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Algérie-Pays du Golfe: La diplomatie algérienne à l'épreuve du feu
Publié dans Le Quotidien d'Oran le 29 - 02 - 2020

  La visite d'Etat que vient d'effectuer le président de la République en Arabie Saoudite devrait reconfigurer des relations minées par des divergences politiques profondes et dont la complexité remonte aux années 90.
Abdelmadjid Tebboune a fait de l'Arabie Saoudite sa première destination arabe pour y passer trois jours, une durée appréciable pour mettre sur la table les relations bilatérales entre les deux pays. Le choix du pays n'a rien de fortuit, en ces temps fortement marqués par la décision du président américain de vendre la Palestine occupée aux Israéliens sur la base d'une transaction par laquelle il veut marquer le siècle de son hégémonisme sur le monde, particulièrement, celui arabe et musulman. La conjoncture géopolitique est aussi marquée par les bombardements du Yémen par la coalition arabe que dirige l'armée saoudite et dans laquelle participent 11 pays arabes dont les Emirats-Arabes Unis, l'Egypte, la Jordanie, le Maroc. Une coalition qui a été constituée sous les fortes pressions des Etats-Unis de Donald Trump, en avril 2015 et le 21 du même mois, elle avait mené ce qu'elle a appelé «l'opération Tempête Décisive» pour écraser la rébellion houthie. L'Algérie en a exprimé son refus catégorique et ses grandes inquiétudes au sujet de la déflagration de toute une région et son enlisement dans une guerre sans fin. Les raids aériens et les tueries des Yéménites durent depuis plus de 5 longues années. Le confit syrien est cette autre crise que les pays du Golfe ont voulu régler par l'éviction du président Bachar El Assad. Ils ont réussi à geler la présence de la Syrie au sein de la Ligue arabe après avoir exercé sur ses membres un forcing sans précédent. Seule l'Algérie a été foncièrement contre ce renvoi d'un Etat membre et réclame avec force sa réintégration.
La Libye est cette crise, au-dessus de toutes les autres, du monde arabe qui oblige l'Algérie à déployer de gros efforts diplomatiques pour tenter de la faire résoudre par un dialogue et une concertation politique entre l'ensemble des belligérants.
L'Algérie à la croisée des chemins
Alger peine à faire accepter cette option qu'elle veut faire amorcer par une réconciliation nationale, la plus large possible. Il en est ainsi parce que les deux pays se partagent plus de 1.000 km de frontières. Le risque d'infiltration des territoires algériens par de groupes terroristes bien organisés est terrifiant. Abdelmadjid Tebboune a déjà prévenu que l'Algérie est prête à recevoir tous les Libyens pour qu'ils puissent dialoguer dans un environnement neutre, à condition, a-t-il dit, qu'on ne nous mette pas des bâtons dans les roues, manière de dire que des forces bloquantes agissent pour retarder, le plus possible, le règlement de la crise de ce pays maghrébin. D'ailleurs, l'organisation de pourparlers entre les Libyens à Genève sous la présidence de Ghassan Salamé, le représentant onusien semble «caller» devant des sautes d'humeur de certains libyens qui viennent à la table des négociations pour la quitter tout de suite après. C'est là un signe de tergiversation qui risque d'éparpiller les efforts de règlement de ce conflit sur plusieurs rounds comme ça a été le cas, il y a quelques années.
C'est face à ce tableau de crises multiples et complexes dans lesquelles les Etats-Unis et Israël jouent à fond leurs cartes que le président Tebboune a renoué avec les pays du Golfe si l'on compte sa visite d'Etat en Arabie Saoudite, pratiquement au même moment que la visite éclair de l'Emir du Qatar à Alger et la dernière visite du général major Chengriha à Abou Dhabi, en tant que chef d'état-major, pourtant toujours par intérim. Elle est certainement pour préciser l'importance des nombreux contacts que l'Etat-major de l'ANP entretient, depuis plusieurs années, avec les Emirats Arabes Unis notamment depuis que Ahmed Gaïd Salah en est devenu le chef. Américains et Israéliens doivent toutes leurs réussites de morcèlement du monde arabe et musulman aux allégeances de tous bords de ces mêmes pays et plus encore, l'Egypte, la Jordanie, le Maroc..., le Qatar étant leur premier prestataire de services qui a provoqué les printemps arabes. Ses tentatives de déstabilisation de l'Algérie ont été vérifiées.
Le grand écart de la diplomatie algérienne
Tentatives qui ont été étalées au Caire lors d'une forte altercation entre l'ambassadeur d'Algérie en Egypte (Nadir Larbaoui) et le MAE qatari qui avait titillé l'orgueil du diplomate algérien qui a eu une attitude des plus dignes à ce sujet. Ceci, sans compter que nombreux d'entre ces pays financent et arment mercenaires, groupes terroristes et d'opposition pour intervenir dans les champs des batailles y compris en Libye. Leur position sur la question du Sahara Occidental diverge, elle aussi, avec celle indéfectible de l'Algérie.
Aujourd'hui, l'Algérie semble se trouver à la croisée des chemins. Sa trésorerie s'assèche et le secteur privé a pris de sales coups de boutoir que lui a asséné l'appareil judiciaire sur fonds d'effrayants règlements de comptes. Les pays du Golfe, faut-il le préciser, achètent leurs pouvoirs et soudoient les plus récalcitrants de leurs détracteurs à coups de milliards d'investissements. Les IDE (investissements directs étrangers), c'est ce que l'Algérie cherche le plus. Elle devra mettre sur la table ses exigences en la matière et ses positions politiques qui différent, profondément, vis-à-vis de ces conflits dans l'esprit des monarchies du Golfe. C'est là où se joue la crédibilité des Etats. De part l'histoire, l'Algérie n'a jamais marchandé sa défense des peuples opprimés. Si aujourd'hui, cette vision a été vidée de son sens par la redéfinition des rôles, missions et statuts des pays arabes qui ont été transformés par les puissants de ce monde en de simples caisses d'enregistrement pour l'exécution de leurs plans machiavéliques, elle semble être intact au plan national et au niveau du peuple. Le génie de la diplomatie nationale devrait jouer sur des cordes très sensibles pour pouvoir trouver un juste équilibre entre les intérêts économiques du pays et sa grandeur en tant que tribune pour la défense du droit sacré des peuples à la liberté. Elle est appelée à faire un grand écart et même un saut dans «l'inconnu». Ses décideurs doivent garder en tête que toutes ses frontières sont feu et que sa déstabilisation n'a rien d'une vue de l'esprit. Elle figure, bel et bien, sur des agendas occidentaux dont la mise en œuvre pourrait être menée par des pays «frères».


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