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Expérience vécue contre le Covid-19: Témoignage d'un malade
Publié dans Le Quotidien d'Oran le 11 - 09 - 2021

Juste après ma maladie, je colle cette annonce sur les murs de l'escalier pour avertir mes voisins :
A L'ATTENTION DE MES VOISINS : B. F., B. B., B. M., T. A. Et surtout les parents et parentes âgées :
«PORTEZ LE MASQUE DE PROTECTION ! RESPECTEZ AUTANT QUE POSSIBLE LA DISTANCIATION ! EVITEZ LES ATTROUPEMENTS !»
JE LE DIS POUR VOUS ET POUR VOS ENFANTS QUI ATTENDENT DE VOUS.
J'ai été touché gravement par le Covid-19 ces jours-ci. Je suis arrivé presque à l'article de la mort, mais Allah le Tout Puissant m'a sauvé. Je vous transmets ce que me dicte ma conscience.
«Le Covid-19 n'est pas seulement une maladie, c'est un MONSTRE qui peut prendre votre vie, quand bien même vous êtes en bonne santé.»
C'était le seizième jour de ma maladie, cet écrit placardé s'est opéré le matin de cette mémorable journée. Et je l'affirme : je l'ai fait sans réfléchir comme si une force m'a commandé de le rédiger, l'imprimer et le coller en deux endroits de l'escalier, à l'étage des bureaux, qui ne gêne pas les voisins, et afin qu'il soit lu par tous.
Deux jours après, cet écrit a été entièrement enlevé des murs de l'escalier. Il ne restait que quelques brins de scotch. J'ai compris que celui ou ceux qui l'ont enlevé jusqu'à ce qu'il ne figure plus, ne l'ont fait que parce ce que leur instinct de conservation a cherché à ne pas «réveiller les démons». Et le Covid-19 en est un.
Ceci étant, je voulais communiquer cette expérience de Covid-19 que j'ai vécu sous forme d'article dans un journal pour faire bénéficier au plus grand nombre mon expériencequi est très intéressante. Surtout qu'elle leur fait espérer lorsqu'ils sont à deux doigts de la mort, qu'ils ne sont pas perdus, qu'ils peuvent survivre s'ils observent quelques règles simples mais nécessaires pour lutter contre la maladie et arriver à l'essentiel : s'en sortir certes presque détruit comme si on est passé sous un char d'assaut, aplati mais vivant.
Cette idée m'a effleuré, mais je l'ai abandonnée peut-être parce que je n'étais pas très motivé. Ou que j'étais sur un travail que je considérais plus important. Récemment, après un rêve que j'ai fait la nuit du 4 septembre 2021, et j'avais reçu un e-mail d'un ami et collègue qui m'a fait savoir que des amis et collègues nommément désignés nous avaient quittés, j'en étais abasourdi. Ces collègues qui étaient en très bonne santé et certains bien plus vigoureux que moi, je n'arrivais pas à concevoir qu'ils nous ont quittés. D'autant plus que, dans ma carrière professionnelle, et dans l'institution où j'étais, on a vécu pratiquement commeune famille. On garde toujours des liens affectifs, on se revoit quand c'est possible.
Ceci exprimé, qu'en est-il de ma maladie avec le Covid-19 ? Une expérience absolument traumatisante. Les premiers symptômes qui m'ont affecté tout au début de la maladie ont commencé la mi-juin 2021. Peut-être lemercredi 14 juillet 2021. J'ai ressenti quelque affaiblissement mais rien de très grave. J'ai pensé à une grippe. J'avais pris quelques cachets de paracétamol de 500 mg. Je me suis dis que je vais être tancé quelques jours et que tout rentrera dans l'ordre au bout d'une semaine.
