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Djerad et les syndicats condamnent: L'affaire de l'enseignante humiliée fait des vagues
Publié dans Le Quotidien d'Oran le 24 - 10 - 2020

L'affaire de l'humiliation d'une enseignante qui s'est plainte des mauvaises conditions de travail par le wali d'Oran, au premier jour de la rentrée, a provoqué une vague d'indignation et de colère, que ce soit de la famille éducative, syndicats et parents d'élèves ou des différentes franges de la société qui se sont exprimés via les réseaux sociaux.
Les autorités officielles ont pour leur part condamné fermement les faits.
Le Premier ministre M. Abdelaziz Djerad a condamné jeudi dernier, et de manière «catégorique», l'humiliation de l'enseignant.
Le chef du gouvernement a également adressé «ses remerciements» à l'institutrice de l'école Benzerdjeb à Oran, Sidya Merabet, qui a «dénoncé les anciennes pratiques». Il a promis dans ce sens de renouveler le vieux mobilier des écoles au niveau national. «Je refuse catégoriquement l'humiliation d'un enseignant qui défend l'avenir de nos enfants», a tweeté le Premier ministre, adressant «ses remerciements et sa reconnaissance à l'enseignante Sidya Merabet de l'école Benzerdjeb à Oran qui a dénoncé les anciennes pratiques». Interrogé par la Commission des finances et du budget à l'Assemblée, jeudi, sur cette «affaire», le ministre de l'Intérieur, des Collectivités locales et de l'Aménagement du territoire, Kamel Beldjoud, a exprimé pour sa part son rejet «catégorique» de toute offense à la personne du professeur.
Et en réaction aux propos de l'enseignante qui a affirmé que les tables de son école remontaient à «l'époque coloniale», le ministre a invité l'enseignante à continuer à «dénoncer les pratiques d'autrefois», invitant les responsables à «éviter ce type de pratiques». «J'avais évoqué ce sujet avec l'ensemble des responsables relevant des collectivités locales, leur rappelant que les sorties sur terrain avaient pour objectif d'inspecter et de prendre des décisions pour un changement positif.
C'est pourquoi je souhaite que ces pratiques soient abolies », a-t-il souligné. Il a promis dans ces sens de changer le mobilier des écoles partout sur le territoire national mais, dit-il, «de manière progressive car ce ne sera pas évident, vu le nombre important des établissements (+ de 19.000) », a-t-il précisé.
Indignation dans les rangs des syndicats
Le Conseil des enseignants des lycées d'Algérie (Cela) et le Syndicat autonome des travailleurs de l'éducation et de la formation (Satef) ont vite réagi suite à la diffusion via les réseaux sociaux de la vidéo montrant l'enseignante interpeller le wali d'Oran au premier jour de la rentrée scolaire. Le Satef a dénoncé, à travers un communique rendu public, l'attitude du wali et a exprimé son soutien absolu envers l'enseignante. Les rédacteurs du communiqué ont précisé que «nous, membres du syndicat Satef, dénonçons ces pratiques honteuses en ce moment très particulier, si l'épidémie faisait des millions de victimes dans le monde, ces actions gaspilleraient l'avenir de générations entières», ont-ils souligné.
Pour le Satef, il faut surtout trouver des solutions à ces lacunes et dysfonctionnements pour l'intérêt du pays et ce avec réalisme «au lieu de participer dans des campagnes de façade et en adoptant la politique de peindre la moitié des murs visibles et de laisser les côtés cachés». Le syndicat a exprimé sa solidarité absolue avec l'enseignante «humiliée», tout en saluant son courage. Et d'interpeller les autorités supérieures du pays sur la faisabilité d'une action urgente pour restaurer le respect envers la famille éducative et les enseignants en particulier. Le Cela a dénoncé pour sa part « le comportement du wali et son attitude humiliante envers l'enseignante ». Les membres du syndicat de lycées d'Algérie regrettent le fait que le premier responsable de la wilaya d'Oran s'est beaucoup focalisé sur l'expression « les tables de l'établissement scolaire remontaient à l'époque coloniale » que sur les problèmes du terrain posés par l'enseignante en toute objectivité.
L'enseignante a eu gain de cause
Le wali d'Oran, Messaoud Djari, a reçu jeudi l'institutrice après l'incident, rapporte l'APS. L'enseignante s'est expliquée devant le wali qu'elle avait juste tenu à relever les défaillances de l'établissement scolaire. Elle a affirmé devant le wali que l'expression qui «datent de l'époque coloniale» utilisée dans sa revendication «était une façon d'illustrer la vétusté du mobilier» et qu'elle n'avait jamais eu une quelconque mauvaise intention. Les services de la wilaya ont promis de répondre positivement aux préoccupations de l'établissement où elle exerce. D'ailleurs, le mobilier de l'école a été renouvelé juste après cet incident.
L'enseignante a ainsi adressé ses remerciements à tous ceux et celles qui l'ont soutenue, des professeurs, associations et parents d'élèves, souhaitant voir l'école primaire et son personnel bénéficier de tout l'intérêt en faveur des élèves.


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