Berraki : pas de dégâts ou de dysfonctionnements au niveau du barrage de Beni Haroun    Séisme à Mila: le Président Tebboune donne des instructions pour assurer les moyens d'aide aux sinistrés    Les Algériens interdits d'entrée en Suisse    Ounoughi évoque l'affaire de Madjer avec l'Anep    Covid 19 : 529 nouveaux cas, 429 guérisons et 9 décès en Algérie durant les dernières 24 heures    REUNION GOUVERNEMENT-WALIS MERCREDI ET JEUDI PROCHAINS : Vers un mouvement dans le corps des walis    PARTI FLN : Le SG invité à Moscou pour participer à un sommet    EXPLOSION DE BEYROUTH : L'Algérie envoie un hôpital militaire de campagne    JUSTICE : Vaste mouvement dans le corps des magistrats    NOUVEAU CHEF D'ETAT-MAJOR DE LA GN : Le général Yahia Ali Oulhadj installé dans ses fonctions    FRANÇAIS BLOQUES EN ALGERIE : Plus de 40 000 personnes rapatriées depuis mars    POUR NON-RESPECT DES MESURES PREVENTIVES : Fermeture de près de 5400 commerces à Alger    MASCARA : Les personnels de la santé dénoncent le manque de transport    Liban: le bilan de l'explosion du port de Beyrouth atteint 154 morts    Palestine : raids aériens israéliens sur la bande de Ghaza    L'Ogebc se dirige vers une exploitation optimale des sites du patrimoine    Pêche: un décret pour l'organisation des pécheurs artisans en coopératives    Fusion MCA-GSP : l'AGex du MCA largement en faveur de la fusion    Hommage à Gisèle Halimi: une halte en reconnaissance à ceux qui ont soutenu l'Algérie    Explosion de Beyrouth: aides algériennes au Liban    Procès du journaliste Khaled Drareni : L'absurde devient ordinaire par lassitude    Explosion de Beyrouth: Chanegriha présente ses condoléances    Ligue 1-ES Sétif: l'entraîneur Kouki OK pour prolonger son contrat de 2 saisons    Huit ambitieux et seulement quatre billets pour Lisbonne    L'Italie prêtera main-forte à la France avec 200 soldats    Le prêt de Benchaâ au CCS prolongé    L'Alliance des designers algériens professionnels voit le jour    Gilles Lapouge, l'amoureux du Brésil    L'Unesco va réhabiliter le patrimoine de Bandiagara, victime du conflit    Attar plaide pour une "Opep du gaz"    13 décès et 551 nouveaux cas en 24 heures    Deux Algériens légèrement blessés    Pertamina lorgne les actifs d'OXY en Algérie    Le général-major Meftah Souab en soins à l'étranger    La défense compte saisir le chef de l'Etat    Le désert agraire    Nacer Boudiaf demande la réouverture du dossier    Opéré de nouveau à Lille : Benzia espère un retour en janvier    CRB : Djerrar opéré avec succès    JS Kabylie : Relance de la webradio du club    Feux de forêts : Arrestation d'au moins 10 individus    Le harrag anonyme ou le marigot des caïmans    FAUSSES SAINTETES    L'apocalypse à Beyrouth    Washington condamne la présence militaire étrangère en Libye    Un néonazi avoue le meurtre d'un élu régional    "L'Euthanasie, entre légalisation et incrimination", nouvel ouvrage du chercheur Djamel Eddine Anane    Le parcours du pianiste Nassim Kahoul, un exemple de détermination    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Une médiation morte avant de commencer
Publié dans Le Quotidien d'Oran le 17 - 07 - 2019

L'Union européenne fait un pressing diplomatique sur Téhéran pour que l'Iran revienne sur sa décision de reprendre l'enrichissement de son uranium au-delà des limites fixées dans l'accord conclu à Vienne en 2015. Il faut d'abord préciser que les Iraniens ont scrupuleusement respecté les engagements auxquels ils ont souscrit dans cet accord qu'ils n'ont pas quitté après que les Etats-Unis s'en soit retirés et ont réactivé en les aggravant les sanctions contre leur pays et cela en toute illégalité du point de vue du droit international.
Quoi qu'on pense par ailleurs du régime iranien, ses dirigeants n'ont pas pris prétexte de ces initiatives américaines pour retirer leur pays de l'accord de 2015 et le délier des obligations qu'il lui impose. Téhéran a toutefois prévenu que c'est ce qui arrivera si les autres puissances contractantes qui désapprouvent l'attitude américaine et s'en tiennent à la validité de l'accord cessent d'honorer les engagements à l'égard de l'Iran auxquels les astreint le dit accord. Or la France, le Royaume-Uni et l'Allemagne qui continuent à défendre la validité de l'accord ont dû se résoudre à faire faux bond à l'Iran en renonçant sous le diktat américain à la promesse de reprise et de dynamisation de leurs relations économiques avec la République islamique. A leur encontre, le président Donald Trump a fait jouer l'extra-territorialité que s'arroge la justice américaine qui consiste à soumettre à sanction les entreprises étrangères qui continueront à commercer avec l'Iran mis sous embargo par son pays. Malgré leur faux bond, ces Etats et l'Union européenne dont ils sont membres tentent de convaincre l'Iran de rester dans l'accord de 2015 et à en respecter unilatéralement les clauses. Pour cela, ils ont fait miroiter pour Téhéran la mise en place d'un mécanisme financier censé contourner les sanctions américaines auxquelles sont exposées leurs entreprises qui continueront à commercer et à être présentes en Iran. Lequel mécanisme s'avère ardu, voire même impossible à mettre en place du fait qu'il ne fait pas unanimité dans l'Union européenne. Ce qui ne dispose pas Téhéran à céder aux pressions de cette Union européenne visant à convaincre son pays à rester sans réagir à l'escalade des mesures américaines qui sont en train de paralyser son économie avec le risque de provoquer une explosion sociale. Les dirigeants iraniens sont d'autant moins enclins à céder qu'ils constatent que les Etats européens pour ne pas paraître être dans une situation de totale impuissance à l'égard des Etats-Unis présentent la décision iranienne sur l'enrichissement de l'uranium comme constituant une violation de l'accord de 2015 que ne justifie pas l'agression économique américaine dont l'Iran est victime, ni leur propre suivisme de Washington. Téhéran a d'ailleurs parfaitement compris que l'Iran n'a rien à attendre de leur part, d'où alors même que l'Union européenne s'est proposée d'entreprendre une médiation dans la crise irano-américaine, ses dirigeants ont fait savoir qu'ils sont disposés à des négociations directes avec les Etats-Unis et ont fait savoir sous quelles conditions ils sont prêts à les engager. Il y a donc à parier que la médiation européenne est morte avant de commencer.

Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.