Mohamed Charfi défend le principe des 4 %    Aït Ali promet un nouveau cadre juridique    Les explications du ministre Attar    Ce que propose l'UGTA    258 nouveaux caset 3 décès en 24 heures    Le refus de repentance de la France envers l'Algérie est "inquiétant"    Real : Le titre, Benzema y croit à mort    Chelsea : Tuchel attendu mardi à Londres    Production de plus de 21 millions m3 d'eau potable en 2020    Une caravane de solidarité au profit des familles démunies    Polémique FAF-FTF    Le blocage persiste à l'ENIEM de Oued Aïssi (Tizi Ouzou) : Des centaines de travailleurs investissent la RN12    De nouvelles opérations armées contre l'occupant marocain    La Palestine veut une conférence internationale pour la paix    Le président demande le recours à la force contre la menace terroriste    Cheikh Sabah Khaled Al-Sabah de nouveau désigné pour former un gouvernement    Elle s'est vu refuser la nationalité car "elle travaille trop"    Nouvelle vague de gros procès en février    «Certains secteurs continuent à faire fi des consignes du Président»    3 ans ferme requis contre Walid Kechida en appel    L'EN U17 qualifiée    Pas de miracle pour les Algériens !    Hamza Ayad de retour    Youcef Atal marque et se blesse    Dalila Touat comparaît en appel le 3 mars    Un juge face à ses pairs    Covid-19 à Tizi Ouzou : 84 points de vaccination mobilisés    Œuvres universitaires : Benziane annonce une «profonde» réforme    Agressions du personnel médical dans les hôpitaux : 424 affaires enregistrées en six mois à l'est    Grogne à la formation professionnelle    "La féminisation de migration n'est pas récente"    Le nouveau directeur de l'éducation installé    Abdelmadjid Chikhi : «Je ne peux rien dire»    Le film "ADN" de Maïwenn projeté à l'IFA    «Trumpistes» : expressions de la révolte d'une jeunesse mondialisée    «Rien n'arrête le PapJazz» !    La science-fiction aime les villes monstrueuses    Les menaces de la FIFA : Un ballon de baudruche    La justice se déjuge    Augustin était-il vraiment un Saint ?    Pour 220.000 entreprises de l'ANSEJ: Dettes rééchelonnées et pénalités effacées    Indiscipline ou inconscience?    MUTATIONS ET PERMUTATIONS    Establishment, mainstream et la prééminence des institutions occidentales    AADL Misserghine: Des ascenseurs en panne dans des immeubles «neufs»    Tribune - Un rapport, une méthode    L'Algérie demande de faire toute la lumière sur ce drame    Acquisition de la nationalité algérienne : la longue course d'obstacles    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Détresse dans les airs
Publié dans Le Quotidien d'Oran le 30 - 11 - 2020


La compagnie aérienne nationale battait de l'aile depuis des années, et si la paralysie de sa flotte due à la Covid-19 se prolonge encore quelque temps, elle aura les ailes cassées en 2021. Déjà, en 2017, un rapport de l'Inspection générale des finances (IGF) signalait une zone de turbulences dans laquelle Air Algérie tentait de tenir l'équilibre. Le malaise financier était tellement inquiétant qu'il pourrait conduire la compagnie à une faillite inévitable… en 2021, prévenait le rapport en question, bien avant que cette crise sanitaire ne vienne compliquer encore la situation. Forcée à immobiliser ses avions sur les tarmacs depuis la suspension du trafic aérien suite à la fermeture des frontières aériennes, le 17 mars dernier, Air Algérie devrait enregistrer, cette année, un manque à gagner estimé à 89 milliards de dinars qui viendrait affaiblir une trésorerie qui peinait, sans ce nouveau coup du destin, à honorer ses 3,4 milliards de dollars de dettes, contractées en 2004. Enfoncée dans un tel gouffre financier, Air Algérie peut-elle encore se permettre le luxe de garder sa flotte clouée au sol ? Deux organisations syndicales de la compagnie sont montées au créneau pour appeler non pas à une grève, une fois n'est pas coutume, mais à une reprise urgente et graduelle des activités afin d'éviter le naufrage. Se lamentant de l'absence d'un minimum de mesures d'accompagnement de la compagnie de la part des pouvoirs publics, les deux syndicats d'Air Algérie dénoncent le fait que l'activité de la compagnie soit réduite à de simples services de rapatriement «à perte» et au «maintien de l'activité cargo», alors qu'on pourrait faire plus, au moins provoquer un déclic des activités à travers la reprise des vols domestiques, sous conditions de l'application stricte d'un protocole sanitaire comme c'est le cas un peu partout dans le monde. Si on ne fait rien pour une reprise progressive du trafic aérien, on condamnerait la compagnie nationale à connaître le même sort d'Aigle Azur, ou puiser dans les caisses du Trésor public pour la maintenir à flot. Et, il y a lieu d'attirer l'attention du gouvernement, puisque la reprise n'est pas du ressort de la compagnie, que l'arrêt du trafic aérien a fait de nombreuses autres victimes collatérales, notamment l'Entreprise de gestion des services aéroportuaires (EGSA), qui se retrouve à se rouler les pouces dans des aéroports quasiment désertés. Sans une reprise du trafic aérien, on risque d'arriver dans peu de temps à une situation où la compagnie nationale et l'EGSA n'arriveraient même pas à assurer les salaires de leurs employés à partir de leurs ressources financières propres. A-t-on vraiment loisir de tergiverser devant une prédisposition dramatique du développement des évènements ? Pourtant, de sérieuses études affirment que le risque de contamination au Covid-19 est très faible en avion. En sus du respect des gestes barrières, soutient-on, le port en permanence d'un masque par tous les passagers assure une protection complète contre le virus dans un avion, même pendant 12 heures de vol.

Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.