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Face à une situation économique et sanitaire préoccupante, dix axes directeurs pour le redressement national
Publié dans Le Quotidien d'Oran le 05 - 08 - 2021

Le gouvernement se prépare à livrer son programme socio-économique dans un contexte particulier de grave crise sanitaire et économique. Les ré serves de change ont été clôturées fin juin 2021 à 44 milliards de dollars, selon le dernier conseil des ministres contre 194 au 01 janvier 2014, le taux de croissance a été négatif de moins 6% en 2020, le taux de chômage prévu par le FMI en 2021 approche les 15% y compris les emplois rente, devant créer entre 350.000/400.000 emplois nouveau par an du fait de la forte pression démographique alors que l'appareil de production fonctionne à environ 50%, un taux d'inflation élevé , dont l'indice officiel n'a pas été réactualisé depuis 2011, entraînant une détérioration du pouvoir d'achat Aussi, la sécurité nationale étant posée , il devient urgent de relancer la machine économique autour de dix axes directeurs supposant une vison stratégique au sein des filières mondiales ,internationalisées et de définir avec précision la mise en œuvre de projets : délais, coûts ,les moyens humains et les modes de financement en devises et en dinars en incluant la protection de l'environnement .
Le premier axe est de mettre en œuvre une politique s'orientant vers un véritable processus démocratique, se fondant sur une société plurielle plus participative des partis politiques crédibles, permettant la responsabilisation pleine et entière de la société civile signe évident de la vitalité de toute société, conciliant la modernité et la préservation de notre authenticité, la léthargie, l'activisme et le populisme conduisant au statu quo, étant le signe de l'immobilisme, suicidaire sont intolérables.
Le second axe, est la sécurité et la paix sociale qui implique une nouvelle approche des relations internationales, où les ambassades débureaucratisées, doivent servir d'appui aux actions internes et la mise en place d'un minimum de Smig social où les différentes sensibilités puissent dialoguer dans un cadre organisé se fondant sur la tolérance et le droit à la différence. Soutenir le développement par une administration centrale et locale rénovée et muter progressivement les services collectifs, qui deviennent de plus en plus créateurs de valeur ajoutée (éducation, santé. télécommunication, transport, infrastructure) en introduisant les paramètres marchands pour tester leur efficacité, tout en encourageant la mixité pour améliorer les prestations fournies aux consommateurs.
Le troisième axe, est la refonte des institutions centrales et locales liée à la bonne gouvernance , dont le pilier devra reposer sur la lutte contre la bureaucratisation de la société qui enfante la sphère informelle représentant plus de 50% de la superficie économique hors hydrocarbures et donc la corruption dont l'éradication suppose des mécanismes de régulation transparents pour redonner confiance.
Le quatre axe, améliorer le fonctionnement des marchés et des initiatives par l'amélioration du climat des affaires, une politique incitative d'encadrement macro-économique et macro social solidaires et loin des discours, avoir une nette volonté politique d'aller vers une économie de marché à finalité sociale, une ne nouvelle politique d'aménagement du territoire et de l'urbanisation autour d' une réelle décentralisation ( six à sept grands pôles régionaux) et la création de grands Ministères et comme je l'ai démontré dans plusieurs contributions internationales, l'espace naturel de l'Algérie étant l'espace Europe Maghreb et plus globalement l'espace économique Méditerranée/ Afrique. La nouvelle politique économique doit être marquée par l'adaptation à l'universalisation de l'économie de marché, tenant compte des spécificités sociales, où la dominance est le consommateur et l'arbitre, les marchés financiers. Le véritable nationalisme se mesurera par la capacité des Algériens d'améliorer leur niveau de vie grâce à leur contribution à la valeur ajoutée locale et mondiale.
Le cinquième axe, le taux de croissance ayant une signification limitée il faut prendre en compte l'indice du développement humain comme le recommande le PNUD dont la santé et l'éducation. Concernant , la maladie est fonction de plusieurs facteurs, l'environnement ( par exemple la pollution et les effets psycho sociologiques avec des dépressions), la sous alimentation , pouvant dépenser sans compter pouvant avoir les meilleurs professeurs mais avec un impact limité, comme le montre l'expérience récente , d'où l'importance de revoir la gestion du système de santé, qui au vu de l'expérience récente a montré ses limites mais devant avoir une vision globale car trouvant au carrefour de plusieurs départements ministériels y compris la production du matériel et des médicaments.
