule une conscience morale, appuyée sur le sens de la légitimité est à même de démêler l'écheveau d'une crise qui sévit et rompt les chaînes de communication entre le haut et le bas de la pyramide. L'embarras irritant de n'oser parler de démocratie quand on est militaire suffit à convaincre que la solution à nos maux se trouve du côté de la société civile, les partis politiques, le mouvement populaire. La synergie entre toutes ces forces-là créera, sans aucun doute, une nouvelle dynamique de changement. L'initiative politique lancée, il y a quelques jours, par nombre d'associations et de syndicats n'est-elle pas le début de la fin de la crise ? Vivement, in chaa Allah ! Enfin, il va falloir peut-être clôturer cette chronique, en relayant mon confrère l'écrivain égyptien Alaa Al Aswany, qui termine chacune de ses chroniques dans « Al-Masri Al-Youm » par cette belle formule « La démocratie est la solution ».

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