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LES VERITES AMÈRES D'UNE ENSEIGNANTE
Oran
Publié dans Liberté le 22 - 10 - 2020

Pour l'une de ses premières sorties depuis son installation le 5 septembre dernier, le wali d'Oran, Messaoud Djari, ne s'est pas montré sous son meilleur jour. Loin s'en faut.
Hier, à l'occasion de la rentrée scolaire, le chef de l'exécutif s'est attiré les foudres de la population oranaise en raison de son attitude méprisante, largement partagée par les réseaux sociaux, face à une enseignante de l'école primaire de Benzerdjeb qui lui faisait part des graves carences qui ont marqué cette reprise.
Plutôt que de prêter une oreille attentive et rassurante, Messaoud Djari a balayé tous les dysfonctionnements énumérés par l'institutrice ayant 32 ans d'expérience — l'absence de femmes de ménage, le manque moyens matériels, l'incapacité de la commune à gérer correctement l'établissement scolaire, etc. — ne tenant compte que des pupitres remontant à la période coloniale évoqués par l'éducatrice.
Après avoir demandé à les voir, le wali a froidement repris la dame : "Elles ne datent pas de la colonisation... Dites que la table est usée et qu'il faut la changer, d'accord, mais pas qu'elle date de la colonisation." Sa réplique sèchement assénée, le wali tourne brusquement le dos à l'institutrice qui était en train de parler.
La vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux a suscité de très nombreuses réactions outrées, dont celle du Cnapeste qui a exprimé sa solidarité avec l'éducatrice, en considérant qu'à travers l'attitude méprisante du wali à l'égard de l'institutrice, ce sont tous les enseignants et éducateurs qui ont été humiliés. Le syndicat autonome a, d'ailleurs, appelé à une rencontre le 10 novembre prochain pour débattre de l'incident.
Le déferlement de commentaires condamnant l'attitude de Messaoud Djari a contraint la wilaya d'Oran à réagir en rendant public un communiqué dans lequel elle a tenté de justifier le comportement du wali qui a "écouté attentivement les doléances de l'institutrice... mais a dû réagir à l'évocation des tables datant de l'époque coloniale" qui ne rend pas justice aux "efforts déployés par l'Algérie depuis l'indépendance dans tous les secteurs, notamment l'éducation".
Le communiqué a également rassuré sur la disponibilité des pouvoirs publics à mettre à la disposition du corps enseignant de bonnes conditions de travail. Mais à lire les nombreux commentaires des internautes, le communiqué n'a pas réussi à éteindre la polémique créée par le wali d'Oran.

S. OULD ALI


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