Le sixième axe, est la réforme de Sonatrach lieu de production de la rente procurant avec les dérivées 97/98% des ressources en devises et encore pour longtemps. Si les projets structurants sont mis en œuvre fin 2021, début 2022, pour les PMI/PME, la rentabilité ne se fera pas avant trois années et pour les grands projets pas avant 7/8 ans
Le septième axe, est la dynamisation de la bourse des valeurs et la réforme du système financier, lieu de distribution de la rente , enjeu énorme de pouvoir ( banques, douane, fiscalité, domaine renvoyant à l'épineux problème du foncier ) avec un tableau de la valeur relié aux réseaux internationaux pour détecter les surfacturations, avec l'accélération de sa numérisation afin qu'il s ‘oriente dans la dynamisation de projets créateurs de valeur ajoutée et pas seulement comme par le passé en favorisant l'importation.
Le huitième axe, est la restructuration des capitaux marchands de l'Etat ,dépénaliser l'acte de gestion pour permettre aux managers de prendre des risques , à ne pas confondre avec la corruption, favoriser le partenariat public privé, la privatisation partielle et totale, l'accélération de la transition numérique et énergétique( efficacité énergétique et énergies renouvelables) . L'on devra 'imaginer une nouvelle politique non de l'industrie, mais de l'entreprise loin des anciennes organisations hiérarchiques bureaucratiques dépassées mais sur la souplesse des organisations, basées sur les réseaux , grâce aux nouvelles technologies par la décentralisation des décisions économiques, à travers la gestion prévisionnelle des compétences et le travail en groupes.
Le neuvième axe est de garantir un minimum de sécurité alimentaire une nouvelle politique agricole axée sur la mise en valeur des terres et des hauts plateaux du Sud , renvoyant au foncier agricole, l'Algérie étant un pays semi- aride , une nouvelle politique de l'eau par une lutte contre les fuites dans les canalisations, une nouvelle politique des prix, renvoyant aux subventions, développer le goutte à goutte dans l'agriculture, le dévasement des barrages par un entretien régulier et l'accélération de la construction d'unités de dessalement de l'eau de mer , étant prévu une par l'ONU une sécheresse en Afrique du Nord entre 2025/2030.
Le dixième axe, favoriser le primat de la connaissance , un Nation sans son élite étant comme un corps sans âme et une nouvelle politique de l'emploi renvoyant à une nouvelle politique de formation adaptée aux nouvelles technologies, réduire les inégalités sociales et revoir le système fiscal par la combinaison de l'équité verticale et horizontale. Il s'agit de revoir la politique des subventions ciblées inter socioprofessionnelle et inter régionale représentant 23,7% du budget général de l'Etat et 9,4% du PIB pour l'exercice 2021 intenables dans le temps, le déficit financier de la CNR pouvant atteindre 690 milliards de dinars en 2021.
En conclusion, Il faut si l'on veut mobiliser la population et redonner confiance sans laquelle aucun développement ne peut se faire, éviter. Le temps ne se rattrapant jamais en économie, qu'en sera-t-il pour 2021 avec les élections locales et où le programme du gouvernement sera présenté pas avant septembre/octobre 2021 devant le parlement parallèlement à la loi de finances 2022 courant décembre ? Car si un projet est lancé début 2022, la rentabilité pour les PMI/PMl,, selon les normes internationales , ne se fera pas avant trois années et pour les projets hautement capitalistiques , pour les projets hautement capitalistiques pas avant sept à huit années, sous réserve de trouver un partenaire étranger pour un partenariat gagnant/gagnant, si l'on veut pénétrer le marché international. Tout en évitant la sinistrose gratuite, du fait de la grave situation socioéconomique et situation sanitaire, les défis 2021/2025 pour l'Algérie sont, soit une véritable stratégie d'adaptation pour une rapide relance économique à ce monde turbulent et instable, supposant de profondes réformes afin de favoriser le développement durable et faire de l'Algérie un pays pivot, régional , elle en a les potentialités, ou une régression tant dans le domaine économique , social avec de graves incidences internes sécuritaires et géostratégiques au niveau de la région africaine et méditerranéenne.
*Dr. Professeur des universités, expert international


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