Le jeudi 15 juillet 2021, j'avais acheté un thermomètre numérique, et après quelques travaux que j'avais faits dehors sur ma voiture, j'étais un peu fatigué mais pas du tout malade. Rentré à la maison, il était environ sept heures du soir, j'essayais le thermomètre numérique sous mon bras, contre l'aisselle, pendant 3 minutes. Surprise ! Il marquait 39,5° C, et comme il faut ajouter au moins 0,5°, je conclus que ma température était au moins de 40°C. Ce qui m'a étonné, je ne suis pas médecin, comment est-ce que je n'ai rien ressenti alors que la température de mon corps était très élevée ? Ni sensation de froid, ni frisson, ni même faiblesse.
Le vendredi 16, la journée passa normale-ment. Le samedi 17, la situation commençait à changer pour moi, je ressentis une forte fatigue au point qu'au marché, en train de faire des courses, je suis rentré précipitamment à mon domicile. J'étais très fatigué et je conclus toujours que c'était une grippe alors que la faiblesse a commencé à être intense.
Alors qu'habituellement, avec la grippe, il y a le rhume, la fièvre, mais pas une faiblesse intense qui pouvait même me faire tomber en pleine rue. Ce samedi 17, j'avais pour ainsi dire le déni de la maladie du Covid-19, je n'y croyais pas. Je ne pouvais admettre que je souffrais du Covid-19, une réaction en fait inconsciente. Alors que l'extrême faiblesse qui commença à me prendre à l'extérieur devait déjà me signaler que c'était déjà un signe de cette maladie.
Souvent, les malades au début du Covid-19 n'arrivent pas à se figurer comme atteint de cette maladie qui est très contagieuse. Le déni inconscient surtout les premiers jours d'incubation doit être absolument effacé dans tout début de cette maladie de la conscience de ceux qui en sont touchés et qui croient qu'ils ne sont pas atteints.
Pourquoi ? Parce qu'ils mettent en danger leurs familles. Ils risquent de transmettre le virus du coronavirus aux autres membres, ce qui va handicaper toute la famille. Ce point est capital, il est le premier point à observer dans la perception du mode opératoire. Dès lors que les symptômes commencent à apparaître, soupçonner en premier lieu le virus de la pandémie. Effacer le déni de la maladie du Covid-19 de la conscience, et même en cas d'ignorance si on est atteint ou non, commencer à s'isoler, ce qui permettra d'éviter de contaminer les autres membres de la famille.
Porter le masque à la maison, et des proches eux aussi doivent porter le masque, couvrant le nez et la bouche, à chaque fois que l'on se rapproche du malade. C'est très important cette relation avec le malade, elle permet de protéger les autres. La situation dans le domicile deviendra de plus en plusdifficile, complexe, compte tenu du danger du Covid-19, qu'il faudra assumer par ces mesures de protection. Il y va de la santé de la famille.
En ce qui me concerne, heureusement pour moi, j'ai une chambre, ce qui m'a mis d'être peu en contact avec les autres membres de la famille. Grâce à Dieu, personne n'a été atteint.
Le dimanche 18 juillet, la situation a encore empiré, je commençais réellement à penser que je suis atteint du Covid-19. Je résolus le jour suivant de faire un test PCR. Le lendemain, c'est-à-dire le lundi 19, je fis le test PCR, le résultat est sans appel : «j'étais positif».
Je m'isole immédiatement, et commence pour moi le calvaire, comme j'ai écrit à mon ami : «Tu dois te dire» Où en est-il ? Et sa maladie se passe-t-elle bien ? Oui, Mohammed, elle se passe très bien. Je vis dans une nuit noire, je suis un mort-vivant et un vivant mort ou va le devenir, c'est mieux que de vivre cette extrême faiblesse et je n'ai que mes larmes qui étanchent la perte de sens de mon existence.
