Tebboune installe une commission pour l'amender    Une nouvelle vague d'anciens ministres concernée    Liberté de dire. Toujours !    "Libérez Drareni, libérez tous les détenus d'opinion"    Des robes noires s'insurgent contre les procès à distance    "Mes vérités..."    Plus de 50 milliards de dinars de perte    La justice à la recherche des complices de Haddad    Un "casus belli" technologique nommé TikTok    Gloire à l'ANP et gratitude envers l'Armée rouge !    Manifestations pour plus de démocratie    Des opposants poursuivis pour terrorisme    Ce que prévoit la note du MJS    Benlamri proche de Getafe    Ferhat marque des points    «Des négociations sont en cours, il est à Londres»    La fille des Aurès    Mort d'un conducteur suite au renversement de son camion    Le flou persiste et inquiète les concernés    6 décès et 210 nouveaux cas en 24 heures    Fin prêtes pour accueillir les étudiants    Les cafés littéraires dénoncent et condamnent    Jimi Hendrix, mythes et légendes marocaines 50 ans après sa mort    Appel à la solidarité au profit des démunis    L'Algérie participera à l'édition BFM du Limousin    Etats-Unis et Chine : duel à distance    Plus de 4000 logements à attribuer avant la fin de l'année    Le projet de la cité des 1000 logements «dégommé»    Tikjda : Encore des feux de forêt    Match amical Algérie – Cameroun aux Pays-Bas    Le numérique, un geste barrière efficace ?    Automobile : Une plateforme numérique de préinscription dédiée aux opérateurs    Où est l'Algérie ?    Caricatures... indigènes : le décryptage d'Alain Ruscio    Lettres de mon moulin anonyme !    Le mouvement El Islah décide de voter "Oui" au référendum du 1e novembre    Paradou AC: Le meilleur est à venir    IRB Sougueur: Mohamed Benhalima nouveau président    Tlemcen: Une question de conformité    Il avait intenté une autre action contre l'Algérie: Sawiris de nouveau débouté dans l'affaire Djezzy    Offres et avantages de la CNAS: Une caravane de sensibilisation dans les zones d'ombre    BRAVADE AVEUGLE    LE «KOURSI» FANTASME    Une "étape cruciale" pour Chanegriha    "Nous n'importerons aucun vaccin qui ne soit pas pré-qualifié OMS"    L'ONU salue la décision de Fayez al-Sarraj de démissionner    Niger : L'EI revendique l'assassinat de 8 personnes    Israël : le «pacte d'Abraham» et la trahison des émirs    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





L'heure est aux expertises: La population de Mila encore sous le choc
Publié dans Le Quotidien d'Oran le 09 - 08 - 2020

  Le choc subi suite aux deux secousses telluriques du vendredi 7 août n'était pas passé, hier encore, pour les habitants de la wilaya de Mila. «Parfois, les vibrations causées par le passage d'un camion poids lourd devant la maison me terrifie», avoue Rachid, un père de famille habitant du chef-lieu de wilaya.
Ce dernier nous a appris que des répliques plus légères continuent à frapper la région, plus de 24h après les deux séismes du vendredi, de magnitude 4,9 sur l'échelle ouverte de Richter pour la première et 4,5 pour la seconde dans un intervalle de 5 heures. Cela reste sans danger, mais certaines habitations déjà fortement endommagées par les deux premiers séismes n'ont pu résister et se sont effondrées, hier, signale-t-il. Soulignant dans ce sillage qu'on peut dire que le drame a été évité grâce à l'installation des tentes à l'intérieur du stade local pour loger les familles dont les habitations présentaient un danger pour leur vie. Lesquelles habitations ont été délimitées par un périmètre de sécurité installé par les éléments de la Protection civile, interdisant tout accès en son intérieur.
Ainsi coule le quotidien des habitants de la wilaya de Mila, entre le choc du séisme, l'attente de solutions pour ceux qui ne peuvent rejoindre leurs demeures endommagées et des résultats des expertises en cours. Dans ce cadre, le ministre de l'Habitat, Kamel Naceri, qui s'est déplacé à Mila, hier, en compagnie d'une délégation ministérielle pour faire le constat des dégâts provoqués par les deux séismes qui ont frappé la région, vendredi, a indiqué que son ministère a mobilisé une soixantaine d'experts pour effectuer une évaluation technique rapide, afin de répondre au besoin urgent des familles qui ne peuvent réintégrer des logements présentant des risques d'effondrement. La veille, c'est le ministre de l'Intérieur et celle de la Solidarité qui, après avoir exprimé leur soulagement du fait qu'aucune perte humaine n'ait été déplorée, ont assuré que «toutes les habitations endommagées par les secousses seront prises en charge progressivement», réitérant l'engagement de l'Etat qui «n'abandonnera pas les citoyens en danger», sur le plan matériel et psychologique.
Rappelons qu'un premier bilan établi le jour même du séisme fait état de l'effondrement total de trois habitations individuelles, dont deux au niveau des quartiers du ‘vieux Mila' et un autre de 4 étages au chef-lieu de wilaya, ainsi que 15 effondrements partiels et des fissures apparues sur les murs et les piliers de plusieurs bâtisses, classées «orange» suite à une expertise de la Protection civile. Pour les effondrements, total ou partiel, les choses sont claires en matière d'expertise, notamment sur le plan de leur déclaration «inhabitable», reste à évaluer la menace des fissures qui a touché les murs et les piliers de plusieurs bâtisses. Et, cela peut prendre du temps selon les cas, un temps nécessaire à accorder aux autorités en charge du contrôle des constructions pour mener à bien leurs investigations et déterminer l'étendue des dégâts et les priorités, comme l'a prôné le ministre de l'Intérieur.
Des experts ont été également dépêchés par le ministre des Ressources en eau pour s'enquérir de la situation au niveau du barrage Béni Haroun, qui n'a pas été affecté, selon un premier constat mais qui nécessite quand même une expertise plus approfondie, selon le premier responsable du secteur. Il y a également cette faille de 50 cm d'épaisseur et d'une longueur de 500 mètres apparue, suite au séisme du vendredi, sur un terrain vague, dont on parle peu mais qui devrait susciter la curiosité des scientifiques. Des failles semblables doivent faire l'objet d'un suivi scientifique minutieux, car elles peuvent favoriser, voire déclencher des tremblements de terre, selon une étude publiée dans la revue Science.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.