Constitution: Une large révision de lois essentielles en perspective    Le délai de dépôt des comptes sociaux prorogé au 30 novembre    Investissement: «L'instabilité législative, une entrave majeure»    Energies renouvelables: Des réformes sont nécessaires    Le syndrome libanais    Deux ou trois réflexions après l'attaque au couteau de Paris    Compétitions sportives: Tebboune ordonne la reprise    Football à l'Ouest: Les clubs dans un labyrinthe    Hormis les pneumologues, les réanimateurs et les généralistes: Les médecins spécialistes affectés à l'hôpital de Haï Nedjma rejoignent l'EHU    Skikda: 40 conteneurs de carburant saisis, l'exportateur écroué    Laghouat: Deux morts et un blessé dans un carambolage    HUMEURS PREFABRIQUEES    Bekkat Berkani s'exprime à nouveau    Yasmine Moussous, 1re Algérienne à recevoir une dose    Alger et Tunis attachés à la solution politique    Koweït: le prince héritier Nawaf al-Ahmad al-Sabah nommé nouvel émir    Inondations: l'Algérie octroie un don de 500 tentes au Niger    Nécessité d'accompagner le renouveau des arts de l'oralité    Journée mondiale contre la rage: vers l'élimination des décès d'ici à 2030    Real Madrid: Jovic vers la Serie A ?    El Guergarat : la MAP attribue une fausse déclaration au SG de l'ONU    Covid-19: 155 nouveaux cas, 101 guérisons et 7 décès    La commission des affaires juridiques examine la demande du ministre de la Justice    Référendum sur la Constitution : l'ANIE fixe les critères de la campagne électorale    CONSEIL DE LA NATION : Zeghmati présente le projet de Code de procédure pénale    Benabdi, nouvelle recrue    Guemroud signe pour 2 ans au CSC    PSG : Thiago Silva allume Unai Emery    Barcelone : Koeman aurait un plan pour recruter une pépite de Guardiola !    Tassili Airlines dément le prétendu accident de l'un des ses avions    "Les émirats ont fait pression concernant l'emblème amazigh"    Larbi Ouanoughi a fait long feu    Guerre ouverte entre l'Arménie et l'Azerbaidjan    Six nouveaux Saoudiens inculpés en Turquie    «Notre rôle est de prévenir et combattre la corruption»    Un nouveau médicament biosimilaire fabriqué en Algérie    Les robes noires en grève à partir de demain    «Le projet de Constitution profite aux laïcs»    Un faux «cadre supérieur» neutralisé    Scénarios possibles et choix difficile    Le député démissionnaire de Béjaïa, Khaled Tazaghart, condamné à un an de prison ferme    Ces détenus oubliés du hirak    Réalités du présumé différend arabo-berbère (3e partie et fin)    Des voix s'élèvent pour naturaliser le héros algérien    Entre "amour divin" et détermination de femmes sahraouies    "Réalisations dans le théâtre algérien : questionnements, réflexions et enjeu"    FUITE EN AVANT    «Loukan», le mot-clé de la réussite    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Mesurer les distances à l'œil nu
Publié dans Le Quotidien d'Oran le 03 - 08 - 2020

Notre organe de vision n'arrive toujours pas à capter la lumière. Tout le monde sait que la vue c'est la vie, et c'est pour cela que notre médecin nous recommande toujours de prendre bien soin de nos yeux pour profiter du bonheur qui nous entoure. Avoir le bon œil, c'est être en bonne santé, dit une expression judicieuse. Les gens qui ont le don de la mesure ont un compas dans l'œil, dit-on également. Il faut aussi savoir que ces doués sont capables de mesurer les distances à l'œil nu ou de donner le poids d'un objet rien qu'en le regardant. Quand on n'a pas sous la main les moyens de mesure ou d'évaluation, on dit « Ainek hiya mizanek » (ton œil est ta balance). Mais les mauvais maçons sont, eux aussi, des champions de « ainek hiya mizanek » et sont le meilleur exemple de la médiocrité, parce qu'ils n'ont aucun sens de la mesure dans le travail qu'ils fournissent. Ils érigent des murs tordus sans l'aide d'instruments de niveau ou de fil à plomb.
La balance est un instrument de mesure et de pesage de victuailles ou autres choses que nous achetons au souk ou chez l'épicier du coin. La balance c'est aussi le symbole de la justice, mais malheureusement sa pesée n'a pas été toujours juste et équitable pour les hommes. Les gens expérimentés savent comment mesurer une distance d'un point à un autre, juste à l'œil nu, par expérience. Avec un bon œil averti, on peut juger ou évaluer des distances, le poids, ou la valeur des objets approximativement. Quand on mesure la portée d'une fête durant ses préparatifs, on prévoit toujours « les en cas » et on se dit « belmiz » (à peu près) il y aura 150 à 200 invités pour la fête de ce soir.
Le temps a aussi ses mesures qui se calculent par tranches d'âge, par jour, par mois, en années ou par siècle. Le temps c'est aussi les heures, les minutes ou les secondes que nous vivons dans cet espace de la vie. Aujourd'hui la datation des objets et vestiges d'époque est faite avec précision grâce à la technologie avancée du carbone 14. Quand on se remémore le souvenir du bon vieux temps, on mesure ainsi la valeur du temps et la valeur de notre existence dans ce monde. « Ya hasrah ! », hier, c'était le bon temps, et on vivait bien notre jeunesse. C'était le meilleur temps de la vie, et on était heureux sans rien. Quand le bon temps n'est plus là, et qu'il reste égaré dans le néant, le temps présent nous paraît mélancolique.
L'absence de bonheur est une mesure profonde de notre tristesse. Le temps ne veut pas revenir sur ses pas pour nous faire goûter au bonheur d'antan. Dans le présent il n'y a pas de juste mesure pour tous dans la vie qui nous entoure. Tout se gâche, avec ce grand saut fait par l'humanité dans la technologie ravageuse. Le travail soigné d'hier est parti avec « moualih » (les siens). Aujourd'hui, il n'y a aucune mesure dans la fonctionnalité de ce bled. Dans ce douar qui roupille, on ne connaît pas la raison qui pousse les gens à ne pas se retrousser les manches et à gagner dignement son pain à la sueur de son front. Dans ces moments de panne d'idées, on ne connaît pas la juste mesure du temps et de sa valeur. Quand la juste mesure n'est pas respectée et que la raison est piétinée, les inconscients se mesurent et se battent pour s'imposer ou faire valoir leurs idées débiles. Dans ces moments de peine et de peur, les gens sont stressés et ils ont peur de l'épidémie qui les guette partout sur cette planète. Le coronavirus est une épidémie qui ne pardonne pas, donc il faut bien mesurer cette menace en respectant les consignes sanitaires dictées par les responsables. Donc, la sagesse nous conseille de mesurer nos mots, de mesurer le danger, de mesurer le temps et de mesurer régulièrement sa tension pour être au top avec le temps. Pour être à jour avec les rendez-vous, il faut avoir les mensurations idéales et une montre-bracelet au poignet pour prendre le train à temps...


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.