Pourquoi je vis ? Qu'est-ce que vivre ? Je réponds par mes larmes qui ont un sens et qui me disent que je suis en train d'apprendre. Oui, Mohammed, je dis merci au Covid-19, je suis en train d'apprendre la vraie souffrance silencieuse qu'ont, par exemple, les grands malades, atteints du cancer ou autre maladie incurable. C'est en sachant qu'on se sent être, qu'on comprend l'existence. Merci pour m'avoir lu. Porte-toi bien et aie surtout en soi, en toi la foi et ne doute pas, ne doute jamais «Dieu est toujours près toi, en n'importe quelle occurrence.» (1)
Oui, j'ai été à deux doigts de la mort dans cette maladie. Dès que je suis entré,à partir du 20 juillet 2021, - c'était le premier jour de l'Aïd el Kébir -, commençait la phase la plus douloureuse que j'ai vécue. Elle était paroxystique, incroyable qu'une telle douleur puisse plonger l'être humain dans le néant. Cependant, j'ai commencé à m'organiser, à observer psychiquement la maladie. Entretemps mon épouse m'avait acheté un oxymètre qui me permettait de mesurer la pulsation du cœur et la pression de saturation en oxygène dans le sang.
Les plages de la saturation en oxygène qu'indique l'oxymètre sur le taux d'oxygène dans le sang sont les suivantes :
• Entre 95 et 100 % : la saturation en oxygène est bonne,
• Entre 90 et 95 % : elle est dite «assez bonne»,
• En dessous de 90 % : elle est critique. L'insuffisance d'oxygène provoque un grave problème respiratoire et bien sûr touche la circulation du sang dans tout le corps. Le sang, véhiculant moins d'oxygène, provoque une hypoxémie, ce qui nuit à tout l'organisme.
Ainsi, armé du thermomètre numérique et de l'oxymètre, j'ai pu lutter contre le Covid-19, mais il faut dire que la maladie a été extrêmement épuisante. J'étais pour ainsi dire hagard, un mort-vivant. Je ne comprenais rien, je n'existais pratiquement pas. Combien de fois de larmes j'ai versé, je me disais intérieurement que je vais mourir et je me lamentais pour n'avoir pas régler ce que je devais à régler pour ma famille. Je me lamentais.
Deuxième point à suivre dans le mode opératoire. Le thermomètre numérique et l'oxymètre sont des instruments très importants pour être guidé dans la maladie. Tant dans les battements du cœur et la pression de saturation en oxygène que la température du corps qui sont des indicateurs très importants dans l'évolution de la maladie.
Troisième point à suivre dans le mode opératoire. Je suivais néanmoins l'évolution de la maladie. J'ai décidé de prendre du paracétamol 1 gr trois fois par jour. J'avais lu dans une notice qu'il ne faut pas dépasser 4 grammes. Et, méthodiquement, j'ai divisé les 24 heures qui couvraient le jour et la nuit en trois temps égaux de 8 heures. Et je répartissais les trois grammes de paracétamol entre ces temps.
Le constat m'a été bénéfique. Pourquoi ? C'est précisément cette division du temps qui m'a beaucoup aidé à combattre la maladie. Chaque temps de huit heures qui commençait par une prise d'un gr de paracétamol me permettait une accalmie de la maladie de 6 heures environ. Puis après ces 6 heures commençait la souffrance qui était indicible. Tout mon corps s'affaissait, une fatigue paroxystique, tout partait muscle, articulation, toute envie de quoi que ce soit. Les étouffements silencieux me taraudaient et je ne pouvais rien dire. Mon épouse me voyant dans cette souffrance allongée sur le dos me disait de changer de position pour respirer et me mettre sur le côté. Ce que je fis.
Après avoir pris un deuxième paracétamol, dans le deuxième temps de 8 heures, la situation d'accalmie revient. De nouveau, après 6 heures voire moins, revient la souffrance silencieuse. Par exemple, j'ai pris à 6 heures du matin un gramme de paracétamol, jusqu'à 12 heures, je peux respirer. Puis, entre 12 heures et 14 heures, c'est le calvaire. Je faisais tout pour respecter la posologie que je me suis fixée dans le temps. A 14 heures, je prenais un deuxième paracétamol. Jusqu'à 20 heures, c'est 'accalmie. Puis entre 20 heures et 22 heures,commençait de nouveau la souffrance. Là aussi, je supportais et faisais tout pour respecter le temps. Et donc qu'à 22 heures, soit après 8 heures, je prenais le troisième paracétamol de 1 gr. De nouveau après 6 heures environ, et donc à 4 heures du matin, c'est la souffrance terrible qui revient. Je supportais et j'attendais 6 heures du matin, pour prendre le premier paracétamol de la nouvelle journée de 24 heures.
