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Embouteillages monstres aux accès de la capitale Les retraités de l'ANP empêchés d'atteindre Alger
Publié dans Le Quotidien d'Oran le 19 - 08 - 2019

Hier dimanche, pour empêcher les retraités et radiés de l'ANP de tenir un sit-in devant le siège du ministère de la Défense à l'appui de revendications sociales, la Gendarmerie nationale a verrouillé tous les accès menant à la capitale, créant une indescriptible pagaille sur les principaux tronçons routiers.
Des bouchons de plusieurs dizaines de km étaient signalés sur l'autoroute est-ouest, autant à partir de la ville de Lakhdaria vers Alger que de Blida-Boufarik vers Alger. L'autoroute du littoral entre Bou-Ismail et Alger était également bloquée, ainsi que les routes nationales de Douera vers Alger et Oued El Alleug-Koléa-Zeralda, donnant lieu à des bouchons indescriptibles sur des dizaines de kilomètres. Du fait de barrages filtrants de la gendarmerie nationale, pour empêcher les retraités de l'ANP d'entrer à Alger, la circulation était pratiquement bloquée hier sur tous les axes routiers et autoroutiers menant vers Alger, que ce soit de l'est, de l'ouest ou du sud du pays. Cela a donné lieu à des spectacles irréels et désolants sur les axes routiers, où des centaines, voire des milliers de voyageurs et automobilistes, souvent avec leurs familles, étaient obligés d'attendre, sous un soleil de plomb et avec des températures extrêmes, que la voie soit dégagée. Beaucoup de colère également de la part des usagers, qui ne comprenaient pas, pour la plupart, les raisons de cette pagaille. Selon un habitant de Heuraoua, sur le littoral est d'Alger, il y avait des barrages filtrants de la gendarmerie nationale à Lakhdaria, qui a provoqué un bouchon monstre jusqu'à Djebahia, ensuite un second à Réghaia, ce qui a donné lieu à un autre bouchon sur l'axe autoroutier jusqu'à Dar El Beida, où un troisième barrage a été installé. Et ce n'est pas tout : après la gendarmerie, il y a les barrages de la police à Hamiz et Dergana, puis les Bananiers, à l'entrée d'Alger, près des « 5 maisons », à El Harrach. « Hier, c'était l'enfer, avec cette chaleur », résume cet automobiliste, qui a du rebrousser chemin et rentrer chez lui. A l'ouest, les accès à la capitale étaient également bloqués, à partir de Boufarik vers Baba Ali, puis de Baba Ali vers Gué de Constantine. Et, de la bretelle des 4 Chemins après Boufarik, sur l'autoroute, vers Douera, puis vers Ouled Fayet, Dély Ibrahim et Ben Aknoun.
Par ailleurs, les réseaux des opérateurs téléphoniques étaient fortement perturbés, ce qui a compliqué la situation avec des appels impossibles de ceux qui étaient bloqués, souvent par plus de 36 degrés à l'ombre, dans leurs voitures. A Alger, un hélicoptère de la police survolait en permanence les principaux quartiers de la capitale. C'est samedi dans la soirée que les premiers blocages des principales voies de circulation, notamment à l'est du pays, avaient été enregistrés, lorsque les retraités et radiés de l'ANP avaient tenté de rejoindre Alger. Des affrontements avec la gendarmerie nationale sont signalés du côté des gorges des Bibans, dans la wilaya de B.B. Arreridj. Selon des témoignages sur les réseaux sociaux, 21 personnes auraient été arrêtées. Les affrontements auraient fait également une dizaine de blessés. Les retraités et radiés de l'ANP avaient tenté de rejoindre la capitale pour y organiser une manifestation. Mais les forces de sécurité, fortement déployées, ont bloqué la circulation hier soir et jusqu'à la matinée de ce dimanche.
Pourtant, d'autres ont pu atteindre la capitale hier où ils ont tenu un rassemblement à la Place des Martyrs. Encadrés par des policiers qui les empêchaient de quitter la Place des Martyrs, les manifestants avaient porté à l'opinion publique les mêmes revendications, à savoir « la révision à la hausse des pensions des retraites, la revalorisation des primes de blessure, l'octroi des licences de taxi ou café pour les retraités de l'ANP, l'accès aux logements sociaux et lots de terrain, ainsi que la prise en charge médicale de qualité pour les retraités de l'ANP atteints de maladies et autres ».
En janvier 2018, le ministère de la Défense avait expliqué que « l'affaire est close », car « la majorité des dossiers des retraités ont été traités, et les protestations actuelles sont le fait de personnes radiées des rangs de l'ANP pour des raisons disciplinaires et judiciaires ». Dans un communiqué, le MDN expliquait que « le Haut Commandement de l'Armée nationale populaire a donné, depuis 2013, des instructions à ses services spécialisés à travers les différentes Régions militaires, où il a été procédé à l'engagement des mesures et des procédures nécessaires en vue de l'étude de l'ensemble des dossiers émanant des différentes catégories de retraités de l'ANP et ce, à la lumière des dispositions contenues dans le code des pensions militaires modifié N°13-03 du 20 février 2013. Ceci a permis la régularisation de la majorité des dossiers déposés», assurait encore le MDN. En outre, le ministère avait dénoncé « l'infiltration d'individus n'ayant aucun lien avec ce dossier et voulant introduire leurs revendications parmi celles des catégories concernées alors qu'elles s'inscrivent dans la catégorie des radiés des rangs de l'ANP pour des raisons disciplinaires et judiciaires qui ont fait l'objet de jugements prononcés à leur encontre à titre définitif ». Le 4 février 2018, le chef d'état-major, Ahmed Gaïd Salah, avait même appelé les retraités de l'armée à « ne pas se laisser manipuler».


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