Il est évident que ce n'est pas toujours facile le respect de la prise de paracétamol.
Quand la douleur est très forte, il m'arrivait d'avancer la prise. Par exemple, après cinq heures d'accalmie, ce qui fait qu'au total, j'avais consommé 4 grammes de paracétamol. Je ne dépassais pas 4 grammes par jour comme le recommande la notice du médicament.
En plus du paracétamol, je prenais un cachet de vitamine C de 500 mg, matin et soir.
Quatrième point à suivre. J'utilisais l'oxymètre et le thermomètre presque chaque heure de la journée. L'oxymètre a marqué jusqu'à 84 pour la pression de saturation. Ce qui explique ma détresse respiratoire. La température du corps a baissé au bout de deux jours. Elle s'est située autour de 38°C. Sur le site aps.dz, il est dit : «Le symptôme le plus explicite est la fièvre et une température de plus de 38 degrés» a-t-elle déclaré dans une interview à la chaîne de télévision russe Rossiya 1 avant de préciser que plus de 90% des malades du Covid-19 en souffrent. Fatigue, toux, perte d'odorat et maux de tête... Tous ces symptômes figurent dans la liste des caractéristiques de la maladie due au nouveau virus apparu en Chine en décembre.» (2)
Il faut dire non pas «plus de 38°», mais légèrement au-dessus de 38°. Durant tous les jours qui ont suivi le 22 juillet, la température de mon corps se situait autour 38,7°. Elle n'a pas atteint 39°C. Et ce par les innombrables prises de température que je prenais par la voie buccale pendant 4 à 5 minutes prolongées par rapport à la voie rectale qui ne demande que 3 minutes. Et ce pour éviter les corrections de température.
De même pour les mesures du pouls et de la pression de saturation par l'oxymètre que je contrôlais sans compter. Peut-être 30 fois, 40 fois ou plus par 24 heures. Il faut se dire que lorsque l'on est alité des jours et des jours, et se lever que rarement, on a peu de forces. S'occuper à prendre ces mesures signifie que l'on s'intéresse à son corps. Implicitement signifie qu'il y a lutte, un combat que se livre le malade contre le Covid-19. Et cela aide beaucoup dans la guérison. Elle lui donne espoir pour survivre puisqu'il suit pas à pas l'évolution de son corps.
Cinquième point à suivre. Il faut s'alimenter obligatoirement même si on n'a aucun appétit. La nourriture m'était indifférente, mais mon épouse me poussait à me nourrir. Je suis resté constipé cinq jours, mes selles étaient bloquées. Précisément des tisanes pour aider les voies respiratoires sont indispensables, de même tout ce qui peut aider en aliments pour évacuer les selles. L'oxymètre commençait à marquer des mesures comprises entre 90 et 94. C'était bon signe. La température du corps évoluait autour de 38,2°C.
Sixième point à suivre. Là, il s'agit de l'espoir. Oui, il y a un espoir. D'où vient cet espoir ? Il vient du Covid-19 lui-même. Oui, c'est le Covid-19 qui le commande. En effet si on est toujours vivant et que l'on n'est pas mort, c'est que l'on va vivre. Pourquoi ? Tout simplement dès le septième jour de la phase la plus difficile, c'est-à-dire le 26 juillet 2021, ce qui me faisait environ 12 jours dans la maladie (5 jours d'incubation et 7 jours d'alitement), et je luttais toujours, la pensée qui m'entrevoie que la durée de l'infection ne dépasse pas 14 jours me donna des forces, m'a fait espérer.Donc tout doit inciter tout malade du Covid-19 de ne pas baisser les bras.Et cela remonte le moral lorsque l'on sait que la durée de la maladie est limitée à 14 jours. Et il ne me restait que 2 jours pour passer le cap.
Comme inscrit dans le programme du Covid-19, dès le 26 juillet 2021, c'est-à-dire le douzième jour, je ressentais une légère amélioration de ma santé. Au 27 juillet 1021, soit le treizième jour,je commençais à espacer les prises de paracétamol. Au lieu de temps de 8 heures, je ne prenais du paracétamol qu'après 12 heures, soit 2 fois par jour. L'oxymètre marquait des mesures déjà bonnes, jusqu'à 94. C'était bon signe. La température du corps évoluait autour de 38,2°C.
Je commençais à mieux manger, mes selles à mieux marcher. De la tisane par les herbes pour aider le choc subi par mes poumons. Donc tout malade frappé par le Covid-19, arrivé au douzième jour, a toutes les raisons d'espérer de s'en sortir de la maladie. C'était le début de la délivrance.
Septième point à suivre. Le 28 juillet 2021, quatorzième jour, je sortais véritablement d'un cauchemar.J'essaie de m'habituer à ne plus prendre de paracétamol. L'oxymètre marquait déjà 96, puis 97. C'était le signal que je suis sorti de la maladie, cependant très affaibli, très fatigué. Ça n'allait pas fort.
Une convalescence très difficile commença, ça n'allait pas fort. Certes la maladie ne m'a pas tué, mais elle a pris une bonne partie de mes forces. Comme je l'avais écrit à mon ami et ancien collègue : «Je suis arrivé à être un «zombie» qui marche dans les couloirs, un mort-vivant qui ne sait plus ce qu'est la vie, et s'il vit où il est dans une autre sphère de l'existence, une sorte d'«enfer» où il n'y a pas de flammes, tu ne meurs pas mais tu n'es rien «tout au plus un zombie, un revenant dans une vie sans vie avec vie». (1) Et c'était cela les jours passés.
Je reçus une réponse de mon ami, juste après ma sortie du cauchemar. Que m'écrit-il ? «Eh bien louanges à Dieu de t'avoir donné la guérison après qu'il t'ait fait passer l'épreuve de ce qu'est l'existence. Certains amis contaminés m'ont raconté cette douloureuse période hallucinatoire à son paroxysme. D'autres amis, malheureusement, n'ont pas eu cette chance. J'ai été sonné par la nouvelle du décès du Dr B. A., lundi dernier.
Cette pandémie, comme tu l'as souligné, a été une opportunité pour nous autres humains, forcés à revoir notre système de pensée, appuyé souvent sur des théories philosophiques considérées comme pures et n'admettant pas de remise en cause ou de révision.» (1)
Huitième point : mesures à prendre pour l'Après-Covid-19.Cependant tant qu'il y a la vie, il y a espoir. Aussi pour l'après-Covid-19, il faut sortir, marcher, ne pas craindre la phobie de sortir parce qu'on est très faible. Il est vrai que notre corps a pris un coup, en particulier les poumons, le corps, les tendons des os, le moral, la perte de poids, en quelques jours, j'ai perdu six kilos. Cependant il faut éviter de rester cloîtrés. Il faut sortir au moins une heure par jour. Ceux qui peuvent faire plus ne doivent pas hésiter. La marche favorise la reprise de tout le corps. En marchant, on peut s'essayer à des mouvements réguliers d'inspiration d'air par le nez et le rejet, l'expiration par la bouche. Ça équivaut à une rééducation du système respiratoire, et donc à régénérer les parties des bronches pulmonaires touchées.
Ces efforts doivent être suivis surtout pour une personne qui a dépassé les 60 ans. Faire des courses, par exemple, sentir le soleil, marcher, penser positivement aide énormémentl'organisme. S'efforcer tous les jours cette marche même si on la sent difficile, parfois on a la phobie de sortir.
En ce qui me concerne, je suis aujourd'hui au cinquantième-troisième jour. Souvent lorsque je sors à pied, j'ai toujours cette sensation de poids, comme si j'appréhende de sortir par cette faiblesse que je ressens encore. Mais je dois sortir, car c'est le seul moyen de respirer, de travailler son corps, et ce faisant le raccommoder. Je ne sais pas si j'ai eu ce qu'on appelle le Covid-19 long, mais une chose est certaine, le raccommodage de mon corps va demander des mois.
Voilà à peu près ce qu'a été mon expérience de la maladie, un mini-enfer sur terre que j'ai vécu. Un éclairage pour ceux qui sont tombés gravement malades et ne se sont pas rendus d'urgence à l'hôpital, ont préféré se soigner chez eux. Et probablement ils sont les cas plus nombreux. Il est de la plus grande importance pour eux de comprendre, d'assimiler ces points énumérés dans ce mode opératoire contre le Covid-19. Si celui-ci est bien compris, il peut les aider, leur tracer une ligne de conduite qui leur permettra d'y faire face avec tous les espoirs de dépasser, de sortir vivant de la maladie.
Dès le départ, ils doivent se poser la question sur le Covid-19, ils doivent prendre conscience que ça peut ne pas être une grippe. Dès les premiers symptômes si bénins soient-ils (fièvre, petite fatigue…), ils doivent s'isoler, porter un masque à domicile pour ne pas contaminer la famille. De même les membres de la famille doivent porter un masque, en particulier ceux qui les approchent, ceux qui apportent médicaments et nourritures aux malades. Il y va de leur santé.
Enfin un dernier point, tout malade des Covid-19 doits' efforcer à être confiant en lui-même et en Dieu. Qu'il puisse comprendre qu'il y a toujours de l'espoir même dans les moments les plus durs qu'il aurait à vivre. C'est la raison pour laquelle ma conscience, sur la base de mon expérience, m'a dicté d'écrire ce petit mode opératoire contre le Covid-19pour les formes symptomatiques sévères pouvant entraîner la mort. Comme je l'ai écrit supra, le Covid-19 n'est pas seulement une maladie, c'est un MONSTRE qui peut prendre votre vie, combien même vous êtes en bonne santé.
Note finale de l'auteur
Ceux qui n'ont pas été touché par le Covid-19 ou ceux touchés par une forme symptomatique légère du Covid-19 ne peuvent comprendre ce mode d'emploi contre une forme symptomatique extrêmement sévère du Covid-19, et je dis bien extrêmement sévère pouvant entrainer la mort.Par conséquent, ils ne sont pas concernés.
En revanche, ceux qui se trouvent dans cette forme extrêmement sévère, ce mode d'emploi contre le Covid-19 qui se transformera en forme paroxystique leur est tout indiqué. Il les aidera, il leur sera un guide pour lutter, pour combattre cette souffrance infernale.
De même ceux qui auront lu ce guide et qui soit n'ont pas été touchés soit ils ont été touchés par une forme symptomatique légère du Covid-19 et donc ne peuvent comprendre cette forme symptomatique extrême et sévère du Covid-19, si demain ils le sont, se trouvent malades, dans cette situation infernale, qu'ils profitent de ce mode d'emploi et luttent pour leur vie.
Il s'agit surtout de tenir dans la phase la plus douloureuse de la maladie qui dure environ 7 à 8 jours sur les 14 jours impartis au Covid-19. En clair, ils pourront toujours se rappeler ce guide qui peut-être les aidera à sortir de ce tourbillon infernal. Surtout qu'ils n'oublient pas qu'ils aient foi en eux et en Dieu. Même celui qui ne croit pas en Dieu se trouvera à en appeler à Dieu parce que tel est l'instinct de conservation humain naturel en nous.
Notes de renvoi
1. E-mails échangés avec mon ami et ancien collègue Mohammed Bensadek
2. «Covid-19: une température de plus de 38 degrés est révélatrice du virus», par www.aps.dz , le 6 avril 2020
*Auteur et chercheur spécialisé en Economie mondiale, relations internationales et Prospective


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